Le Journal

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Mercato, coup de théâtre confirmé à Auxerre !
Alors que son arrivée au Havre avait été annoncée comme imminente en début de semaine, en compagnie de Sofiane Boufal, Romain Faivre a finalement pris la direction d’Auxerre. L’AJA a officialisé jeudi la signature du milieu offensif français (27 ans), qui retrouve la Ligue 1 six mois seulement après l’avoir quittée. Transféré de Lyon à Bournemouth en 2023, contre 15 millions d’euros, l’ancien international U21 tricolore ne s’est pas imposé en Angleterre. Ainsi les Cherries l’ont-ils successivement envoyé à Lorient, à Brest puis à Al-Taawoun, en Arabie saoudite. Et le voilà donc à nouveau prêté en Bourgogne, sans option d’achat. Auxerre se renforce offensivement « C’est le profil que je voulais, à savoir le joueur d’expérience de Ligue 1, s’est réjoui Christophe Pélissier. On connaît tous les qualités de Romain, mais aussi ce qu’il doit améliorer. Voilà, donc il faut qu’il se relance. De toute façon, les recrutements du mois de janvier, c’est beaucoup de joueurs qui ont besoin de se relancer. » « C’est quelqu’un qui a les qualités pour performer en Ligue 1, de par sa capacité technique, sa capacité d’être bon dans le dernier tiers du terrain, et c’est là où il doit nous apporter tant en termes de buts, de qualité de passes et surtout aussi par sa qualité sur les coups de pied arrêtés », a ajouté l’entraîneur auxerrois.

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Robert Pirès, séquence savoureuse à l’OM
Après une formation au Stade de Reims et une confirmation sous le maillot du FC Metz, Robert Pirès a décidé de s’engager avec l’Olympique de Marseille à l’été 1998. Fraîchement sacré champion du monde avec l’équipe de France, l’ancien milieu offensif gagne ses deux premiers matchs (2-0 face à Nantes, et 0-1 à Metz). Puis arrive la troisième journée de championnat, avec la réception de Montpellier au Vélodrome. Un match fou resté dans les mémoires, les Phocéens l’emportant 5-4 après avoir été menés 0-4 à la pause. Robert Pirès s’est remémoré l’incroyable discours de Rolland Courbis à la mi-temps. Le joueur passé notamment par Arsenal et Villarreal a raconté la séquence ce jeudi sur l’antenne de RMC, au moment d’évoquer ses meilleurs souvenirs avec son ancien entraîneur disparu en début de semaine. Et il l’a fait avec un grand sourire. « On joue à domicile, mi-août, il y a les champions du monde Laurent Blanc, Christophe Dugarry, Robert Pirès. C’est la folie, le stade est en feu. Sauf qu’à la mi-temps, il y a 0-4 pour Montpellier. Et là on rentre (…), je peux vous dire qu’on s’est fait insulter. Tout ce que vous pouvez imaginer. On s’est dit : ‘Ah ouais, c’est chaud’. Sauf que Rolland est arrivé dans le vestiaire, hyper relax, hyper tranquille. » Et Robert Pirès de poursuivre son récit. « On s’est un peu calmé, il a pris la parole et là il dit : ‘C’est simple les gars ; on est comme sur un match de pétanque. Si Montpellier doit gagner, il faut qu’ils mettent le cinquième but. Sauf qu’il ne l’ont toujours pas marqué’. Il commence à parler là-dessus, à faire son blabla sur la pétanque. Et là nous on se regarde et on se dit (rire) […] Nous on l’appelait ‘le gros’. Parce qu’on avait des phénomènes dans l’équipe. Donc on se disait : ‘Non mais le gros il a craqué là. On est en train de prendre 0-4, de se faire insulter, allumer par nos supporters, ils n’ont qu’une envie c’est de nous défoncer, l’OM, normal, et il nous parle de pétanque’. » Robert Pirès, son souvenir de Rolland Courbis Après avoir dit – sous l’œil des caméras – à l’ancien président de Montpellier, Louis Nicollin, que son OM allait l’emporter 5-4, Rolland Courbis a rejoint son banc de touche et a assisté à l’incroyable réalisation de sa prédiction. Une prédiction elle même faite sur le ton de la plaisanterie, comme il le déclarera lui-même sur la chaîne L’Équipe de nombreuses années après. Mais pour Robert Pirès, Rolland Courbis était « persuadé » que ses joueurs allaient le faire. L’occasion pour l’ancien international de s’en amuser une nouvelle fois dans un grand éclat de rire. « Nous, pas du tout. Nous on (stresse) sur la pelouse. Personne ne veut le ballon, personne ne veut prendre de responsabilité. Moi encore moins, parce que j’arrive de Metz où je suis tranquille, je savais qu’il ne pouvait rien m’arriver. » Et ce témoin privilégié de conclure avec un hommage à Rolland Courbis : « Il était toujours positif. » Le Vélodrome a connu ce soir-là l’une de ses ambiances les plus délirantes.

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