Système d'Immatriculation des Véhicules : la FNA alerte sur un risque de sécurité !
<p>Des garages qui se réveillent un matin avec des centaines de milliers d’euros de taxes à payer, des milliers de cartes grises éditées à leur insu, et des véhicules qui circulent sous de fausses identités… Derrière ces scénarios qui ressemblent à un mauvais film, il y a un même point de passage obligé : le <strong>Système d’immatriculation des véhicules</strong>, plus connu sous le sigle <strong>SIV</strong>.</p> <p>Ce fichier central, censé sécuriser les cartes grises et tracer chaque voiture qui circule en France, est aujourd’hui dans le viseur de la Fédération Nationale de l’Automobile. Pour la FNA, les failles de la <strong>sécurité du SIV</strong> exposent à la fois les garages habilités, les automobilistes et tout le marché de l’occasion. Et la question qui fâche arrive vite : ce système public, présenté comme “sécurisé”, est-il devenu la porte d’entrée idéale des fraudeurs ?</p> <h2>Un SIV massif, régalien… mais qui laisse passer des fraudes</h2> <p>Le <strong>Système d’immatriculation des véhicules</strong> est un outil régalien piloté par le ministère de l’Intérieur et mis en œuvre par l’Agence Nationale des Titres Sécurisés. Il a remplacé progressivement l’ancien fichier FNI pour attribuer un numéro à vie à chaque véhicule. Tout passe par lui : immatriculations, changements de titulaires, importations, déclarations d’achat ou de cession.</p> <p>Les volumes donnent le tournis. Selon les chiffres publics, le SIV gère environ 32 millions d’opérations par an, dont 85 % entièrement dématérialisées. Près de 33 000 professionnels habilités y ont accès. Au total, environ 55 millions de véhicules y sont enregistrés et 12 millions <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/les-plaques-dimmatriculations-pourront-bientot-permettre-didentifier-certains-delits-1416292.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">de certificats d’immatriculation sont délivrés chaque année</a>. Une telle massification a permis de fermer les guichets de préfecture et de tout basculer en ligne. Mais elle crée aussi une surface d’attaque gigantesque.</p> <p>Dans ce contexte, les <strong>fraudes à l’immatriculation</strong> se sont multipliées. L’État reconnaît l’existence d’une fraude importante, avec environ 250 000 véhicules frauduleusement immatriculés par an. La FNA décrit, elle, des attaques informatiques ciblées contre les garages habilités et agréés pour percevoir les taxes. Des tiers malveillants usurpent des identités administratives, utilisent des techniques d’hameçonnage pour voler les identifiants, se connectent au SIV et génèrent en quelques heures, souvent de nuit, des milliers de cartes grises au nom du professionnel piraté.</p> <p>Selon la fédération, ces opérations sont rendues possibles par "l’absence de sécurité au moment de l’authentification selon les standards d’aujourd’hui" et par le manque de garde-fous pour détecter automatiquement les anomalies de volume. Pas d’authentification renforcée, pas d’alerte automatique en cas de pic d’opérations inhabituel : pour un système qui touche à la fois aux données personnelles et à la sécurité routière, le contraste est saisissant.</p> <h2>Garages pris à la gorge, automobilistes exposés, la FNA réclame un SIV mieux protégé</h2> <p>Les conséquences sont lourdes pour les professionnels. Une fois les fraudes découvertes, l’administration fiscale réclame aux garages <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/les-plaques-immatriculation-font-leur-revolution-1393077.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">les taxes liées à ces immatriculations</a>, pour des montants pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros. Leur habilitation et leur agrément peuvent être suspendus, des procédures de recouvrement sont lancées, alors même qu’ils ont déposé plainte et respecté les consignes de sécurité imposées par l’État. "Ces garages sont des entreprises de proximité, souvent familiales, qui se retrouvent menacées pour des fraudes qu’elles n’ont pas commises. Les professionnels ont respecté les règles, alerté les autorités et déposé plainte. Il est urgent de sécuriser ce système pour protéger à la fois les garages et les automobilistes.", déclare Bruno Choix, Président de la branche Maintenance-Vente de la FNA, cité par la fédération.</p> <p>En plus, il n’y a pas que les garages dans la ligne de mire. Pour les automobilistes,<a href="https://fna.fr/?gad_source=1&#038;gad_campaignid=15834982990&#038;gbraid=0AAAAAChOGM-TUm1jhegdv-J-Fy9tuL9CB&#038;gclid=CjwKCAiA7LzLBhAgEiwAjMWzCEq7et7FzXF5xt6gnpr-D-Ml-dB_m4eexTrSdhB0_2IsxQD8U6R-5BoCMjwQAvD_BwE&#038;utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener"> la FNA</a> liste plusieurs risques : circulation de véhicules immatriculés frauduleusement, ce qui facilite la commission d’infractions routières en toute impunité pour les auteurs réels, possibles fraudes à l’assurance, difficultés lors d’une revente ou lors de contrôles administratifs, et perte de lisibilité sur l’historique des véhicules, en particulier sur le marché de l’occasion. Ces dérives posent donc une question simple : le SIV est-il encore capable de garantir une identification fiable de chaque voiture qui roule, condition clé pour la confiance et la sécurité.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/systeme-dimmatriculation-des-vehicules-la-fna-alerte-sur-un-risque-de-securite-1420192.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/systeme-dimmatriculation-des-vehicules-la-fna-alerte-sur-un-risque-de-securite-1420192.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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