
<p>Le <a href="https://www.topsante.com/medecine/contre-le-syndrome-de-lintestin-irritable-eliminer-ces-2-categories-daliments-serait-efficace-893258?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">syndrome de l'intestin irritable</a> (SII), anciennement dénommé troubles fonctionnels intestinaux ou colopathie fonctionnelle, est un<a href="https://www.topsante.com/medecine/digestion_et_transit/je-suis-endocrinologue-et-nutritionniste-et-pour-mieux-digerer-je-vous-conseille-de-vous-offrir-ce-petit-plaisir-apres-le-dejeuner-908216?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener"> trouble chronique de la digestion</a>. Les patients se plaignent de ballonnements après les repas, de gargouillements, de gaz et d’un <a href="https://www.topsante.com/nutrition_et_recettes/les_bons_aliments/si-votre-transit-est-paresseux-cette-petite-cereale-meconnue-pourrait-vraiment-changer-vos-habitudes-938652?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">transit</a> perturbé (diarrhée ou constipation, parfois en alternance). En France, 5 à 10% des gens seraient concernés, surtout les femmes de moins de 50 ans. En effet, les femmes représentent les deux tiers des patients atteints.</p> <p>Aujourd’hui, des scientifiques pourraient avoir compris pourquoi une telle proportion. D’après les résultats de leur étude, parus fin décembre dans la revue <a href="https://doi.org/10.1126/science.adz1398?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener"><em>Science</em></a>, les œstrogènes, hormones beaucoup plus produites par les femmes que les hommes, pourraient être en cause. A terme, cette découverte pourrait conduire à de nouveaux traitements pour le syndrome du côlon irritable mais aussi d’autres problèmes gastro-intestinaux.</p> <p>Les chercheurs savaient déjà que la douleur gastro-intestinale des femmes avait tendance à s’aggraver pendant la grossesse et à certains moments de leurs cycles menstruels à cause des fluctuations des niveaux d’œstrogènes. Mais ils ignoraient encore quelles cellules de l’intestin répondaient à cette hormone.</p> <h2>"De nouvelles cibles potentielles de médicaments"</h2> <p>Aussi, pour leur étude, Ingraham et ses collègues ont cherché la cible de l’œstrogène chez des souris. Ils ont alors identifié des protéines dans lesquelles l’hormone s’insère dans un type rare de cellule intestinale du nom de cellules L. En allant plus loin, ils ont identifié que l’œstrogène entraîne la libération d’une hormone appelée peptide YY (PYY).</p> <p>Cette dernière ordonne ensuite à un autre type de cellule intestinale de libérer de la sérotonine. Cette dernière, à la fois hormone et neurotransmetteur, envoie des signaux de douleur au cerveau.</p> <p><em>« Au lieu de simplement dire que les jeunes femmes souffrent du syndrome du côni irritable, nous voulions une science rigoureuse expliquant pourquoi</em>, explique Holly Ingraham, co-auteure de l’étude et physiologiste moléculaire à l’Université de Californie à San Francisco, dans un <a href="https://www.ucsf.edu/news/2025/12/431241/do-hormones-explain-why-women-experience-more-gut-pain?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">communiqué</a>. <em>Nous avons répondu à cette question, et au passage identifié de nouvelles cibles potentielles de médicaments. »</em></p> <h2>"L'œstrogène amplifie toute cette voie"</h2> <p><em>« C’est cette chaîne d’événements, cette discussion croisée entre ces deux types cellulaires rares dans l’intestin, qui médiatise la sensation de douleur,</em> renchérit Ingraham. <em>L’œstrogène amplifie toute cette voie. »</em></p> <p>Cette étude pourrait également à comprendre pourquoi un régime pauvre en FODMAPS peut aider les patients atteints du syndrome de l’intestin irritable. Pour rappel, cet acronyme signifie Fermentable by colonic bacteria Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides And Polyols. Les FODMAPS sont des glucides (sucres) particuliers, présents dans certains aliments comme le yaourt, l’ail et les haricots. On les regroupe en quatre grandes familles, citées dans l’acronyme.