Le Journal

Soirée de rêve pour Provence, Colomiers revient de loin
Des soirées comme celle de vendredi, Provence Rugby en redemande. Tandis que Vannes, leader assuré de conserver la première place à l’issue de cette 17e journée de Pro D2 une fois de plus, recevra Brive en prime time samedi soir (21h00) devant les caméras de Canal Plus, les Provençaux se déplaçaient sur la pelouse d’une équipe de Nevers invaincue dans son stade du Pré Fleuri depuis le début de la saison (8 matchs, 8 victoires). Mais ça, c’était avant de se frotter aux joueurs d’Aix-en-Provence, parvenus non seulement à faire mordre la poussière à l’USON devant son public pour la première fois de l’exercice mais également de leur infliger l’une de leur plus lourde défaite de la saison (45-10). Une promenade de santé inattendue qui permet à Provence, qui restait pourtant sur deux défaites en déplacement, d’ajouter cinq points à son compteur et grimper à la 2e place du classement, certes à égalité avec l’ancien dauphin Colomiers. Il s’en est toutefois fallu d’un rien que ces Columérins qui n’ont plus perdu chez eux depuis le 7 novembre dernier contre… Provence et n’ont concédé que deux revers dans leur antre cette saison (NDLR : Ils avaient également perdu contre Vannes) chutent à domicile devant Oyonnax. Béziers et Biarritz se relancent, belle soirée pour les deux derniers Les anciens leaders ont en effet vécu un calvaire en première mi-temps (22-7 à la pause pour les visiteurs) avant de réussir après la pause une incroyable remontada, le tout sans laisser le moindre point à leurs adversaire. En marquant le 4e et dernier essai de Colomiers, à deux minutes de la sirène, Béchu a permis à son équipe d’arracher une victoire inespérée (24-22). Les Columérins devancent désormais Valence Romans en dépit de la défaite des Drômois (18-13) à Mont-de-Marsan, avant-dernier. Un exploit qui a inspiré la lanterne rouge Carcassonne. Les Languedociens se sont offert leur 4e victoire de la saison (20-15) en dominant Dax, 14e, à domicile. Béziers et Biarritz, qui avaient tous deux rechuté lors de la dernière journée, se sont relancés, respectivement face à Aurillac, battu pour la troisième fois de suite (22-7), et Soyaux Angoulême, balayé sur la pelouse d’Aguilera (46-22. Les résultats de la soirée : Nevers – Provence Rugby : 10-45 Béziers – Aurillac : 22-7 Biarritz – Soyaux Angoulême : 46-22 Colomiers – Oyonnax : 24-23 Mont-de-Marsan – Valence Romans : 18-13 Carcassonne – Dax : 20-15

