
C’est dans la confusion la plus totale que la Coupe d’Afrique des nations 2025 a livré son verdict dimanche soir à Rabat. Avec le sacre du Sénégal aux dépens du Maroc, pays hôte de la compétition. A l’issue de la prolongation et sur un but unique de Pape Gueye (1-0). Avant ce dénouement, un véritable chaos a sévi sur cette finale continentale, déclenché par un penalty sifflé en faveur des Lions de l’Atlas dans le temps additionnel.
Trois minutes auparavant, un coup de sifflet de M. Ndala, l’arbitre congolais de cette rencontre, avait empêché les Sénégalais d’ouvrir le score pour une faute peu évidente sur Achraf Hakimi. Aussi le penalty accordé aux Lions de l’Atlas dans la foulée – sur un autre accrochage léger qui aura précipité au sol Brahim Diaz – a-t-il mis le feu aux poudres. Sur le terrain comme en tribunes.
Criant à l’injustice, le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw a ainsi appelé ses joueurs à rentrer aux vestiaires, refusant la sentence arbitrale. Une fronde stoppée après plusieurs minutes de flottement par le capitaine des futurs champions d’Afrique, Sadio Mané. Oui mais voilà, dans l’intervalle, le mal a été fait.
Deux expulsions oubliées
Les règlements en vigueur dans les compétitions organisées par la CAF (la Confédération africaine de football) stipulent en effet qu’un joueur quittant le terrain sans autorisation préalable de l’arbitre doit être averti. Selon ce principe, Ismaïla Sarr et Malick Diouf auraient dû écoper d’un second avertissement, donc d’un carton rouge. C’est à neuf contre onze ainsi que le Sénégal aurait dû aborder la prolongation.
Au terme des débats, le patron de la FIFA lui-même, Gianni Infantino, a appelé la CAF à des sanctions à l’encontre du sélectionneur sénégalais, coupable d’avoir encourager ses ouailles à faire défection. Pape Thiaw de son côté a fait amende honorable. « On peut réagir à chaud. On peut se demander si ce penalty existait. D’autant que juste avant, on a marqué un but qui n’a pas été accordé… Maintenant, on accepte les erreurs de l’arbitre, ça peut arriver. On n’aurait pas dû le faire (quitter le terrain, ndrl). On présente nos excuses au football. »







