
<p>Constructeur britannique historique ressuscité en Inde au milieu des années 90, Royal Enfield dispose aujourd’hui d’une vaste gamme jouant à fond la carte rétro. Sympa, à condition que les prestations soient bel et bien d’actualité. Voyons ça de plus près avec cette <strong>Royal Enfield Interceptor 650</strong>... </p> <h2>La moto Royal Enfield Interceptor 650 à l'essai</h2> <p>Une selle plate comme une limande, de jolis <a href="https://www.autojournal.fr/pratique/amortisseurs-changer-entretien-voiture-302667.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank">amortisseurs</a> à gaz, des jantes à bâtons qui fleurent bon les années 80, deux longs silencieux : cette Interceptor 650 ne fait pas son âge, même dans cette version "black engine" qui couvre de noir nombre de ses accessoires. Selon l’angle d’observation, on oscille entre les seventies et la décennie suivante. C’est d’ailleurs ce à quoi aurait pu ressembler l’Interceptor 750 à cette époque si sa carrière n’avait pas été stoppée brutalement en 1970, année de l’arrêt de la fabrication des Royal Enfield outre-Manche. Pourtant, la moto qui nous accompagne aujourd’hui n’a soufflé qu’une bougie. </p> <p>Prenant la suite de la moto du même nom commercialisée de 2019 à 2023, elle reprend la recette de son aïeule, qui jouait elle aussi la <strong>carte de la nostalgie</strong>. Sa cible ? Les nouveaux motards désireux de rouler avec une machine pleine de charme sans subir les inconvénients des "vraies" anciennes à <a href="https://www.autoplus.fr/deux-roues?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">deux roues</a>. Car on peut aimer le look rétro sans pour autant vouloir s’infliger une partie cycle reposant sur des tuyaux d’arrosage et un freinage confié à un frêle disque à peine plus épais qu’un vinyle et commandé par un câble… Et pour attirer une clientèle novice, son bicylindre de presque <strong>650 cm3</strong> ne développe pas plus de <strong>47 chevaux</strong>, limite fixée pour les détenteurs du permis A2.</p> <h2>Anachronismes pertinents</h2> <p>À l’image du petit phare rond, à LEDs, certains détails mélangent avec bonheur le rétro et le moderne, comme le port USB situé à proximité de la main droite… Réveillons le bicylindre pour savoir ce qu’il a réellement dans le ventre. J’enfourche l’Interceptor, la selle, taillée comme un parpaing, manque un peu de moelleux à mon goût. Les commandes tombent bien sous la main, mais le bouton faisant office de coupe-circuit et de démarreur déstabilise un peu. Comme la commande des warnings, il demande un peu d’accoutumance avant de s’en servir sans y penser. Autre détail qui sautera aux yeux des habitués des grosses cylindrées, la faible largeur du réservoir, qui donne l’impression de chevaucher une 125 cm3. </p> <p>Nul besoin de starter pour réveiller le moteur, alimenté par une injection moderne. D’emblée, la douceur de la <a href="https://www.autoplus.fr/pratique/boite-de-vitesses-quand-faut-il-la-reparer-au-lieu-de-la-remplacer-1301949.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">boîte</a> met en confiance. Si l’étagement un peu long incite à utiliser la première plutôt que la seconde à basse vitesse, la facilité avec laquelle les rapports s’enchaînent est un bel atout, que vous soyez débutant ou confirmé. Le moteur fait preuve d’une certaine <strong>souplesse</strong>, et offre une agréable impression de vivacité en ville, sans toutefois cogner exagérément quand le régime flirte avec le ralenti. Autre atout pour les citadins, une largeur raisonnable et un grand guidon qui donne une impression de légèreté lorsqu’on le manœuvre, mais oblige à une certaine attention lors des remontées de file.</p> <h2>Confort "à l’ancienne"</h2> <p><strong>Très plaisante à mener en ville</strong>, l’Interceptor donne envie de s’aventurer sur le réseau secondaire. Si le bitume est en mauvais état, les postérieurs douillets regretteront rapidement l’expérience. Les amortisseurs arrière, pourtant réglés au plus souple, manquent justement de souplesse. Devant, la fourche se montre elle aussi très ferme dans certaines situations. Rien à dire en revanche sur le comportement, qui reste très sain. Le moteur, lui, promet un certain allant sur départementale, où l’absence totale de protection reste tout à fait supportable. </p> <p>Pas de chance, un morceau d’autoroute pointe le bout de son nez. Un terrain forcément moins favorable à ma monture du jour… Compteur calé à 110 km/h, les remous d’air deviennent gênants. Le 650 cm3 reste vaillant, même si on sent qu’il ne lui en reste plus tant que ça dans les pistons. Je tente d’ailleurs plusieurs fois d’engager une hypothétique 7ème vitesse, sans succès. C’était écrit sur la fiche technique : l’Interceptor n’a rien d’une GT. Mais elle s’en tire honorablement dans un exercice qui ne lui est pas destiné. De retour sur un trajet sinueux bien revêtu, je prends davantage de plaisir à manier une moto globalement facile. </p> <p>Au final, cette Interceptor semble être un bon choix pour qui veut débuter à moto avec un engin charmant, doté d’un ABS et dépourvu de carburateurs capricieux, tout en restant abordable. Elle est aussi à conseiller à qui souhaite se remettre le pied à l’étrier après une longue période loin des guidons. Les possesseurs de <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/permis-de-conduire-moto-ce-gros-changement-qui-arrive-des-le-1er-janvier-2024-1299603.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">permis A</a> ou A1 trouveront en revanche l’engin un peu juste côté performances, même si le 650 cm3 fait preuve de bonne volonté.</p> <p> <br /> </p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/deux-roues/essai-royal-enfield-interceptor-650-voix-royale-1408487.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/deux-roues/essai-royal-enfield-interceptor-650-voix-royale-1408487.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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