
Photographie et patrimoine, histoire, bande dessinée, littérature, jeunesse, aquarelle, agendas et calendrier, si vous aimez tout ça, vous allez vous régaler au festival de la Biographie avec Alcide !
Dans un monde toujours plus éloigné de réalités, virtuel et courant vers la modernité technologique, il est bon de se poser et de regarder ce que font les sociétés qui ne voient que le temps long.
Dans le monde de l’édition, Alcide, maison nîmoise, est de celles-là. Mais elle ne renie pas non plus les vertus de cette même modernité ! Un mélange actuel et passé pour faire briller un territoire en reflétant son histoire, son patrimoine et ses valeurs.
Avec Alcide, embarquez pour une sorte de voyage quasi intérieur. Photographie et patrimoine, histoire, bande dessinée, littérature pour petits et grands, aquarelle, agendas et calendrier… Vous aurez de quoi lire cette année !
« Le salon important pour nous, toujours ! » affirme Yann Cruvellier, le fondateur d’Alcide, maison nîmoise qui mise sur les valeurs d’un territoire riche et reconnue et qui aura des auteurs au salon.
Thierry Vezon, fera une conférence ce vendredi à 16h, « de la Camargue aux Cévennes », et parlera d’une petite partie de ses photos, photos que vous pourrez bientôt retrouver dans un magnifique livre. « C’est magnifique ! Il sera aussi présent le samedi toute la journée pour signer ses livres déjà parus. Le samedi, toute la journée, Lionnel Astier donnera une conférence-entretien à 14h au grand auditorium sur son dernier ouvrage, Élise, la colère de dieu. »
Frédéric Cartier Lange, pour son travail autour de la collection jeunesse, sera lui aussi de la partie samedi et dimanche, y compris le dernier paru, tout fraîchement sorti des cartons, sur l’Aigoual !
L’Aigoual, roi des Cévennes, pour être précis. Le dernier d’une collection qui fonctionne bien. « On en est à 40 000 ventes et le marché évolue doucement mais sûrement. Les livres sont très variés, très colorés, accessibles. Cette fois, la mise en page est un peu différente, l’illustrateur innove une fois encore avec pour idée de rendre la lecture toujours plus facile et agréable. Il faut dire qu’avec l’Aigoual, le sujet se prêtait à avoir des dessins un pu plus grands ! Le livre sort à l’occasion du festival ! »
Jean-Paul Chabrol et Éric Teyssier complèteront les yeux ou plumes estampillés Alcide.
« Ça nous fait du monde ! Cette année, on met l’accent sur le fait que les Cévennes et la région sont une excellente clé de lecture de la société d’aujourd’hui, comme c’est le cas avec Astier pour Élise. Idem pour les photographies de Vezon, on nombre les beautés du monde pour les préserver. »
Alcide a toujours eu pour fondation de faire briller son territoire en en dénichant ses secrets cachés, ses diamants bruts, des histoires fantastiques, ses têtes ornementées, bref, tout ce qui fait la richesse, patrimoniale, environnementale, humaine bien sûr, et historique d’un territoire qui a toujours été au carrefour des civilisations.
« Pourquoi j’ai créé une maison d’édition régionale. Les deux raisons précédentes, entre Camargue et Cévennes, toute la beauté du monde à travers les changements climatiques. On a Nîmes et le monde romain, la cité disparaît en moins d’un siècle, tout est fragile et on ne peut pas s’empêcher de penser à la démocratie et au monde. C’est notre démarche ! À partir de la région, on parle du monde. »
Et 2026 signera les 20 ans d’Alcide. 20 ans dans le monde de l’édition, 20 ans à transmettre, 20 ans à révéler et réveiller. Réveiller, aujourd’hui plus que jamais réveiller les pensées est nécessaire.
« Nous allons mettre à l’honneur André Chamson. Mais on va aussi éditer quatre grands et beaux livres. Un premier sur l’histoire de la soie en Cévennes par Daniel Travier, un sur Nîmes et un autre avec des photographies d’Annabelle Chabert qui sortiront en fin d’année. On aura aussi deux nouvelles bandes dessinées ! »
Thierry Vezon sortira quant à lui deux livres, un sur la Camargue et un autre sur sa vision d’une forêt tropicale. En tout ? « On va essayer de passer l’année en sortant une douzaine d’ouvrages en essayant de les répartir sur l’année. »
Le principal bilan, c’est que c’est un métier de rencontres et que la passion, mais aussi les belles rencontres, autour des thèmes dont on parle, ont été au rendez-vous. « 2026 est aussi l’occasion de rendre l’histoire et la photographie très ludiques et agréables à lire. Aujourd’hui, tout en continuant dans cette voie, nous devons diversifier la manière d’attirer le public. C’est pour cela que nous optons aussi pour la BD, les livres jeunesse… On garde ce qui a fait l’ADN d’Alcide et on développe d’autres aspects du métier. »
Une chose est sûre, la BD faisait les yeux doux à Yann Cruvellier depuis quelques années et cette année, deux titres feront sensation ! Deux albums à découvrir cette année et sur lesquels nous reviendrons prochainement.
« La BD ? C’est compliqué parce qu’il faut du temps. On veut travailler avec des gens d’ici, c’est long. Le rythme n’est pas encore clair mais ça va se faire, avis aux projets en lien avec la région à développer ! »







