Le Journal

L'Europe doit reprendre la main sur ses infrastructures financières
L'Europe doit reprendre le contrôle de ses infrastructures financières.

IA : il est temps de passer de la parole aux actes

Test : cette carte de la taille d'une CB enregistre et transcrit tout avec l'IA

Taxer les holdings : une fausse bonne idée qui peut affaiblir durablement la France
La tentation de créer une taxe spécifique sur les holdings revient régulièrement dans le débat public, portée par une vision simpliste de la richesse et par une profonde méconnaissance des mécanismes économiques réels. Présentée comme un instrument de justice fiscale et de rendement budgétaire rapide, cette mesure serait en réalité contre-productive, destructrice de valeur et profondément nocive pour l’économie française à moyen et long terme. L’illusion budgétaire : quand l’État détruit ce qu’il prétend capter Le premier angle mort de cette proposition tient à une réalité pourtant bien documentée : l’État ne sait pas gérer l’argent qu’il prélève. Les flux fiscaux captés par l’impôt sont immédiatement dissous dans des budgets globaux, absorbés par des dépenses courantes, des dispositifs peu évalués et une mécanique de redistribution largement inefficiente. L’argent prélevé n’est pas investi, il est consommé. À l’inverse, les capitaux logés dans des holdings sont, par construction, gérés, arbitrés, investis et productifs. Prenons un exemple simple : une holding disposant de 10 millions d’euros d’actifs peut génèrer 700 000 euros de revenus annuels. Ces revenus sont imposés à l’impôt sur les sociétés, à hauteur d’environ 25 %, soit 175 000 euros par an pour les finances publiques. Année après année, tant que le capital est maintenu et correctement investi, l’État perçoit un flux fiscal récurrent, prévisible et durable. En fragilisant le périmètre des holdings par une taxation additionnelle, on réduit mécaniquement la base productive, donc les revenus générés, et donc la fiscalité collectée. L’État croit créer une recette ponctuelle, mais il assèche une source pérenne. C’est une logique de court terme qui revient à se tirer une balle dans le pied. Les holdings comme instruments d’ancrage territorial et économique Contrairement au discours dominant, les holdings ne sont pas des coquilles abstraites ou des outils d’évasion hors-sol. Elles jouent un rôle comparable à celui des PME familiales et des entreprises de taille intermédiaire familiales : elles structurent un ancrage territorial, un écosystème local d’investissement et une logique de long terme. Les holdings financent des entreprises, soutiennent des projets, irriguent des secteurs entiers de l’économie réelle, souvent à l’échelle régionale ou nationale. Certes, une partie des investissements peut être orientée vers l’international, notamment dans un contexte d’instabilité fiscale chronique entretenue par les revirements politiques. Mais une part significative des capitaux reste investie en France, finance l’innovation, l’immobilier d’entreprise, les PME, les ETI, et crée un tissu économique résilient. S’attaquer fiscalement aux holdings, c’est affaiblir cet écosystème, rompre la logique de confiance et envoyer un signal clair : le capital patient et organisé n’est pas le bienvenu. Une stratégie perdante : fuite des capitaux et destruction de valeur Le troisième effet, souvent minimisé, est celui des comportements d’anticipation. Une taxation accrue des holdings ne produira pas seulement des effets immédiats, elle modifiera profondément les stratégies des entrepreneurs et des investisseurs. À court terme, oui, la mesure générera un surcroît de recettes. Mais très rapidement, elle encouragera deux dynamiques délétères. D’une part, la fuite d’un certain nombre de détenteurs de holdings, lassés d’une sur-fiscalisation perçue comme arbitraire et instable. D’autre part, la mise en place, en amont, de montages juridiques et capitalistiques à l’étranger, dès la création des entreprises, afin de se ménager une capacité d’expatriation future sans être piégé par le système fiscal français. Le résultat est connu d’avance : moins de holdings françaises, moins de capitaux gérés depuis la France, moins de revenus imposables à l’impôt sur les sociétés, et une érosion progressive de la base fiscale nationale. Créer une taxe sur les holdings, c’est privilégier un gain budgétaire immédiat au…

Budget Lecornu ou l’art de gouverner par la trouille de perdre son poste

Budget 2026 : quand l’exécutif piétine le Parlement avec un 49.3

Budget Lecornu : la honte !

