Le Sénégal aurait été avantagé : nouvelles révélations après la finale de la CAN

Au lendemain d’un scénario complètement rocambolesque lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations opposant le Sénégal au Maroc, la lecture des événements survenus en fin de match reste particulièrement floue. Tout a basculé sur deux faits de jeu successifs – un but refusé pour le Sénégal suite à une faute peu évidente, puis un penalty accordé au Marocain Brahim Diaz dans le prolongement de l’action.

Un enchaînement qui a engendré une scène assez surréaliste puisque les joueurs du Sénégal ont pris la décision de quitter le terrain afin d’arrêter le match, avant de revenir sur la pelouse après l’appel courageux de leur capitaine Sadio Mané. La suite a été tout aussi épique : une panenka manquée de Brahim Diaz, un but fantastique de Pape Gueye pour délivrer les Lions de la Teranga et une prolongation sous haute tension jusqu’au bout de la nuit.

Cette fin de match fait évidemment l’objet de tous les débats ce lundi. Le penalty raté de Brahim Diaz a été interprété de différentes façons selon les sensibilités. Quoiqu’il fasse, le milieu de terrain offensif du Real Madrid aurait été pointé du doigt. S’il avait réussi sa tentative, de nombreux observateurs auraient crié au scandale, alors qu’un climat de suspicion planait déjà sur le Maroc depuis le début du tournoi. Et s’il l’avait frappé volontairement à côté, le Marocain aurait pu être pris à partie par son propre public. Brahim Diaz a choisi l’entre-deux, avec ce geste insensé et mal réalisé…

Le Sénégal aurait dû finir à huit

Les histoires autour du penalty de Brahim Diaz éclipsent toutefois un autre point important. Et il concerne cette fois-ci le Sénégal. En quittant le terrain après le penalty sifflé par l’arbitre de la rencontre, les joueurs de Pape Thiaw se sont mis en faute, si l’on se fie au règlement de la FIFA. Plus précisément, tous les joueurs sénégalais ayant quitté l’aire de jeu auraient dû être avertis.

Ce qui signifie que trois d’entre eux – El Hadji Malick Dioufn Lamine Camara et Ismaïla Sarr – n’auraient pas dû disputer la prolongation puisqu’ils avaient écopé d’un premier carton jaune, selon la loi 12 de l’International Football Association Board (IFAB), stipulant « qu’un joueur doit être averti s’il commet l’une des infractions suivantes : quitter délibérément le terrain sans l’autorisation de l’arbitre… ».  Les Sénégalais s’en sortent bien et peuvent remercier Sadio Mané pour sa lucidité.

Espace publicitaire · 300×250