Croissance mondiale : des perspectives un peu plus favorables pour 2026

Dans sa mise à jour de janvier, le FMI anticipe une croissance mondiale de 3,3% en 2026, en légère amélioration par rapport à l’automne. Une évolution modeste mais révélatrice d’un environnement économique plus solide qu’attendu.

Le FMI actualise son scénario économique

Le Fonds monétaire international (FMI)a publié le 19 janvier 2026 la mise à jour de ses Perspectives de l’économie mondiale. L’institution internationale y dresse le portrait d’une économie globale plus résistante que prévu, malgré un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les frictions commerciales et l’incertitude financière. La croissance mondiale attendue pour 2026 est désormais estimée à 3,3%, soit une révision à la hausse par rapport aux projections d’octobre. La prévision est de 3,2% en 2027.

Contrairement aux anticipations formulées à l’automne, l’activité mondiale ne s’est pas affaiblie de manière significative. Le FMI souligne que les ajustements observés tiennent autant à des facteurs conjoncturels qu’à des dynamiques plus structurelles, notamment dans les grandes économies avancées.

Des ajustements économiques plus favorables qu’anticipé

La révision opérée par le FMI repose sur une lecture plus optimiste de plusieurs indicateurs clés. La consommation, en particulier dans les économies avancées, s’est maintenue à un niveau élevé, tandis que l’investissement a mieux résisté que prévu dans un contexte de taux d’intérêt encore restrictifs.

« La croissance mondiale devrait rester stable en 2026, soutenue par une demande plus robuste dans certaines grandes économies », souligne le FMI dans son rapport. Cette résilience s’explique aussi par la capacité des entreprises à s’adapter à un environnement économique contraint, en ajustant leurs chaînes d’approvisionnement et leurs stratégies d’investissement.

Les grandes économies comme amortisseurs

Les États-Unis apparaissent comme l’un des principaux moteurs de cette amélioration. La vigueur de la demande intérieure et la solidité du marché du travail continuent de soutenir l’activité, contribuant à un ajustement à la hausse des perspectives de croissance.

La Chine joue également un rôle stabilisateur. Bien que confrontée à des défis structurels, l’économie chinoise conserve une trajectoire de croissance suffisante pour soutenir l’activité mondiale. Le FMI note toutefois que ce rythme reste inférieur aux niveaux observés avant la pandémie.

En Europe, la situation demeure plus contrastée. Si la zone euro bénéficie d’une légère amélioration de ses perspectives, la croissance y reste limitée et dépendante de la capacité des États à soutenir l’investissement et l’activité industrielle.

Inflation, politiques économiques et marges de manœuvre

Le FMI anticipe une poursuite du ralentissement de l’inflation mondiale en 2026. Selon la mise à jour de janvier, celle-ci devrait reculer à 3,8% en 2026, après 4,1% estimés en 2025, se rapprochant progressivement des objectifs des banques centrales dans la plupart des économies avancées. Cette évolution constitue un facteur de soutien pour l’activité, dans la mesure où elle pourrait permettre un assouplissement graduel des conditions financières.

Pour autant, l’institution appelle à la prudence. « Les autorités doivent éviter tout relâchement prématuré des politiques économiques », souligne le FMI, rappelant que les déséquilibres budgétaires et les niveaux d’endettement public élevés continuent de limiter les marges de manœuvre dans de nombreux pays.

Technologie et productivité : un soutien encore incertain

L’investissement technologique, et en particulier le développement de l’intelligence artificielle, est identifié comme un facteur clé du scénario central du FMI. Ces technologies pourraient, à moyen terme, soutenir la productivité et la croissance.

Néanmoins, le rapport met en garde contre une surestimation de leurs effets immédiats. Si les gains attendus tardaient à se matérialiser, la contribution de la technologie à la croissance mondiale pourrait s’avérer plus limitée qu’espéré.

Une amélioration sous conditions

En révisant légèrement ses prévisions à la hausse, le FMI n’écarte pas les risques qui pèsent sur l’économie mondiale. Les tensions géopolitiques, la fragmentation du commerce international et la fragilité des finances publiques restent des facteurs de vulnérabilité majeurs.

L’institution insiste sur la nécessité de renforcer la coopération internationale et de poursuivre les réformes structurelles pour transformer cette amélioration conjoncturelle en croissance durable.

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