Maroc, le plus dur commence

Le Maroc est meurtri. Sa quête d’une deuxième étoile, 50 ans après le premier sacre des Lions de l’Atlas à la Coupe d’Afrique des Nations, restera inassouvie. La faute à leur défaite en finale face au Sénégal (1-0, ap). Une issue d’autant plus terrible pour les Marocains qu’ils ont cru à la victoire lorsque Brahim Diaz a obtenu un penalty dans le temps additionnel.

Las, après une vingtaine de minutes de chaos avec des Sénégalais en furie et rentrés aux vestiaires avant que Sadio Mané ne les ramène à la raison, l’attaquant madrilène a totalement raté sa panenka face à Edouard Mendy. Un échec que le natif de Malaga aura du mal à digérer.

Mais pour Adil Rami, bien placé pour évoquer le sujet, lui a vécu une situation similaire avec la défaite des Bleus en finale de l’Euro 2016, c’est tout le Maroc qui aura du mal à s’en remettre.

« Ca fait très, très mal »

« Je pense que la première chose à faire qui est très importante, c’est l’acceptation, a-t-il confié au micro de RMC. Accepter que quand tu joues au football, il y a un gagnant et un perdant et parfois, on est du mauvais côté et ce qu’il faut faire, je pense, c’est vraiment prendre du temps pour soi parce que quand on gagne une grosse compétition comme la CAN, l’Euro ou autre ou quand on la perd, ça reste un gros choc émotionnel et ça je pense que humainement, on a besoin de le digérer. »

« Pour moi, le plus dur (entre la défaite et les critiques), ça restera toujours une défaite, mais c’est vrai que tout ce qui se passe autour de cette défaite, autour du Maroc, ben ça fait très, très mal, a-t-il poursuivi. Moi qui suis Franco-Marocain, je vois tout ce qui se passe autour du Maroc, ça me touche profondément et là, c’est vrai que depuis hier même moi et pourtant j’ai pas pris part à cette compétition en tant que joueur ou autre mais j’ai eu du mal à dormir pour être honnête. »

Et l’ancien défenseur tricolore de continuer en évoquant le cas de Brahim Diaz. « (C’est) une question qui est compliquée pour moi parce que je n’ai jamais été dans cette situation mais c’est vrai que depuis hier (dimanche), je pense à lui et ça me fait mal au coeur parce que je sais que le monde du football est cruel, le monde du football est ingrat et aujourd’hui on oublie le joueur qu’il est pour un geste qui est pour moi aussi mal choisi, a-t-il expliqué. En étant totalement honnête avec vous, c’est un geste qui n’était pas le bienvenu à ce moment-là pour plusieurs raisons. Après le football nous fait rêver, Zidane nous a fait rêver, on a toujours voulu être un héros, écrire l’histoire, peut-être qu’il a pensé à ça à ce moment-là, mais le timing était mauvais. »

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