
<p>Donald Trump n'a jamais caché son goût pour le protectionnisme face à Pékin. Pourtant, lors d'un discours devant le gratin de l'automobile américaine lors d'un évènement à Detroit, le président a lâché une petite bombe : <strong>les constructeurs chinois sont les bienvenus aux États-Unis</strong>. À une condition non négociable : <strong>construire leurs usines aux USA et embaucher des travailleurs américains</strong>. <em>"Si vous voulez venir, construire une usine et employer vos voisins, parfait ! Que la Chine vienne, que le Japon vienne"</em>, a-t-il lancé devant des cadres de Ford, GM et Stellantis probablement en train d'avaler leur café de travers.</p> <p>Ce revirement tactique n'est pas forcément anodin. Donald Trump ne cherche plus à ériger un mur douanier infranchissable, mais à capter la richesse générée par la puissance de l'industrie automobile chinoise.</p> <h2>La menace chinoise n'est plus virtuelle</h2> <p>Les constructeurs chinois ne débarquent pas les mains vides. Au dernier <a href="https://www.autojournal.fr/actu/ces-de-las-vegas-2026-quand-les-vehicules-sont-gaves-a-lintelligence-artificielle-401217.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown#item=1" target="_blank" rel="noopener">CES de Las Vegas</a>, leur présence était écrasante. Jim Farley, patron de Ford, a même avoué conduire depuis plusieurs mois une <a href="https://www.autoplus.fr/environnement/voiture-electrique/la-xiaomi-su7-ultra-pulverise-le-record-au-nurburgring-1352052.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">Xiaomi SU7</a> importée de Chine, un véhicule qu'il décrit comme <em>"la réponse chinoise au projet automobile raté d'Apple"</em>.</p> <p>BYD, déjà numéro un mondial de l'électrique devant Tesla, pourrait implanter une usine américaine. Geely, propriétaire de Volvo et Polestar, envisage sérieusement de lancer sa propre marque outre-Atlantique, sans se cacher derrière des étiquettes européennes. Ces mastodontes disposent d'une avance technologique sur les batteries et le software que Detroit peine encore à combler.</p> <h2>Detroit dans l'arène avec ses propres prédateurs</h2> <p>La stratégie du président américain ressemble à une sorte de pari. D'un côté, elle promet des emplois et des voitures potentiellement moins chères pour les clients américains. De l'autre, elle jette les constructeurs américains en pâture à des concurrents affûtés, sur leur propre terrain. Les études de marché sont formelles : <strong>les acheteurs les plus jeunes n'ont plus les mêmes scrupules que leurs aînés face aux marques chinoises</strong>. La barrière idéologique s'effrite devant la réalité technologique et tarifaire.</p> <p>Imaginez un jeune du Michigan capable d'acheter un <a href="https://www.autoplus.fr/environnement/xiaomi-yu7-trois-versions-trois-autonomies-et-trois-prix-differents-pour-le-suv-1386970.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">SUV Xiaomi</a> assemblé dans son État. La fidélité historique à Chevrolet ou Ford risque de vaciller sérieusement. Les constructeurs américains se retrouvent dans une position inconfortable : <strong>défendre leur pré carré face à des adversaires qui maîtrisent mieux qu'eux les codes de la voiture connectée et électrique</strong>.</p> <p>Les conditions posées par Donald Trump ne sont d'ailleurs pas nouvelles. Les Japonais l'ont acceptée dans les années 80 pour contourner les droits de douane et conquérir les États-Unis. Sauf que cette fois, les Chinois arrivent avec des arguments autrement plus solides en matière de batteries et d'intelligence artificielle embarquée.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/donald-trump-pret-a-accueillir-les-constructeurs-chinois-aux-etats-unis-mais-non-sans-quelques-conditions-1419981.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/donald-trump-pret-a-accueillir-les-constructeurs-chinois-aux-etats-unis-mais-non-sans-quelques-conditions-1419981.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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