
Le procès pour le meurtre qui a eu lieu à Nîmes, dans le quartier de Pissevin, en janvier 2021, s’est ouvert ce lundi 19 janvier 2026. Faisant application de la loi du 13 juin 2025, le tribunal est composé de cinq magistrats, sans jury populaire. Une nouvelle formation mise en place pour le jugement d'affaires liées à la criminalité organisée.
La victime, ne présentant pourtant aucun lien avec le trafic de stupéfiants, a été tué de deux balles, provenant d’une arme de guerre de type Kalachnikov et de calibre 7.72, le 18 janvier 2021. Téléphone éteint juste avant les faits et plus jamais rallumé, munitions du même calibre retrouvés chez l’accusé et témoins de la scène désignent l'accusé comme étant à l’origine de cet assassinat sordide, un « faisceau d’indices » pointe vers Kamel. Interrogé sur ces faits par Christian Pasta, président à l'audience, l'accusé à lancé : « Je les conteste à 100 % ».
Après l’intervention des experts et des parties civiles, notamment le père de la victime, la parole a été donnée à Maître Khadija Aoudia, intervenant pour les parties civiles. Décrit comme un exécutant, l’accusé aurait été missionné pour tuer Abdelkrim D., un membre d’une éminente famille de trafiquants, luttant pour le contrôle du marché de la drogue dans l’agglomération nîmoise. Une expédition punitive, donc. Mais problème : l'accusé, croyant effectuer sa mission, se serait trompé de cible, causant alors la mort d’un homme sans histoire.
Invoquant le complot, le quadragénaire installé dans le box des accusés est inculpé dans le cadre de cette affaire de meurtre, mais également pour une tentative de meurtre qui sera jugée du 26 au 28 janvier prochains. Son sort va donc de nouveau être mis entre les mains de la Cour d’assises. Le procès pour meurtre va se poursuivre jusqu’à vendredi, date où l’accusé sera fixé sur son avenir. Pour l'heure, l'audience se poursuit, permettant à David Malicot, avocat général, de livrer son réquisitoire.







