Pourquoi les prix des carburants baissent en cette fin d'année ?
<p>C'est une accalmie qui vient soulager le portefeuille des automobilistes en cette fin d'année. Ce répit bienvenu sur les prix à la pompe s'explique par une conjonction de facteurs sur les marchés mondiaux. Malheureusement, ce soulagement pourrait n'être qu'éphémère et ne durer que quelques semaines. Les annonces à venir risquent de faire mal.</p> <h2>Un cadeau de Noël ?</h2> <p>Il faut bien l’avouer, on avait fini par perdre l’habitude. Voir les chiffres défiler un peu moins vite sur l'écran de la pompe à essence procure un réel soulagement. Pour la première fois depuis de longs mois, <strong>faire le plein ne ressemble plus à une punition</strong>. Les relevés sont formels et la courbe s'est enfin inversée. Le <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/diesel-toutes-les-nouveautes-a-venir-en-2026-1404038.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">gazole</a>, carburant encore majoritaire dans le parc automobile français, a perdu près de dix centimes en à peine trois semaines. On le trouve désormais assez facilement autour de 1,66 €, alors qu'il flirtait encore avec les 1,71 €  il y a tout juste un mois. Même constat pour les <a href="https://www.autoplus.fr/occasion/quelles-sont-les-essences-qui-decotent-le-moins-1408172.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">véhicules essence</a>, le SP98, qui semblait indéboulonnable de ses sommets, a daigné repasser sous la barre psychologique des 1,80 €. Mais alors, d'où vient ce miracle de fin d'année ? <strong>Le pétrole brut</strong>, cette matière première qui dicte sa loi aux marchés mondiaux, traverse une zone favorable aux consommateurs avec un baril de Brent qui s'échange actuellement sous les 65 dollars. Un niveau plancher que l'on n'avait plus vu depuis un moment</p> <p>Les experts du secteur, comme Olivier Gantois de <a href="https://www.energiesetmobilites.fr/?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">l’Union française des industries pétrolières</a> (Ufip), pointent un alignement des planètes assez rare. D'un côté, les marchés pétroliers sont étonnamment calmes, rassurés par une offre abondante. De l'autre, la géopolitique joue sa partition avec la suspension partielle de certaines sanctions américaines qui pesaient sur la Russie. Quand la matière première coûte moins cher à l’achat pour les raffineurs, cette baisse finit, avec un léger décalage temporel, par ruisseler jusqu’au pistolet de la pompe. On note d'ailleurs une correction intéressante sur le diesel. À l'automne dernier, son prix avait grimpé jusqu'à talonner celui de l'essence. Aujourd'hui, l'écart se creuse à nouveau, redonnant un peu de sens à la fiscalité avantageuse dont ce carburant a longtemps bénéficié. <strong>Le répit reste toutefois fragile, des décisions à venir laissent déjà planer des menaces pour janvier</strong>.</p> <h2>Le réveil douloureux programmé pour 2026</h2> <p>Il faudra avoir le cœur bien accroché dès le lendemain du réveillon. La baisse actuelle risque fort de n'être qu'un souvenir lointain dès les premières semaines de 2026. Deux forces contraires s'apprêtent à jouer contre le portefeuille des automobilistes français. La première est liée aux marchés. <strong>Les professionnels du secteur anticipent déjà un rebond technique du cours du brut</strong>. Mais c'est surtout la seconde raison, purement fiscale malheureusement, qui inquiète. Il s’agit des <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/bonus-ecologique-2026-quels-sont-les-montants-daides-auxquels-vous-pouvez-pretendre-1411452.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">Certificats d’économies d’énergie</a>, ou CEE. Créé en 2005, ce dispositif oblige les vendeurs d’énergie à financer des travaux visant à réduire la consommation d’énergie. En cas de non-respect, des pénalités s’appliquent. Mais voilà, ce système a un coût, et il est colossal. Un décret passé discrètement en octobre 2025 a considérablement alourdi la barque pour la période 2026-2030. <strong>L'enveloppe annuelle que les distributeurs doivent financer passe de six à huit milliards d'euros !</strong></p> <p>Rappelons que les marges nettes des distributeurs sont infimes, de l'ordre de un à deux centimes une fois tous les frais déduits sur un litre de carburant. Ne pouvant absorber cette hausse, la facture est donc intégralement répercutée sur le client final. Olivier Gantois prévient sans détour que les prix à la pompe allaient grimper de 4 à 6 centimes par litre dès le début de l'année. Aujourd’hui déjà, les CEE représenteraient environ 11 centimes sur chaque litre de carburant. Avec le nouveau dispositif, <strong>cette part grimperait entre 15 et 17 centimes par litre</strong>. La Cour des comptes s’est penchée sur la question et estime l’impact à environ 76 euros par an et par véhicule. L’exécutif tente de calmer le jeu en promettant une attention particulière au pouvoir d’achat et en évoquant d’éventuelles baisses sur d’autres énergies pour compenser. Par conséquent, la baisse actuelle risque fort de n'être qu'un souvenir dès 2026.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/pourquoi-les-prix-des-carburants-baissent-en-cette-fin-dannee-1414313.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/pourquoi-les-prix-des-carburants-baissent-en-cette-fin-dannee-1414313.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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