Cette étude est formelle : pour éviter Alzheimer, il y a 4 habitudes à avoir
<p>La mémoire se travaille, s’entretient, et se protège. Avec l’âge, le cerveau évolue, et certains mécanismes s’essoufflent. Même sans symptôme, dès 45 ans, la vitesse du traitement mental, la flexibilité intellectuelle et la capacité à se souvenir diminuent. Chez certaines personnes, ce déclin s’accélère et peut conduire à une démence, dont la maladie d’Alzheimer, qui touche aujourd’hui plus d’un million de personnes en France.</p> <p>Mais il existe des leviers concrets pour limiter les risques. Une vaste étude américaine, U.S. POINTER, vient confirmer qu’un changement d’habitudes de vie peut améliorer significativement les fonctions cognitives chez les seniors à risque. Mené sur deux ans, cet essai clinique randomisé multicentrique a suivi 2 111 personnes âgées de 60 à 79 ans, réparties dans cinq centres universitaires et systèmes de santé aux États-Unis. Tous les participants présentaient un risque élevé de déclin cognitif et de démence.</p> <h2><strong>Une première dans la prévention du déclin cognitif</strong></h2> <p>Deux approches ont été testées : une intervention structurée plus intensive, et une intervention autogérée plus souple. Si les deux programmes ont permis d’améliorer la cognition, le programme structuré a entraîné les gains les plus importants sur la cognition globale, protégeant les capacités mentales du déclin normal lié à l’âge pendant jusqu’à deux ans.</p> <p>Ces résultats ont été présentés lors de la Conférence internationale 2025 de l’Alzheimer’s Association à Toronto, et publiés simultanément dans le <a href="https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2837046?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener"><em>Journal of the American Medical Association (JAMA)</em></a>. Cet essai à grande échelle est le premier ayant démontré que des changements « accessibles et durables » peuvent protéger le cerveau.</p> <h2><strong>Les 4 habitudes qui préservent la mémoire après 60 ans</strong></h2> <p>L’étude met en avant quatre piliers, tous centrés sur des gestes simples, mais réguliers.</p> <h3>1) Bouger régulièrement, avec un mix cardio + renforcement</h3> <p>L’activité physique apparaît comme le levier numéro un. Les participants bénéficiaient dès 30 à 35 minutes d’activité modérée à soutenue (marche rapide, vélo, natation), quatre fois par semaine, avec en complément deux séances hebdomadaires de renforcement musculaire ou d’exercices d’étirement. Les bénéfices sont multiples : meilleure oxygénation cérébrale, réduction de l’inflammation, soutien de la plasticité neuronale, et limitation de l’accumulation de protéines impliquées dans Alzheimer.</p> <h3>2) Adopter une alimentation protectrice type régime MIND</h3> <p>Le deuxième pilier concerne la nutrition, et plus précisément le régime MIND, une approche inspirée des régimes méditerranéen et DASH. Au menu, des légumes à feuilles vertes, des fruits rouges, des noix, des céréales complètes, de l’huile d’olive, du poisson, tout en réduisant le sucre, les graisses saturées et les aliments ultra-transformés. L’idée est de miser sur les nutriments neuroprotecteurs pour lutter contre le stress oxydatif et préserver les membranes neuronales.</p> <h3>3) Stimuler son cerveau et maintenir une vraie vie sociale</h3> <p>Le cerveau a besoin d’entraînement, au même titre que les muscles. L’étude recommande au moins 30 minutes, trois fois par semaine, d’activités cognitivement stimulantes tels que de la lecture, des puzzles, des jeux de mémoire, l’apprentissage d’une langue, de la musique, du bricolage…</p> <p>Mais l’autre point clé, souvent sous-estimé, reste l’engagement social. Discuter, débattre, rejoindre un groupe ou participer à des ateliers agit comme un stimulant cognitif et émotionnel.</p> <h3>4) Suivre sa santé et mieux gérer le stress</h3> <p>Dans U.S. POINTER, le programme structuré incluait des bilans réguliers, avec suivi des indicateurs de santé cardiaque et définition d’objectifs avec un clinicien. Le but était de surveiller la tension, le poids, l’équilibre métabolique et ajuster si besoin réduit le risque d’aggravation des troubles cognitifs. En parallèle, des pratiques comme la méditation, le yoga, la respiration ou la relaxation ont aidé à limiter l’effet du stress chronique, un facteur connu d’accélération du vieillissement cérébral.</p> <h2><strong>Même des changements modestes peuvent faire la différence</strong></h2> <p>«<em> Le potentiel d'amélioration des fonctions cognitives avec moins de ressources et une charge moindre pour les participants est convaincant. Cela souligne que, même si tout le monde n'a pas le même accès à des interventions comportementales plus intensives ni la même capacité à y adhérer, même des changements modestes peuvent protéger le cerveau</em> », précise Laura D. Baker, auteure principale de l’étude, dans un communiqué.</p> <p>Sur deux ans, les deux groupes ont vu leurs fonctions cognitives s’améliorer. Le programme structuré a permis une progression plus marquée sur certaines compétences, mais ces quatre habitudes, lorsqu’elles deviennent régulières, peuvent soutenir la mémoire et freiner le déclin cognitif lié à l’âge.</p> <meta name="original-source" content="https://www.topsante.com/medecine/maladies_neurologiques/alzheimer/cette-etude-est-formelle-pour-eviter-alzheimer-il-y-a-4-habitudes-a-avoir-943169" /><meta name="syndication-source" content="https://www.topsante.com/medecine/maladies_neurologiques/alzheimer/cette-etude-est-formelle-pour-eviter-alzheimer-il-y-a-4-habitudes-a-avoir-943169" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
Espace publicitaire · 300×250