
<p>Commençons par une vérité qui rassure : le SP98 convient à toutes les motos. Avec son indice d'octane élevé et sa teneur minimale en <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/injuste-et-contre-productive-cette-mesure-pourrait-faire-flamber-le-prix-de-lethanol-e85-1402990.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">éthanol</a> (5 % maximum), ce carburant que l'on qualifier désormais de "premium" protège efficacement les mécaniques, anciennes comme récentes. Les moteurs sportifs à fort taux de compression l'exigent même formellement pour éviter le redouté cliquetis.</p> <p>Mais reconnaissons-le, ce confort a un coût. Quelques centimes de plus au litre qui, sur l'année, finissent par peser dans le budget. Surtout quand on utilise son deux-roues quotidiennement pour les trajets domicile-travail. Le SP98 serait-il devenu un luxe pour motards ? Pas si simple.</p> <h2>Le SP95-E10, le carburant de la discorde</h2> <p>Arrivé massivement dans nos stations-service, le <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/gasoil-et-sp95-e10-les-stations-les-moins-cheres-du-littoral-1341877.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">SP95-E10</a> divise la communauté motarde. D'un côté, ses défenseurs mettent en avant <strong>un prix attractif et un bilan carbone amélioré</strong>. De l'autre, ses détracteurs brandissent le spectre de l'éthanol, ce biocarburant présent à hauteur de 10 % dans le SP95-E10 qui inquiète pour <strong>sa capacité à détériorer joints, durites et carburateurs</strong>.</p> <p>La réalité est plus nuancée. Depuis 15 ans, les constructeurs ont adapté leurs motorisations. <strong>Une moto produite après 2010 digère généralement l'E10 sans trop broncher</strong>. Le hic ? Une légère surconsommation (environ 2 %) et une conservation médiocre due à l'hygroscopie de l'éthanol. En clair, si votre machine dort six mois au garage l'hiver, mieux vaut éviter de lui laisser du E10 dans le réservoir.</p> <h2>Et concrètement, on fait quoi ?</h2> <p>Plutôt que de suivre aveuglément le discours marketing des pétroliers ou les forums avec des débats souvent très enflammés, consultons d'abord le manuel d'utilisation. Le constructeur y indique clairement <strong>le carburant minimum requis</strong>. C'est le seul document qui compte vraiment.</p> <p>Pour les motos sportives ou les machines refroidies par air, le <a href="https://www.autojournal.fr/pratique/sp-98-offre-t-il-reellement-plus-de-puissance-et-dautonomie-359922.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown#item=1" target="_blank" rel="noopener">SP98</a> reste un incontournable. Pour un roadster moderne utilisé quotidiennement, l'E10 fera parfaitement l'affaire... sauf avant un hivernage. Quant aux customs et anciennes, leur sensibilité mécanique plaide pour le 98.</p> <p>Le vrai luxe aujourd'hui, ce n'est peut-être pas de rouler au SP98 systématiquement, <strong>mais d'adapter intelligemment son choix à sa machine et son usage</strong>. Un plein de 98 avant l'hiver, de l'E10 pour les kilomètres du quotidien : voilà une stratégie qui ménage à la fois le porte-monnaie et la mécanique. Le compromis parfait n'existe pas, mais celui-ci a le mérite d'être pragmatique.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/deux-roues/essence-e10-sp98-sp95-quest-ce-qui-est-vraiment-recommande-en-moto-1420109.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/deux-roues/essence-e10-sp98-sp95-quest-ce-qui-est-vraiment-recommande-en-moto-1420109.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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