Pau, le coup de tonnerre !
Battu lors de ses deux premiers matchs, Pau se savait de nouveau dos au mur malgré sa victoire de la dernière journée sur la pelouse des Scarlets au moment d’accueillir les Blue Bulls au Hameau, vendredi soir pour le compte de la 4e journée de Champions Cup. La Section ne devait pas penser qu’à l’issue d’une soirée cauchemardesque face à ces Sud-Africains qui avaient perdu leur trois matchs avant de se rendre en Béarn, avait reçu une claque monumentale à Northampton (50-5) lors de leur unique déplacement avant vendredi et restaient sur huit défaites, elle serait contrainte de faire ses valises dès cette phase de poules qu’elle avait il est vrai débuté de manière catastrophique. A l’image de cette soirée en enfer. Le dauphin de Toulouse en Top 14, qui avait attendu pendant 25 ans de retrouver la Coupe d’Europe, connaissait la donne : il devait impérativement s’imposer pour pouvoir se qualifier pour la suite de la compétition. Une victoire qui semblait largement dans les cordes des Béarnais face au dernier du groupe 4. Malheureusement pour Pau, les Bulls, revanchards, ont créé la sensation au Hameau (26-24), vainqueurs avec le bonus offensif, et subi du même coup une terrible (et assez inimaginable) désillusion. Fin de match cauchemardesque pour Pau ! La soirée avait déjà mal commencé, avec cet essai inscrit dès la 3e minute par Mpilo Gumede venu récompenser le très bon départ des Sud-Africains. Les Palois n’ont pas tardé à réagir et trouvé la faille à leur tour, cinq minutes plus tard grâce au talonneur Youri Delhommel. Un début de match très serré qui allait voir encore les Bulls reprendre les devants, cette fois face à l’ancien bulldozer de Sale Aker Van der Merwe. Mais une fois de plus, la Section ne s’en laissait pas compter et revenait de nouveau à hauteur (et même devant, grâce à la transformation), sur un essai en force de Jimi Maximin. Un autre, presque dans la foulée, permettait à Delhommel, qui s’offrait le doublé dans les toutes dernières secondes de la première mi-temps, d’en remettre une couche. Avec neuf points d’avance à la pause (21-12) puis douze ensuite après une pénalité, Pau semblait alors pouvoir voir venir. Du moins le pensait-t-on, avant que les Bulls, à quatorze sur le 2e essai de Delhommel, ne repartent à l’abordage. Sur un superbe numéro en contre-attaque, l’ailier Cheswill Jooste remettait alors complètement son équipe dans le coup, avant qu’un essai transformé de Nizaam Carr à dix minutes de la sirène et alors que Pau évoluait en infériorité numérique ne vienne provoquer ce coup de tonnerre que l’on voyait malheureusement poindre. Comme Bayonne et Clermont, la Section s’arrête là.

Dembélé en mode Ballon d’Or
Quatre jours après son élimination en seizième de finale de la Coupe de France face au Paris FC, le Paris Saint-Germain a réagi ce vendredi en Ligue 1. A l’occasion de la réception du Losc, les hommes de Luis Enrique se sont imposés tout en maîtrise (3-0). Au-delà de la victoire, les Parisiens ont retrouvé leur Ballon d’Or. En jambes, « Dembouz » a débloqué la situation d’une frappe depuis l’extérieur de la surface (1-0, 13e). En deuxième période, l’ancien Barcelonais s’est offert un doublé d’un petit bijou. Après un magnifique numéro dans la surface lilloise, l’international tricolore a trompé Berke Özer d’un lob sensationnel (2-0, 64e). « Il y en a quelques-uns qui sont beaux, mais celui-là est pas mal » « Mon 2e but ? Je voulais tirer en une touche mais je rate le contrôle, a confié Dembélé au micro de Bein Sports à la fin du match. Je vois le défenseur venir sur moi donc je me mets sur mon pied gauche. Je vois le gardien avancé, j’ai tenté et ça m’a réussi. Il y en a quelques-uns qui sont beaux, mais celui-là est pas mal. » Dans le dur ces dernières semaines, Bradley Barcola a retrouvé le chemin des filets (3-0, 90e) et ainsi scellé le score. Le club de la capitale reprend ainsi provisoirement la tête du championnat, avec deux points d’avances sur Lens. De son côté, Lille, qui n’a pas fait un mauvais match et qui aurait même pu prendre les devants dès la 2e minute de jeu sur une double occasion d’Olivier Giroud et Ethan Mbappé, enchaîne une troisième défaite de rang (toutes compétitions confondues).

