La victoire contre Levante n’a pas suffi à apaiser le climat autour du Real Madrid. Malgré trois points précieux en Liga, le Santiago-Bernabéu a laissé éclater sa frustration, ciblant plusieurs figures majeures de l’équipe. Parmi elles, Vinicius Junior, sifflé par une partie du public encore marqué par les récents échecs. Dans un contexte tendu, la parole d’un cadre était attendue pour recadrer le débat et rappeler les responsabilités collectives.
Mbappé assume et cadre le débat
Ces sifflets ont surpris jusque dans le vestiaire madrilène. Vinicius Jr, déjà exposé médiatiquement, a été particulièrement touché, tandis que Jude Bellingham et même la direction du club ont été pris à partie. Cette atmosphère lourde intervient à un moment charnière de la saison, à la veille d’un rendez-vous européen face à Monaco. Le contexte appelait une prise de position forte, capable d’apaiser les tensions sans nier les manquements sportifs.
Présent en conférence de presse, Kylian Mbappé n’a pas esquivé le sujet. Il a d’abord reconnu une part de compréhension envers les tribunes : « Avant d’être footballeur, j’étais supporter. Quand on n’est pas content, on siffle. » Mais le Français a aussitôt posé une limite claire : « Ce que je n’aime pas, c’est qu’on pointe un joueur du doigt. Si on siffle, alors on doit siffler toute l’équipe. » Un message direct, assumant les insuffisances collectives sans isoler un individu.
Une défense appuyée de Vinicius Jr
Mbappé a insisté sur la dimension humaine du Brésilien. « Ce n’est pas la faute de Vini. C’est celle de toute l’équipe. C’est un être humain, un joueur incroyable, et nous devons mieux le protéger. » En quelques phrases, l’attaquant français a rappelé l’équilibre fragile entre exigence du très haut niveau et respect des joueurs, souvent mis sous pression à Madrid.
Le capitaine des Bleus a également élargi son discours à Jude Bellingham, soulignant son potentiel et son importance. Au-delà des cas individuels, Mbappé a surtout voulu envoyer un signal fort avant les prochaines échéances : « Les supporters ne sont pas contre nous, ils sont en colère. À nous de répondre sur le terrain. » Un plaidoyer pour l’unité, alors que le Real Madrid aborde une phase décisive de sa saison, avec la nécessité de transformer la tension en moteur collectif.


