
<p>C'est désormais officiel : Renault ne fabriquera plus seulement des voitures. Le constructeur a confirmé lundi soir à l'AFP la concrétisation <strong>d'un projet de production de drones militaires en partenariat avec Turgis Gaillard</strong>, entreprise française de défense comptant 400 salariés. Selon le média l'<a href="https://www.usinenouvelle.com/aero-spatial/defense/un-contrat-potentiel-dun-milliard-deuros-renault-va-fabriquer-des-drones-militaires-dans-ses-usines-du-mans-et-de-cleon.K2HXUXWKLZD4NM73TRHGMV64BA.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener"><em>Usine Nouvelle</em></a>, qui a révélé l'information, ce contrat pourrait atteindre <strong>un milliard d'euros sur dix ans</strong>, avec deux sites de production pressentis : les usines du Mans et de Cléon.</p> <p>L'alliance peut surprendre de prime abord. D'un côté, un mastodonte de l'automobile en pleine transition vers l'électrique ; de l'autre, une PME spécialisée dans les systèmes de défense, récemment lancée dans le développement de drones de combat. Pourtant, la logique industrielle tient debout. Renault dispose d'un savoir-faire rare : concevoir, industrialiser et produire en grande série des objets technologiques complexes, tout en maîtrisant qualité, coûts et délais. Des compétences précisément recherchées par la Direction générale de l'armement, qui chapeautera ce partenariat.</p> <h2>Une réponse à l'urgence stratégique française</h2> <p>Ce projet ne sort pas de nulle part. <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/renault-sollicite-par-le-ministere-des-armees-le-constructeur-cherche-a-rassurer-ses-salaries-1399670.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">Sollicité l'an dernier par le ministère des Armées</a>, Renault s'inscrit dans une démarche plus large de souveraineté industrielle. L'ancien ministre de la Défense Sébastien Lecornu évoquait déjà en juin 2024 ce <em>"partenariat complètement inédit"</em>, allant jusqu'à mentionner <strong>des lignes de production en Ukraine pour fournir des drones à Kiev</strong>.</p> <p>L'ambition affichée est claire : produire <em>"plusieurs milliers"</em> de drones <em>"en quelques mois"</em>, selon Emmanuel Chiva, directeur général pour l'armement. Face à l'évolution des conflits modernes où les drones jouent un rôle déterminant, la France entend se doter d'une capacité industrielle réactive. Mais cette urgence stratégique justifie-t-elle de mobiliser un acteur automobile majeur ?</p> <h2>Les zones d'ombre d'une reconversion express</h2> <p>Si Renault confirme l'avancée du projet, <strong>le constructeur reste étrangement discret sur les détails</strong>. Les sites concernés ? Impossible de les confirmer officiellement avant consultation des syndicats. L'impact sur l'emploi et les chaînes de production automobile ? Renault se veut rassurant : pas question de devenir <em>"un acteur majeur de la défense"</em> ni d'affecter les investissements dans son cœur de métier.</p> <p>Ces précautions soulèvent néanmoins des questions légitimes. Comment concilier production de masse automobile et cadences militaires ? Quelles reconversions pour les salariés concernés ? L'avenir dira si ce projet relève du patriotisme industriel éclairé ou d'une diversification plus ou moins hasardeuse sous la pression de l'État qui, pour rappel, <strong>est actionnaire de Renault à hauteur de 15,01 %</strong>.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/renault-investit-le-secteur-de-la-defense-avec-la-production-de-drones-de-combat-1420183.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/renault-investit-le-secteur-de-la-defense-avec-la-production-de-drones-de-combat-1420183.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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