Arthur Géa, c’est géant !

Cet Arthur Géa est… géant ! Après l’épopée incroyable de Loïs Boisson, demi-finaliste du dernier Roland-Garros, les supporters français tiennent peut-être leur nouveau héros. Encore inconnu de tous avant de devenir le seul Français de cette édition à parvenir à se hisser dans ce grand tableau auquel il n’était initialement pas convié, le natif de Carpentras, 21 ans seulement, a créé la sensation du jour à Melbourne. Géa, déjà génial lors des qualifications (il n’avait pas perdu le moindre set et avait uniquement abandonné quatorze jeux sur les trois matchs qu’il avait remportés), a frappé encore plus fort, ce lundi, en s’offrant le 19e mondial pour son tout premier match en Grand Chelem.

Et non seulement le protégé de l’Autrichien Gerald Melzer a signé un exploit complètement fou en faisant mordre la poussière pour ses grands débuts dans un Majeur à Jiri Lehecka, mais cet incroyable Géa toujours invaincu en 2026 après neuf matchs joués a de surcroît terrassé la tête de série numéro 17 (7-5, 7-6, 7-5) de la même manière qu’il avait dicté sa loi à ses précédents adversaires. Impressionnant physiquement comme dans tous ses coups de tennis et sa science du jeu sur ce premier match en Grand Chelem, le vainqueur du Challenger de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, lors de son premier tournoi de la saison, a également fait preuve d’une force mentale déroutante pour s’offrir la plus belle victoire de sa jeune carrière, alors même qu’il vient tout juste d’intégrer le Top 200.

Le 198e mondial n’avait encore jamais affronté un joueur du Top 20. Cela ne s’est absolument pas vu lundi. Et c’est avec une sérénité de tous les instants et un aplomb tout aussi déconcertant qu’il s’est attaché à détruire au fil des points la belle mécanique du Tchèque, très vite écœuré par le jeu de son adversaire. Géa a enlevé la première manche après avoir réussi le premier break du match.

Rien ne va plus pour Mannarino et Atmane !

Dans le deuxième set, le Vauclusien a fait encore mieux, en se relevant de deux breaks, dont un d’entrée, pour finalement avoir le dernier mot à l’issue d’un jeu décisif qu’il a survolé (7-1) devant un public en transe. Le héros de cette 2e journée aurait même pu s’imposer encore plus aisément ensuite, s’il n’avait pas laissé son adversaire se relancer alors qu’il venait de nouveau de lui prendre son service. Pas un problème néanmoins pour l’imperturbable et impressionnant qualifié de 21 ans, qui a repris les devants une nouvelle fois, avant de s’offrir trois balles de match en réussissant un ace sur… seconde balle. La première a suffi et voilà le génial Géa au 2e tour à Melbourne, où l’attend le futur retraité Stan Wawrinka.

Le natif de Carpentras donnera tout pour s’offrir un nouvel exploit et ainsi faire oublier les déboires des Bleus jusque là dans cet Open d’Australie. Avant que leur jeune compatriote ne fasse basculer ses fans dans la liesse, Adrian Mannarino, qui n’a toujours pas gagné cette saison et n’a plus non plus goûté à la victoire depuis début octobre, s’était fait corriger (6-3, 6-3, 6-1) contre le modeste Australien Ricky Hijikata. Terence Atmane devra, lui, encore patienter avant d’ouvrir son compteur dans un tournoi du Grand Chelem.

Déjà sorti d’entrée lors de ses quatre sorties précédentes, le surprenant demi-finaliste du Masters 1000 de Cincinnati la saison dernière, a poursuivi sa bien triste série en se faisant cueillir d’entrée (6-4, 3-6, 7-6, 6-1, 6-1) par le qualifié italien Francesco Maestrelli, 141e mondial. Atmane, dominé dans le premier set, était parvenu à prendre les devants en remportant les deux manches suivants avant de ne plus marquer que deux jeux. Heureusement, il y avait Géa.

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