
<p>Une Peugeot 104 V qui dort au fond d’un garage, un vendeur qui parle de "petite révision" et un prix qui a l’air canon… Sur le papier, tout y est pour craquer. D’autant que cette mob, ancêtre directe de la célèbre 103, a le charme des années 70, avec sa carrosserie anguleuse en plastique et ses petites roues de 15 pouces.</p> <p>Mais entre la bonne affaire et la fausse bonne affaire, <strong>la frontière est très fine sur une Peugeot 104</strong>. Certaines pièces sont devenues si rares qu’elles peuvent coûter plus cher que la mob elle-même. <strong>Avant de sortir les billets, mieux vaut donc savoir exactement où poser les yeux, et sur quoi ne surtout pas fermer les yeux.</strong></p> <h2>Peugeot 104 V : bien comprendre ce que l’on achète</h2> <p>La 104 version cyclomoteur a été produite dans les années 70, avec des versions dont la 104 V, équipée d’un variateur. On est sur un cyclo 49,9 cm³ deux-temps, autour de 2,5 ch, donné pour 45 km/h, avec démarrage par pédalage. Le moteur est dérivé de celui du 103, avec une admission par clapets, <strong>ce qui lui donne du couple et une conduite assez souple.</strong></p> <p>Son identité, c’est surtout sa partie cycle : des roues à rayons de 15 pouces, un réservoir de 3,7 litres très caractéristique et une carrosserie en plastique ABS montée sur un cadre tubulaire en acier. Sur certains modèles, comme celui de 1976 présenté avec le <a href="https://www.autoplus.fr/deux-roues/peugeot-103-le-guide-dachat-complet-de-la-mythique-mob-au-lion-1411857.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">Mobylette Club de Paris</a>, on trouve une selle biplace, des cale-pieds passager et un porte-bagages long. <strong>Le phare carré avec le logo 104 basculant qui cache un antivol à clé, ainsi que le feu arrière spécifique, permettent aussi de reconnaître rapidement le modèle.</strong></p> <h2>Plastiques, selle, roues : les zones à inspecter en priorité</h2> <p><strong>Le premier talon d’Achille d’une 104 V, ce sont les plastiques</strong>. Avec l’âge, le plastique ABS devient cassant, surtout autour des points de fixation. Il faut regarder de très près les carters, le bloc arrière sous la selle et les entourages de vis. Un plastique fissuré, ça se répare parfois. Un morceau manquant ou un bloc explosé, c’est souvent des heures de recherche de pièces, sur un modèle qui reste bien plus rare qu’un 103.</p> <p><strong>La selle est l’autre gros sujet. Sur les 104, la housse finit par craqueler, que ce soit en version mono ou biplace.</strong> La biplace, justement, comme sur les configurations de type VBi ou BNV avec cale-pieds passager, est plus compliquée à retrouver complète et en bel état. Une selle déchirée, ça peut se reprendre chez un sellier, mais il faut intégrer ce coût dans la négociation. Et là encore, une mob "pas chère" mais avec selle morte n’est plus forcément une affaire.</p> <h2>Roues, pneus, moteur et papiers : ce qui fait grimper (ou pas) la facture</h2> <p><strong>Les roues de 15 pouces sont un vrai atout en conduite, avec un côté vif et joueur, mais elles compliquent l’achat.</strong> Les jantes sont chromées, avec des freins à tambours plus gros que sur les 102 à jantes similaires, et elles sont décrites comme rarissimes. Le chrome qui s’écaille, la rouille, une jante voilée ou des rayons desserrés, tout cela doit alerter. Les pneus en dimension 2‑1/4–15 sont eux aussi devenus très difficiles à trouver en neuf, plusieurs possesseurs parlant de pneus "introuvables". Des pneus craquelés ou à plat, ce n’est pas un détail, c’est une ligne de budget à part entière.</p> <p><strong>Côté mécanique, la bonne nouvelle, c’est que le moteur est très proche de celui d’un 103.</strong> On retrouve un bloc 2-temps avec admission par clapets, un embrayage automatique et, sur les versions V, un variateur. Beaucoup de pièces moteur restent accessibles : allumage, piston, segments, joints, carburateur. Lors d’une visite, il faut quand même vérifier la facilité de démarrage, la tenue du ralenti, l’absence de bruits mécaniques inquiétants au niveau du variateur et la capacité à prendre ses tours sans trous. Sur une "sortie de grange", il faut s’attendre de toute façon à revoir carburateur, durites, pneus, freins et câbles.</p> <h2>Prix, papiers et vraie valeur d’une 104 V</h2> <p>Sur le marché, on croise des 104 autour de 200 à 900 euros selon l’état. <strong>Une 104 V vendue en enchères en "sortie de grange", à remettre entièrement en route et sans papiers, a par exemple été estimée entre 150 et 200 euros.</strong> Les annonces montrent que des exemplaires complets et roulants se négocient souvent entre 300 et 700 euros, et que les beaux exemplaires restaurés ou très propres peuvent monter vers 700 à 900 euros. En apparence, une 104 V à 250 euros semble imbattable. Mais si les pneus sont morts, une jante est irrécupérable, la selle est éventrée et un feu arrière non conforme a été bricolé, la facture pièces <strong>peut rapidement dépasser les 400 ou 500 euros.</strong></p> <p>Dernier point trop souvent négligé : les papiers. <strong>Certaines 104 V sont vendues sans certificat d’immatriculation, en "en l’état" comme on le voit sur certaines ventes aux enchères.</strong> Pour un usage routier, l’absence de papiers complique fortement la suite. Un exemplaire complet, avec ses éléments d’habillage en bon état, ses roues exploitables, un moteur qui tourne et des papiers en règle, justifie largement un prix plus élevé qu’une épave incomplète mais beaucoup moins chère.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/deux-roues/peugeot-104-v-ce-quil-faut-vraiment-verifier-avant-den-acheter-une-pour-eviter-la-fausse-bonne-affaire-1420256.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/deux-roues/peugeot-104-v-ce-quil-faut-vraiment-verifier-avant-den-acheter-une-pour-eviter-la-fausse-bonne-affaire-1420256.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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