
Le scénario cruel pour l’OM du Trophée des champions (défaite aux tirs au but après une égalisation parisienne à la 95e minute), jeudi dernier à Koweït City, continue de hanter les esprits marseillais. Quatre jours après la désillusion, Roberto De Zerbi n’a pas caché sa frustration ce lundi en conférence de presse. Ce alors que l’intéressé avait confié avoir craqué à chaud dans le vestiaire des Olympiens.
« Ça m’a vraiment touché, dixit le stratège italien. Je m’en rappellerai toute ma vie. Les progrès qu’on doit faire pour éviter de prendre ces buts en fin de match, c’est quelque chose qu’on doit faire à l’entraînement, quand on s’habitue à toujours donner le maximum, à ne rien donner pour acquis. Il faut réussir à trouver un équilibre jusqu’à la 90e minute et plus, jusqu’au coup de sifflet final. C’est quelque chose qui nous pénalise beaucoup, trop. On le paye vraiment trop cher… Ça détruit notre saison. »
Un destin lié à celui de Benatia
Manifestement usé, Roberto De Zerbi comprend les mots d’un Medhi Benatia, le directeur sportif de l’OM qui après cet échec cuisant a encore confessé qu’il ne ferait certainement pas de vieux os au club. « Medhi Benatia est amoureux de Marseille, peut-être même encore plus que moi, puisqu’il est né et a grandi ici (Francilien de naissance, il a rejoint à l’OM à ses 16 ans pour y terminer sa formation, ndlr) », souffle l’entraîneur phocéen.
Un Roberto De Zerbi qui n’hésite pas non plus à évoquer son départ de Marseille, jugeant son destin étroitement lié à celui de Medhi Benatia. « C’est lui qui m’a amené ici. Moi, je suis quelqu’un de fidèle et correct. Pour moi, le jour où Benatia s’en ira, je m’en irai également. » Et de marteler: « Moi, je suis arrivé ici grâce à Benatia et Pablo (Longoria, ndlr). Si l’un des deux n’est plus présent, étant donné que ce sont eux qui m’ont amené ici, je m’en irai aussi. Pas parce que je ne peux pas travailler sans eux, mais par correction. Je sais donner ma parole et m’y tenir dans les bons moments comme dans les mauvais. »








