Ozempic, Wegovy, Mounjaro : les passagers perdent tellement de poids que les compagnies aériennes font des économies de carburant
<p>Entre les injections d’<a href="https://www.mariefrance.fr/equilibre/sante/medicament-contre-diabete-utilise-par-influenceurs-pour-perdre-poids-en-penurie-625842.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown"><strong>Ozempic</strong></a>, les boîtes de <a href="https://www.mariefrance.fr/minceur/ozempic-wegovy-mounjaro-ces-chiffres-sur-la-reprise-de-poids-apres-larret-du-traitement-font-froid-dans-le-dos-1236744.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown"><strong>Wegovy</strong></a> rangées dans les valises cabine et les stylos de <strong>Mounjaro</strong>, une nouvelle génération de passagers arrive plus légère à l’embarquement. Les grands gagnants potentiels ne sont pas seulement les médecins ou les laboratoires, mais aussi les compagnies aériennes. Pour elles, chaque kilo en moins à bord joue sur la facture de kérosène. Encore fallait‑il chiffrer cet effet très concret.</p> <p>Aux États‑Unis, les médicaments amaigrissants de type GLP‑1 se sont imposés bien au‑delà du diabète et commencent à faire reculer l’obésité. La banque Jefferies a tenté d’anticiper la suite : si les voyageurs continuent à maigrir, les avions brûleront moins de carburant, sans changer les lignes ni les horaires. Les tableurs des grandes compagnies ont donc reçu un nouveau scénario. Et les ordres de grandeur donnent le tournis.</p> <h2>Pourquoi chaque kilo de passager obsède les compagnies aériennes</h2> <p>Dans l’aviation commerciale, la règle est simple : plus l’appareil est lourd, plus il consomme de carburant. Le poids cumule la masse de l’avion, du carburant, des bagages, du fret et des passagers. Les analystes de Jefferies résument la logique : "Les compagnies aériennes ont une longue histoire de recherche de méthodes uniques pour réduire le poids de l'avion, réduisant ainsi la consommation de carburant et limitant le plus grand poste de coût d'une compagnie aérienne", ont expliqué les analystes de Jefferies, cités par <a href="https://www.cbsnews.com/news/weight-loss-drugs-glp1s-airlines-fuel-costs/?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">CBS News</a>.</p> <p>Les transporteurs ont déjà tout essayé pour grappiller quelques centaines de kilos : retrait des magazines papier, sièges ultra‑fins, vaisselle plus légère ou même olives en moins dans les salades. En revanche, ils n’avaient quasiment aucune prise sur le poids des voyageurs. Si une partie des clients perd 5, 10 ou 15 kilos grâce aux GLP‑1, le gain arrive sans toucher au service à bord.</p> <h2>Un monde de passagers plus minces, 580 millions de dollars de kérosène en moins</h2> <p>Jefferies a modélisé un scénario où les passagers perdent en moyenne 10 % de leur poids. Résultat : le poids total lié aux passagers recule d’environ 2 %, ce qui permettrait de réduire la consommation de carburant d’environ <strong>1,5 %</strong> et d’augmenter le bénéfice par action des grandes compagnies d’environ 4 %. Pour American Airlines, Delta Air Lines, United Airlines et Southwest Airlines, qui devraient dépenser 38,6 milliards de dollars de carburant cette année (environ 35,5 milliards d’euros), l’économie atteindrait jusqu’à 580 millions de dollars, soit près de 530 millions d’euros.</p> <p>Pour rendre ces chiffres plus parlants, les analystes prennent l’exemple d’un Boeing 737 Max 8. L’appareil pèse 99 000 livres à vide, peut emporter 46 000 livres de carburant et transporte 178 passagers de 180 livres en moyenne, plus environ 4 000 livres de fret, soit 181 200 livres au décollage. Si chaque passager perd 10 % de son poids et tombe à 162 livres, le poids total descend à 177 996 livres. Quelques milliers de kilos en moins à chaque vol finissent par peser lourd sur la facture annuelle.</p> <h2>De la pilule aux tours de taille : quelles suites pour l’aérien, aux États‑Unis et en Europe ?</h2> <p>Pour Jefferies, la diffusion des GLP‑1 ne fait que commencer : "Avec le médicament maintenant disponible sous forme de pilule et les taux d'obésité en baisse, une utilisation plus large pourrait avoir d'autres implications pour les tours de taille", selon cette analyse. Les compagnies calculent leurs plans de charge avec des poids moyens standard imposés par les autorités. Si la baisse du poids moyen des adultes américains se confirme, ces références devront un jour être ajustées, ce qui ancrerait les économies de carburant dans la durée.</p> <p>Le cabinet précise que ses estimations n’intègrent même pas un éventuel recul des ventes de snacks à bord. En Europe, où l’obésité reste un peu moins fréquente qu’aux États‑Unis, l’effet serait plus modéré, mais Air France‑KLM ou Lufthansa surveillent déjà la montée en puissance des GLP‑1. L’essor de ces traitements crée un lien inédit entre pharmacie, silhouette des passagers, coûts de carburant et résultats financiers des compagnies aériennes.</p> <meta name="original-source" content="https://www.mariefrance.fr/actualite/societe/ozempic-wegovy-mounjaro-les-passagers-perdent-tellement-de-poids-que-les-compagnies-aeriennes-font-des-economies-de-carburant-1237539.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.mariefrance.fr/actualite/societe/ozempic-wegovy-mounjaro-les-passagers-perdent-tellement-de-poids-que-les-compagnies-aeriennes-font-des-economies-de-carburant-1237539.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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