
<p>Au Japon, vieillir en bonne santé n’est pas seulement une question de génétique ou d’activité physique. L’alimentation occupe une place centrale dans cette équation. Dans un article publié par la <a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/cvg15n0226go?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener"><em>BBC</em></a>, le docteur Tarang Krishna, cancérologue depuis plus de vingt-deux ans, met l’accent sur une habitude quotidienne profondément ancrée dans la culture nippone : le hara hachi bu.</p> <p>Cette règle simple consiste à s’arrêter de manger lorsque l’on atteint environ 80 % de satiété. Autrement dit, l’objectif n’est pas de se priver, mais de ne pas aller jusqu’au moment où l’on se sent totalement repu. Cette pratique, adoptée depuis des générations dans certaines régions japonaises comme Okinawa, favorise une digestion plus sereine, un meilleur contrôle du poids et une énergie stable tout au long de la journée.</p> <p>Selon les observations cliniques et les données disponibles, elle est associée à une réduction de l’apport calorique quotidien, à un risque moindre de prise de poids à long terme et à un indice de masse corporelle généralement plus bas. Ce principe s’inscrit dans une approche plus large d’alimentation consciente, proche du « mindful eating », qui encourage une meilleure écoute des signaux internes de faim et de satiété.</p> <h2><strong>Prendre le temps de savourer</strong></h2> <p>Surtout, le hara hachi bu ne se veut pas une méthode restrictive. Il repose sur l’idée de modération, de lenteur et de gratitude, loin des régimes drastiques souvent synonymes d’effet yo-yo. Manger lentement, savourer chaque bouchée et éviter les distractions comme les écrans permet, selon les nutritionnistes, de percevoir plus nettement les signaux envoyés par le corps. Cette approche douce contribue également à réduire l’alimentation émotionnelle et à rétablir une relation plus sereine avec les repas.</p> <p>Cette pratique s’intègre parfaitement dans un mode de vie moderne. Elle peut être adoptée progressivement, par exemple en conservant un plat principal mais en supprimant l’entrée ou le dessert, ou en prenant le temps de mâcher davantage pour laisser le cerveau enregistrer les signaux de satiété. Cette lenteur, en plus de favoriser un apport calorique ajusté, optimise la digestion et limite les ballonnements.</p> <p>Certaines habitudes alimentaires japonaises peuvent également compléter cette philosophie, notamment la consommation de super-aliments riches en <a href="https://www.topsante.com/nutrition_et_recettes/manger_equilibre/nous-vous-listons-les-5-noix-les-plus-riches-en-fibres-a-consommer-plus-souvent-pour-prendre-soin-de-vos-intestins-933537?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">fibres</a>, antioxydants ou vitamines, comme le miso, les haricots azuki, les algues kombu ou encore les prunes umeboshi. Ces ingrédients, largement présents dans la cuisine locale, participent à une alimentation naturellement plus nourrissante et moins transformée.</p> <p>Bien que le hara hachi bu ne convienne pas à tout le monde, notamment aux enfants, aux personnes âgées fragiles, aux sportifs ou aux personnes malades , il reste une invitation accessible à rétablir un rapport plus intuitif à la nourriture.</p> <meta name="original-source" content="https://www.topsante.com/nutrition_et_recettes/manger_equilibre/apres-22-ans-dexperience-un-cancerologue-partage-un-secret-alimentaire-japonais-pour-manger-sans-prendre-de-poids-937627" /><meta name="syndication-source" content="https://www.topsante.com/nutrition_et_recettes/manger_equilibre/apres-22-ans-dexperience-un-cancerologue-partage-un-secret-alimentaire-japonais-pour-manger-sans-prendre-de-poids-937627" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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