
Le vote de mercredi soir s’est fait « à l’unanimité », précise Vincent Poutier, secrétaire de la section Bagnols ville. De quoi « démarrer le processus », poursuit-il, la demande des deux sections devant désormais « passer par la fédération, puis par le national, il y en a pour un mois et demi à deux mois », avance Vincent Poutier.
Et mine de rien, cette fusion à venir acte la fin d’une époque dans le Gard rhodanien, les deux sections s’étant longtemps regardées en chien de faïence, entre d’un côté les socialistes bagnolais, Jean-Christian Rey, Jérôme Talon et Jean-Yves Chapelet en tête, et de l’autre le maire de Tresques et élu départemental Alexandre Pissas, les deux camps se détestant cordialement. Entretemps, un certain Emmanuel Macron est passé par là et Jean-Christian Rey et Jérôme Talon ont rejoint le parti présidentiel, quand Jean-Yves Chapelet quittait le PS en 2018 à l'occasion de la réintégration dans le parti d'un certain… Alexandre Pissas. Avant, en 2020, d’évincer les socialistes de sa liste à Bagnols.
Bref, « les batailles d'il y a 15, 20 ans, c'est révolu », estime Vincent Poutier qui dit ne pas se sentir « dépositaire de ce qui s'est passé avant », mais convaincu que « l'union fait la force, on est moins nombreux qu’avant donc ça a du sens. » L’idée est de parvenir à une section cantonale, comme sur d’autres territoires gardois. Une fusion qui va avoir une autre conséquence : alourdir encore le poids d’Alexandre Pissas au sein du PS gardois, Bagnols campagne étant déjà une grosse section. « Bien sûr que ça l’arrange, il pèse déjà énormément dans le parti et gagne encore un peu plus d’influence », nous glisse un fin connaisseur des arcanes socialistes gardoises.
En attendant, il y a les municipales, et à Bagnols le PS n'a pas encore pris de position officielle. Le parti a bien désigné l’ancien élu Sylvain Hille pour négocier avec les différents candidats, notamment Michel Cegielski, Philippe Broche ou encore Jérôme Jackel, mais on attend toujours le positionnement du parti. Ce sera, d'après nos informations, pour le 4 février, à l'issue d'une réunion.
La proximité entre Sylvain Hille et Michel Cegielski étant connue, et le premier ayant été vu à l'inauguration du local de campagne du second il y a quelques semaines, nombreux sont ceux qui imaginent déjà le PS pencher du côté de l'ancien adjoint. « Pour l’instant il n'y a pas de choix défini, c'est loin d’être évident aujourd’hui », affirme Vincent Poutier. Qui compte bien, lors de cette réunion, définir une position du PS local « pour le premier, mais aussi pour le second tour. »