Bazooka commercial : pourquoi les ménages européens pourraient payer la note
Alors que les tensions commerciales s’intensifient avec les USA, sous l’impulsion de Donald Trump, l’Union européenne hésite encore à activer son instrument anti-coercition, surnommé le bazooka commercial. Mais si Bruxelles temporise, c’est que derrière cet outil technique se cache une réalité simple : les droits de douane peuvent rapidement se traduire par une hausse des prix payés par les ménages. Droits de douane : une menace directe sur le pouvoir d’achat européen Sur le principe, le bazooka commercial vise à dissuader un partenaire jugé trop agressif. Dans les faits, les droits de douane fonctionnent comme une taxe sur les produits importés. Or ces produits se retrouvent, très concrètement, dans les rayons et dans les chariots. Quand la taxe augmente, le prix final suit. Et le consommateur n’a souvent aucune alternative.Pour les ménages européens, la situation est déjà tendue. L’inflation alimentaire, énergétique et industrielle a durablement réduit le pouvoir d’achat depuis la Covid-19. Ajouter des droits de douane reviendrait à alimenter une nouvelle vague de hausse des prix alors que l’inflation commence tout juste à s’assagir. Téléphones, équipements électroniques, biens manufacturés importés, mais aussi produits intermédiaires utilisés par les entreprises européennes : tous seraient concernés.C’est précisément ce qui inquiète plusieurs capitales européennes. Selon Euronews, l’UE a choisi en janvier 2026 de retarder l’activation de son bazooka commercial. Officiellement, pour privilégier le dialogue. En coulisses, pour éviter un choc immédiat sur la consommation. Une riposte tarifaire pourrait satisfaire politiquement, mais elle ferait peser un risque économique direct sur les ménages, déjà sous pression. L’exemple américain : quand les droits de douane font flamber les prix Pour comprendre ce qui pourrait attendre l’Europe, il suffit de regarder ce qui se passe aux USA. Là-bas, les droits de douane sont utilisés depuis plusieurs années comme outil politique. Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche les a multipliés dans tous les sens. Or, leurs effets sont désormais bien documentés. Une étude récente du Kiel Institute for the World Economy montre que 96 % du montant des droits de douane américains perçus en 2025 a été payé en réalité par les acheteurs américains eux-mêmes.Autrement dit, contrairement au discours politique, ce ne sont pas les entreprises étrangères qui absorbent la taxe. Ce sont les importateurs, puis les consommateurs. Les chercheurs allemands expliquent que les entreprises répercutent presque intégralement la hausse des coûts sur les prix de vente. « Les importateurs et les consommateurs américains supportent presque tous les coûts », soulignent-ils, selon Business Insider.Les montants donnent le vertige. En 2025, les droits de douane ont rapporté environ 200 milliards de dollars aux États-Unis, soit près de 184 milliards d’euros. Mais cette somme correspond, dans les faits, à une ponction sur la consommation estimée à environ 1 370 euros par ménage américain sur une année. Pour l’Europe, la leçon est claire. Les mécanismes économiques sont comparables. Si le bazooka commercial était déclenché, les entreprises européennes feraient face à des coûts plus élevés. Elles les répercuteraient. Et les ménages paieraient, progressivement, mais sûrement. Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre Newsletter gratuite pour des articles captivants, du contenu exclusif et les dernières actualités.

L’accord UE-Mercosur va-t-il sacrifier certains secteurs européens au nom du libre-échange ?

Holdings et impôt : la grande intox politique du gouvernement Lecornu

Paris sous la menace du froid : la date exacte où neige et gel vont frapper la capitale

Caisse d’Épargne : cette règle imposée à tous les clients passe inaperçue, mais change tout
La Caisse d’Épargne, surnommée « banque à l’écureuil », a annoncé une nouvelle mesure de sécurité pour les clients qui se connectent à leur espace en ligne, rapporte Presse Citron. Avec près de 17 millions de clients potentiellement concernés, cette décision marque un tournant dans la protection des données numériques. Fini les mots de passe « date de naissance » La Caisse d’Épargne interdit maintenant l’utilisation d’un mot de passe composé uniquement de six chiffres correspondant à une date de naissance lors du renouvellement du code confidentiel. Par exemple, le mot de passe « 030983 » (pour la date du 3 septembre 1983) ne sera plus accepté. L’idée est de pousser les utilisateurs à adopter des pratiques de sécurité plus solides, alors que trop de personnes négligent encore cet aspect important. L’étude internationale menée par Password Manager montre qu’une personne sur trente utilise sa date de naissance comme mot de passe, ce qui en fait un véritable « pain béni » pour les personnes mal intentionnées. Face au trafic de données personnelles sur le dark web, la Caisse d’Épargne veut éviter que ses clients ne deviennent une cible facile et met l’accent sur la protection des données. D’autres banques ont déjà franchi le pas La Caisse d’Épargne n’est pas la première à agir. Des établissements comme la Banque Nationale de Paris (BNP) et le Crédit Industriel et Commercial (CIC) ont déjà mis en place des mesures similaires, en mettant l’accent sur la protection des données personnelles. L’objectif affiché est d’empêcher les malfrats d’accéder aux comptes en ligne grâce à des mots de passe trop faciles à deviner. Un rapport de Specops publié l’an dernier montre que des mots de passe comme « 123456 », « admin », et « password » sont parmi les plus volés, ce qui confirme que les combinaisons simples sont un point faible majeur. Une étude de Nordpass pour 2024 indique aussi que les mots de passe les plus utilisés sont souvent des suites numériques ou des prénoms. La double authentification : comment ça aide Au-delà du changement de mot de passe, la double authentification se répand pour sécuriser les accès. Le principe : envoyer un code à usage unique par SMS ou e-mail pour vérifier que c’est bien la bonne personne qui se connecte ou effectue une opération bancaire. Cette double vérification est une étape importante pour valider l’identité de l’utilisateur. Les services publics français suivront le mouvement, avec les services des impôts qui adopteront aussi ce système pour renforcer la sécurité des données fiscales des citoyens. L’objectif est de prévenir les intrusions non autorisées et de protéger la confidentialité des informations sensibles. Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre Newsletter gratuite pour des articles captivants, du contenu exclusif et les dernières actualités.
