Le Journal

Nouvelle passe d’armes entre la députée Nathalie Oziol (LFI) et les socialistes héraultais

Zoo de Montpellier : les travaux dans les enclos ont débuté

Jouets, livres, cadeaux : la bourse de Noël revient au Moulin des Évêques d’Agde

Rugby : la finale de Nationale n’aura pas lieu à Narbonne

Patricia Moullin-Traffort : “Nous voulons proposer un projet réaliste et respectueux des habitants de Mauguio-Carnon”
Ancienne adjointe à la culture à Mauguio-Carnon et désormais candidate aux municipales 2026, Patricia Moullin-Traffort revient sur les raisons de son départ de la majorité, les désaccords sur l’urbanisme et la gouvernance, ainsi que les priorités qu’elle souhaite porter pour la commune. Pourquoi avez-vous choisi de conduire une liste pour les municipales de 2026 ? Après notre départ en mars, un vrai cheminement s’est enclenché au sein de notre groupe. Les échanges avec la population nous ont confortés dans l’idée que nous ne pouvions pas laisser les choses suivre leur cours sans proposer une alternative. Nous avons travaillé avec beaucoup d’engagement dans nos délégations, et je considère que de belles réalisations ont vu le jour. Notre départ n’était pas une rupture avec tout ce qui avait été fait, mais avec une orientation politique qui ne nous ressemblait plus.Très clairement, les choix d’urbanisme engagés ne correspondaient plus à notre vision. Continuer à cautionner ces décisions aurait été impossible. C’est pour cela que nous avons décidé de porter un autre projet, réaliste et respectueux des habitants de Mauguio-Carnon. Vous parlez de divergences profondes sur la gouvernance. Quelle méthode souhaitez-vous instaurer si vous êtes élue ? Ma conception du travail collectif n’a rien à voir avec la méthode actuelle. En tant qu’enseignante, j’ai toujours travaillé dans des environnements où le groupe, le partage, la parole libre sont essentiels pour avancer. Pour moi, une équipe municipale ne peut pas fonctionner autour d’un cercle restreint de quelques personnes qui décident seules. Il faut pouvoir débattre, confronter les idées, enrichir les projets par la pluralité des points de vue. C’est cette dynamique qui permet de construire des politiques publiques solides. La gouvernance que je souhaite mettre en place repose sur la transparence, la circulation des informations, la confiance et l’implication réelle des élus dans les décisions. Quel diagnostic faites-vous aujourd’hui de l’état de la commune ? Mauguio-Carnon reste une ville attractive, parce qu’elle bénéficie d’atouts indéniables : un tissu associatif riche, une qualité de vie reconnue, une vitalité économique. Cette construction s’est faite sur plusieurs mandats et a porté ses fruits. Ce qui nous inquiète aujourd’hui, ce sont les orientations prises récemment, en particulier en matière d’urbanisme. Des choix structurants risquent de détériorer l’image de la commune et de fragiliser son équilibre. La Font de Mauguio, par exemple, était un projet vertueux à l’origine, pensé pour permettre un parcours résidentiel aux jeunes. Mais le programme a été dévoyé : les prix se sont envolés, les objectifs initiaux n’ont pas été atteints, et même l’école prévue n’a pas vu le jour.À cela s’ajoute une redensification du centre-ville beaucoup trop intensive, qui prévoit davantage de logements en dix ans que les quatre tranches de la Font réunies. Cela crée des immeubles plus hauts, dans des quartiers pavillonnaires où les habitants se retrouvent du jour au lendemain face à des constructions qui ne respectent pas leur cadre de vie. Nous défendons une autre vision de la production de logements, plus progressive et plus respectueuse des habitants. Le stationnement à Carnon a été très contesté. Comment comptez-vous aborder ce dossier ? Le stationnement à Carnon est un parfait exemple de décision prise sans réelle concertation. Le bureau d’études a proposé une grille tarifaire et des zonages qui auraient pu être appliqués dans n’importe quelle ville, sans tenir compte des usages locaux. Les Carnonnais ont eu le sentiment que leurs besoins n’avaient pas été entendus. Pour nous, ce dispositif doit être entièrement remis à plat. Les habitants ne sont pas opposés à une tarification en saison, car ils savent que l’afflux de visiteurs peut compliquer leur quotidien. Mais ils demandent une solution cohérente, adaptée, construite avec eux. C’est ce que nous voulons mettre en place, en associant…

Le festival Temps de Cirques fait escale à Lunel

Un marché d’hiver pour soutenir l’école occitane d’Agde

Tag “stop woke” des Jeunes d’Oc à Montpellier : la Ville porte plainte
Michaël Delafosse a annoncé que la Ville a porté plainte lundi 24 novembre contre le "groupuscule d'extrême-droite" Jeunes d'Oc qui, dans la nuit du 22, ont tagué "stop woke" sur le drapeau arc-en-ciel peint sur le sol de la gare Sud de France. L'intolérance identitaire a de nouveau laissé ses empreintes homophobes ces derniers jours à Montpellier. Dans la nuit du samedi 22 novembre, plusieurs militants du groupuscule d'extrême-droite des Jeunes d'Oc ont tagué le drapeau arc-en-ciel, peint aux couleurs LGBT+ l'extérieur de la gare Sud de France, du mot d'ordre "stop woke". "Notre ville ne sera pas le tableau de toutes les dérives", préviennent ces ultra-nationalistes encagoulés, persuadés que "la propagande LGBT" orchestrée par Michaël Delafosse pousserait Montpellier à sa perte, et bien décidés à faire entendre leurs valeurs nationalo-conservatrices, où les étrangers et les minorités sexuelles n'ont pas leur place dans leur France fantasmée, viriliste et homogène. 💥 « STOP WOKE »📣 Alors que Michaël Delafosse, le maire socialiste de Montpellier, s’obstine à recouvrir le sol de la ville de sa propagande LGBT, les militants identitaires @jeunesdoc ont inscrit « Stop Woke » par-dessus pour s’y opposer. pic.twitter.com/QIj50QpGD1— Ligne Droite • La matinale de RC (@Ligne__Droite) November 22, 2025 L'édile montpelliérain a annoncé que la Ville allait dépose plainte. "Leur intolérance et leur haine de l’autre doivent trouver une fermeté totale", a-t-il prévenu. Dimanche 23 novembre, les Jeunes d'Oc ont remis ça. Cette fois-ci en "nettoyant" et repeignant en noir certains trottoirs multicolores. Un nouvel acte de provocation aux allures d'avertissement : attaquer les symboles LGBT+, avant peut-être de s'en prendre aux premiers concernés.

Week-end sports : les rugbymen narbonnais décidément sur courant alternatif

Lunel : des travaux rue Pasteur impactent la circulation, mercredi 26 novembre

Montpellier : les Briscarts ouvrent leurs ateliers sur le thème du “Végétal”