ASVEL, comme un air de déjà vu…
Une fois n’est pas coutume, Monaco faisait partie vendredi soir des… des supporters de l’ASVEL. En cas d’exploit de leur rival face à l’Hapoël Tel-Aviv pour le compte de la 22e journée de l’Euroligue au lendemain de leur nouvelle victoire (la sixième de suite), jeudi sur le parquet de Paris, ces Monégasques inarrêtables et provisoires leaders de la compétition depuis jeudi auraient terminé cette journée aux commandes pour la première fois de la saison (et cette fois pas uniquement provisoirement). Comme les joueurs de la Principauté devant leur écran, les Villeurbannais ont longtemps pensé qu’il y avait un coup à jouer face à cette équipe de l’Hapoël qui n’avait plus aligné deux succès consécutifs depuis mi-décembre (contre Etoile rouge de Belgrade et au Virtus Bologne) ni gagné à l’extérieur depuis le 23 décembre, sur le parquet du Bayern Munich (82-72) et prendre ainsi leur revanche après la défaite du match aller début décembre (87-80). Malheureusement pour les joueurs de Pierric Poupet, battus là pour la troisième fois de suite et pour la 16e fois en 22 matchs depuis le coup d’envoi de l’exercice, ils se sont montré incapables de réitérer leur belle performance de la première mi-temps. Et les protégés de Tony Pärker, qui avaient rejoint les vestiaires avec 7 points d’avance (38-31) alors que le match avait été très serré dans l’ensemble, ont progressivement perdu pied au retour des vestiaires. Et l’ASVEL s’effondra… Emmenée par un Glynn Watson toujours aussi incisif (17 points, 5 passes, 3 rebonds, meilleur marqueur de notre représentant dans ce match), l’ASVEL a bien continué un temps de dominer les débats. Après que les visiteurs, grâce notamment à Daniel Oturu et Elijah Bryant, sont revenus à hauteur, les Villeurbannais ont toutefois trouvé la force de repasser devant de nouveau. Mais pour la dernière fois de la soirée. Le dernier quart-temps, débuté avec un point d’avance pour les Villeurbannais (58-57), a donné lieu à une domination plus nette encore (24-15) des premiers du classement que dans la période précédente (26-20). Après avoir accusé le coup, l’ASVEL, battue 50-35 sur la seconde période, a perdu pied. Sans jamais retrouver le fil malgré les derniers efforts de Melvin Ajinça notamment (12 points, 4 rebonds, 3 passes). Les Rhodaniens, qui retrouvent l’avant-dernière place, n’ont toujours pas gagné à l’extérieur. C’est un fait. Malheureusement, ils ne sont pas beaucoup plus brillants chez eux. Cette nouvelle contre-performance en atteste.

Le but sensationnel de Dembélé lors de PSG-Lille (vidéo)

Cizeron en grande forme avant les Jeux

Sénégal-Maroc, une décision exceptionnelle a été prise

Pau: Clap de fin pour Kpoku

Monaco, une triste première dans son histoire
L’AS Monaco s’enfonce dans la crise. A l’occasion de la réception de Lorient, ce vendredi soir en match d’ouverture de la 18e journée de Ligue 1, les hommes de Sébastien Pacognoli se sont une nouvelle fois inclinés (1-3). Au cours d’une première période plutôt plaisante et équilibrée, l’ASM s’est fait une grosse frayeur sur un but refusé d’un rien à Bamba Dieng peu avant la pause. Mais l’ancien attaquant de l’OM, en grande forme, a fini par trouver la faille au cours du seconde acte (68e). C’est son septième but marqué lors de ses quatre dernières sorties (toutes compétitions confondues). De retour de blessure et fraîchement entré en jeu, Ansu Fati a égalisé peu de temps après (76e). Il n’avait plus marqué depuis son doublé dans le derby contre l’OGC Nice, le 5 octobre dernier. Mais malgré de belles intentions de jeu et des occasions, les Monégasque ont craqué en fin de match. Une 7e défaite lors des 8 derniers matches de L1 pour l’ASM Makengo a redonné l’avantage sur une frappe contrée par Dier (85e), avant que Karim ne fasse le break deux minutes plus tard (87e). Les Merlus enchaînent ainsi un neuvième match de rang sans défaite toutes compétitions confondues (5 victoires, 4 nuls) et consolident leur douzième place au classement. De son côté, Monaco enchaîne un quatrième revers de rang en championnat. Pire, les Rouge et Blanc ont signé une septième défaite lors des huit derniers matches de L1. La pire série de l’histoire du club de la Principauté en Ligue 1.

Ligue 1 : retour des cadres pour Paris, Giroud et Mbappé titulaires avec le Losc… Les compos de PSG-Lille

Municipales à Grenoble : un nouveau sondage en approche