</p> <p>En effet, quand les bactéries digèrent ces glucides, elles laissent derrière elle des acides gras à chaîne courte. Or l’œstrogène augmente la production de récepteurs aux cellules L répondant aux acides gras à chaîne courte, ont remarqué les chercheurs. Quand ils sont activés, les récepteurs lancent la production de cellules L qui elles-mêmes créent des PYY, d’où la douleur.</p> <p><em>« Cela signifie que l’œstrogène est en réalité à l’origine de cette double frappe,</em> explique Archana Venkataraman, co-auteure de l’étude et neuroscientifique à l’Université de Californie à San Francisco. <em>D’abord, cela augmente la sensibilité de base de l’intestin en augmentant le PYY, puis cela rend les cellules L plus sensibles à ces métabolites qui flottent dans le côlon. »</em></p> <h2>"Des stratégies de gestion de la douleur plus efficaces et basées sur la précision"</h2> <p>Cette découverte d’évènements en chaîne pourrait aider les chercheurs à mettre au point de nouveaux moyens d’atténuer les douleurs intestinales chroniques. Ceux ayant participé à l’étude travaillent donc actuellement à étudier comment des médicaments pourraient cibler cette voie.</p> <p><em>« Reconnaître les façons dont le sexe et le genre influencent les dimensions biologiques, psychologiques et sociales de la douleur sera essentiel pour développer des stratégies de gestion de la douleur plus efficaces et basées sur la précision », </em>commentent Amélie Joly et Irene Miguel-Aliaga, physiologistes de l’Institut Francis Crick en Angleterre, extérieures à la recherche, dans un <a href="https://www.science.org/doi/10.1126/science.aed4888?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">commentaire accompagnant</a> l’article paru dans <em>Science</em>.</p> <h2>Quelques conseils pour éviter les crises et soulager les symptômes</h2> <p>De manière globale, les patientes atteintes du syndrome du côlon irritable sont invitées, outre le régime pauvre en FOMPAS, à éviter le lactose et l’alcool, extrêmement inflammatoire.</p> <p>Si vous êtes concernée, limitez les facteurs de stress autant que possible et pratiquez des exercices de respiration, d’ancrage et de méditation quand vous sentez la tension monter. En période de crises, <a href="https://www.topsante.com/medecine/je-suis-professeure-de-yoga-atteinte-du-syndrome-de-lintestin-irritable-et-cette-posture-est-ideale-pour-soulager-les-douleurs-914966?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">certaines positions de yoga peuvent également aider.</a></p> <p>Dans une vidéo publiée sur son compte Instagram, Helen Watkins, formatrice Yin Yoga, et elle-même atteinte du syndrome du côlon irritable, dévoile son secret : <em>« une pression douce sur le ventre »</em>, pour un <em>« massage très agréable ».</em> Concrètement, comment ça fonctionne ? Munissez-vous d’un tapis de yoga et mettez-vous en posture de l’enfant : le corps sur les genoux et les fesses sur les talons. Déposez le front au sol, les bras ramenés vers l’avant. Installez un plaid entre vous et le sol et roulez légèrement dessus, d’avant en arrière. <em>« Je reste en général 2/3min avec le plaid en appuie, et ensuite 2/3min avec le ventre libre en respirant profondément »,</em> précise Watkins.</p> <meta name="original-source" content="https://www.topsante.com/medecine/les-chercheurs-ont-enfin-compris-pourquoi-les-femmes-sont-plus-touchees-par-ce-trouble-digestif-frequent-et-cette-decouverte-pourrait-tout-changer-942905" /><meta name="syndication-source" content="https://www.topsante.com/medecine/les-chercheurs-ont-enfin-compris-pourquoi-les-femmes-sont-plus-touchees-par-ce-trouble-digestif-frequent-et-cette-decouverte-pourrait-tout-changer-942905" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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