
Condamnée en première instance à quatre mois de prison avec sursis pour provocation à la haine raciale, la sulfureuse ex-candidate zemmouriste aux législatives de 2022 dans l'Hérault a vu son procès en appel, devant se tenir le 5 janvier, reporté au 1er juin.
L'infamie attendra encore six mois pour être jugée une seconde fois. Condamnée en première instance en novembre 2024 pour provocation à la haine raciale dans l'affaire dite des "ratonnades", Florence Médina, ex-candidate dans l'Hérault aux élections législatives de 2022 sous la bannière du parti d'ultra-droite Reconquête ! d'Eric Zemmour, a vu son procès en appel, qui devait se tenir lundi 5 janvier, être reporté au 1er juin.
Le Cour d'appel de Montpellier a accepté la demande de renvoi de la défense, et se penchera ainsi sur le dossier dans six mois. Elle devra apprécier le caractère haineux et raciste des propos tenus par la mise en cause en novembre 2023 sur son compte Facebook, peu de temps après le décès du jeune Thomas à Crépol dans la Drôme. "Si c’est la guerre que les racailles veulent, ils vont l’avoir. Dans les années 80, il existait des ratonnades. Au risque de choquer, ça peut recommencer, mais nous ne laisserons pas nos enfants se faire assassiner lâchement par des racailles en surnombre et armées…" .
Ces mots sans ambages illustrent à eux-seuls toute la violence qui irrigue le projet politique raciste que Florence Médina ambitionnait incarner dans le département. Aux juges de se prononcer dans six mois.








