Après sept mois sans boxer, Tony Yoka (33 ans) avait retrouvé le goût d’un combat, le 21 décembre dernier sur le ring de Lagos, au Nigeria, où l’Allemand Patrick Korte, comme le Russe Arslan Yallyev en mai dernier, avait subi la foudre (KO dès le 1er round sur un terrible upercut du droit) du boxeur français, qui rêve de nouveau de figurer en haut de l’affiche. Le champion olympique de Rio affiche de grandes et belles ambitions pour cette année 2026 dont il attend beaucoup.

Il le savait déjà avant de se rendre à Oberhausen (Allemagne) ce week-end sur invitation de son promoteur Frank Warren. Toutefois, à en croire nos confrères de L’Equipe, présents à ses côtés lors de cette réunion qui présentait notamment le championnat WBC des lourds par intérim entre Damian Knyba, invaincu avant samedi en 18 combats, et Agit Kabayel, avoir assisté à ce prestigieux rendez-vous a encore augmenté cette volonté retrouvée de « l’Artiste », ravi d’être présent, de refaire très vite parler de lui et de voir plus grand.

« Ça m’a fait plaisir d’y aller, ça m’a changé de ces dernières années, ça m’a montré que je fais maintenant partie de quelque chose de grand. Je voudrais maintenant boxer dans ce genre de réunions », confie dans le journal un Yoka qui a retrouvé en Allemagne de vieilles connaissances.

« Parmi les autres invités, il y avait le Croate Filip Hrgovic, que j’avais battu en demi-finales des Jeux, devenu l’un des meilleurs mondiaux chez les pros (…) Et sur le ring, j’ai vu le Croate Petar Milas – sa dernière défaite est contre moi, par arrêt au septième round, en 2021 à Roland-Garros – s’emparer d’une ceinture internationale IBF en battant l’Allemand Granit Shala. »

Yoka au programme de la demi-finale de Bakary Samaké en avril ?

Kabayel, vainqueur du combat de samedi (par arrêt de l’arbitre au 3e round) pour le grand bonheur de ses fans, venus le soutenir massivement, Yoka connaissait également très bien. Et pour cause, puisque le Francilien aurait dû affronter l’Allemand à Oberhausen. Ce dernier lui a finalement préféré un autre challenger.

« Je n’ai pas eu l’occasion de discuter avec quelqu’un de son entourage pour savoir ce qui s’était passé, mais ce n’est pas le genre à éviter quelqu’un et il a le droit de changer d’avis. Dommage pour moi. Après ses trois belles victoires de suite en Arabie saoudite, on a voulu lui faire un combat en Allemagne et il a été un peu stressé par ça. »

Le boxeur né dans le 18e arrondissement de Paris ne devrait pas patienter très longtemps pour autant. D’après nos confrères, Frank Warren et son co-promoteur pour l’occasion Issa Samaké souhaiterait en effet le compter à la réunion qu’ils organiseront en avril prochain en région parisienne lors d’une même soirée qui verra Bakary Samaké, le fils d’Issa Samaké, combattre face à l’Américain Ermal Hadribeaj en demi-finale WBC des super-welters. Yoka confirme. Il en a même déjà parlé avec son promoteur, à l’entendre dans L’Equipe. « La semaine dernière, j’ai eu une conférence call vidéo avec Frank (Warren), sur le gala qu’il veut organiser au printemps à Paris. » Une réunion comme celle auxquelles le médaillé d’or des JO 2016 souhaite dorénavant participer.

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