Batterie de voiture électrique : la dégradation serait bien plus faible que prévu selon une dernière étude
<p>Geotab a passé au crible <strong>les données de 22 700 véhicules électriques de 21 marques différentes</strong> durant l'année 2025. Avec une dégradation moyenne annuelle de la capacité des batteries assez faible, les accumulateurs survivront probablement au châssis de la voiture. Cependant, l'étude note une inquiétante augmentation de cette usure par rapport à 2024, directement corrélée à l'usage intensif des bornes de recharge ultra-rapide.</p> <h2>La batterie est plus endurante que la voiture elle-même</h2> <p>Depuis l'avènement de l'électrique, une légende urbaine voudrait que les <a href="https://www.autoplus.fr/environnement/batteries-pourquoi-lindustrie-automobile-produit-elle-actuellement-dans-le-vide-1408832.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">batteries</a> soient des consommables jetables, à l'image de celles de nos smartphones qui s'essoufflent après seulement quelques années. <strong>Mais les données de terrain recueillies par Geotab viennent de pulvériser cette crainte</strong>, rapporte <a href="https://www.autobild.es/coche-electrico/segun-prestigioso-estudio-estadounidense-las-baterias-los-automoviles-electricos-tienen-una-degradacion-media-2-3_6920511_0.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">Autobild</a><strong>.</strong> En analysant un échantillon de 22 700 voitures, l'étude révèle un état de santé (State of Health ou SOH) étonnant. <strong>Avec une perte moyenne de capacité de seulement 2,3 % par an en 2025</strong>, la courbe de dégradation est bien plus douce que les scénarios catastrophes envisagés. Faites le calcul, après dix ans de loyaux services, <strong>une voiture conserverait théoriquement encore près de 80 % de son autonomie initiale</strong>.</p> <p><em>"Les batteries continuent de dépasser largement les cycles de remplacement prévus par la majorité des flottes"</em>, affirme Iván Lequerica, vice-président EMEA de Geotab. En clair, le véhicule sera probablement revendu, accidenté ou mis à la casse pour d'autres raisons bien avant que sa batterie ne soit rincée. Ce constat rejoint celui d'une autre étude suédoise affirmant que <strong>8 voitures sur 10 conservent plus de 90 % de leur capacité après plusieurs années</strong>. Pour le marché de l'occasion, c'est une information capitale. Elle signifie que la valeur résiduelle des électriques ne devrait pas s'effondrer, car l'organe le plus coûteux (la batterie) est fiable. L'obsolescence programmée ne semble pas être de mise ici.</p> <h2>L'addiction à la recharge rapide, ce poison lent</h2> <p>Cependant, il serait malhonnête de peindre un tableau totalement rose. Il y a un mais, et il est de taille. L'étude Geotab pointe une légère dégradation de la situation par rapport à l'année précédente. <strong>En 2024, le taux d'usure moyen n'était que de 1,8 %.</strong> Pourquoi cette hausse soudaine à 2,3 % en 2025 ? La chimie n'a pas régressé. Ce sont nos comportements qui ont changé, facilités par des infrastructures de plus en plus puissantes. Le coupable est tout désigné, <a href="https://www.autoplus.fr/environnement/voiture-electrique/la-charge-ultra-rapide-est-elle-le-pire-ennemi-de-votre-batterie-une-nouvelle-etude-seme-le-doute-1418900.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">la recharge à haute puissance</a>. Avec la multiplication des bornes Ionity, Tesla Superchargers ou <a href="https://www.autoplus.fr/environnement/fastned-inaugure-la-station-service-du-futur-pour-voitures-electriques-1398687.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">Fastned</a> délivrant plus de 100 kW, voire 300 kW, la tentation est grande de faire le plein d'électrons en quelques minutes, comme on le faisait avec de l'essence. Or, ce confort se paie au prix fort sur le plan physico-chimique.</p> <p><strong>L'étude montre que l'usage fréquent de la recharge rapide double littéralement la vitesse de dégradation</strong>. On passe d'une usure de 1,5 % par an (pour ceux qui chargent lentement à la maison ou au bureau) à une usure accélérée de 3 % pour les adeptes de la recharge rapide. Envoyer 150 kW ou plus dans une batterie génère un stress thermique et mécanique sur les ions lithium qui, à la longue, crée des dommages irréversibles. La recharge rapide doit donc rester une solution de dépannage pour les longs trajets, et non une routine. Pour les entreprises, l'enjeu est financier, car laisser les collaborateurs charger à pleine puissance alors que la voiture dort 8 heures sur le parking de l'entreprise est une hérésie qui détruit la valeur de l'actif.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/environnement/voiture-electrique/batterie-de-voiture-electrique-la-degradation-serait-bien-plus-faible-que-prevu-selon-une-derniere-etude-1420079.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/environnement/voiture-electrique/batterie-de-voiture-electrique-la-degradation-serait-bien-plus-faible-que-prevu-selon-une-derniere-etude-1420079.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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