Entre 45 et 64 ans, cette habitude quotidienne réduit le risque de démence et d'Alzheimer de 45 %
<p>Les cas de démence explosent à mesure que la population vieillit, alors que la médecine ne dispose toujours pas de traitement curatif. Pour beaucoup de personnes de 45 à 64 ans, l’angoisse d’oublier des visages, des mots, sa propre histoire est bien réelle. Une nouvelle série d’études vient pourtant rebattre les cartes avec une piste inattendue.</p> <p>Des chercheurs de la Boston University, en s’appuyant sur la célèbre Framingham Heart Study, montrent qu’un haut niveau d’<strong>activité physique</strong> entre 45 et 64 ans est associé à une baisse de <strong>45 %</strong> du risque de <strong>démence</strong>. Même après 65 ans, bouger reste lié à un net avantage. Le plus intéressant se joue justement à ce moment de la vie.</p> <h2>Démence, Alzheimer : ce qui se passe dans le cerveau</h2> <p>La <strong>démence</strong> correspond à une perte progressive des capacités cognitives, c’est-à-dire la façon dont le cerveau raisonne et organise les souvenirs. La <strong>maladie d'Alzheimer</strong> est une forme particulière, où des déchets s’accumulent dans le cerveau et détruisent les neurones. Il existe aussi des démences vasculaires, liées à une mauvaise irrigation cérébrale et à de petits AVC silencieux.</p> <p>Cette démence vasculaire apparaît plus souvent chez les personnes souffrant d’hypertension, de diabète, de tabac ou de cholestérol élevé. Les spécialistes s’attendent à une forte hausse des cas dans les 25 prochaines années, ce qui rend chaque levier de prévention précieux, en particulier ceux sur lesquels on peut agir au quotidien.</p> <h2>Entre 45 et 64 ans, bouger rime avec 45 % de risque en moins</h2> <p>Dans la nouvelle analyse de la Framingham Heart Study menée par la Boston University, plus de 1 500 adultes ont été suivis pendant des années. Les personnes les plus actives entre 45 et 64 ans présentaient un risque de démence réduit de 45 % par rapport aux plus sédentaires. Chez les 65-88 ans, l’activité élevée restait liée à une baisse de 41 % du risque.</p> <p>Les chercheurs ne savaient pas exactement quels exercices étaient pratiqués ni depuis combien de temps les participants faisaient du sport, mais la comparaison avec les personnes très inactives reste nette. D’autres travaux ont aussi lié la marche quotidienne et l’usage du vélo à un moindre risque de démence. Bouger permet au coeur d’envoyer plus de sang, d’oxygène et de nutriments au cerveau, tout en réduisant hypertension et diabète. "L'activité physique peut aussi agir directement sur la physiopathologie des maladies neurodégénératives", a expliqué Phillip Hwang, cité par le New York Post.</p> <h2>Comment adopter l’activité physique protectrice après 45 ans</h2> <p>Bonne nouvelle, l’étude ne parle pas de performances d’athlète. Elle montre surtout que rester actif, quel que soit le sport, vaut mieux que rester assis. Marche rapide, vélo pour les trajets du quotidien, jardinage un peu soutenu ou séance de natation occasionnelle : chaque mouvement supplémentaire compte, surtout si l’on part d’un mode de vie très sédentaire.</p> <p>Les médecins recommandent d’associer cette activité à une alimentation de type méditerranéen, riche en végétaux et en bonne huile, à une vie sociale régulière et à des activités qui sollicitent le cerveau, comme les puzzles ou la danse. Les chercheurs rappellent que ces travaux montrent une association, pas une garantie individuelle, mais ils soulignent qu’il n’est jamais trop tard pour agir sur son cerveau.</p> <meta name="original-source" content="https://www.mariefrance.fr/equilibre/entre-45-et-64-ans-cette-habitude-quotidienne-reduit-le-risque-de-demence-et-dalzheimer-de-45-1237684.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.mariefrance.fr/equilibre/entre-45-et-64-ans-cette-habitude-quotidienne-reduit-le-risque-de-demence-et-dalzheimer-de-45-1237684.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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