Assouplissement de l’interdiction des ventes de véhicules thermiques en 2035 : une décision qui révèle les fractures politiques en Europe
<p class="whitespace-break-spaces" dir="auto">Mardi 16 décembre, l’Union européenne a annoncé son plan et sa vision concernant l’industrie automobile européenne pour l’avenir. Entre un assouplissement des règles concernant l’objectif du tout électrique d’ici 2035, le développement du "<em>Made in Europe</em>" et une nouvelle stratégie européenne sur les petites voitures électriques, <strong>ce plan divise une partie de la classe politique.</strong></p> <p class="whitespace-break-spaces" dir="auto"><strong>Le point de crispation concerne l'assouplissement majeur de l’interdiction des ventes de voitures thermiques au-delà de 2035.</strong> Vous avez, d’une part, ceux qui saluent ce revirement de situation de la part de l’UE, en soutenant le fait que cela va permettre aux constructeurs d’obtenir plus de flexibilité. Néanmoins, d’autre part, vous avez ceux qui voient dans cette mesure un recul sur le plan environnemental.</p> <p class="whitespace-break-spaces" dir="auto">Si certaines dispositions de ce plan sont saluées par une grande partie des eurodéputés, sur cette échéance de 2035, deux blocs s’affrontent. <strong>On fait le point ensemble sur les différentes déclarations.</strong></p> <h2 class="whitespace-break-spaces" dir="auto"><strong>Une bonne chose pour certains !</strong></h2> <p class="whitespace-break-spaces" dir="auto">En Allemagne, <strong>on a salué le "<em>bon chemin</em>"</strong> qu’est en train de prendre <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/permis-de-conduire-anticipe-voici-les-regles-que-lunion-europeenne-souhaite-mettre-en-place-1400038.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">l’Union européenne</a> à la suite de cette prise de décision. Une prise de parole faite par le chancelier fédéral allemand Friedrich Merz. En réalité, cette prise de position était attendue de la part de l’Allemagne. En effet, <strong>le pays faisait pression depuis plusieurs mois</strong>, avec l’appui des constructeurs locaux, sur l’Union européenne pour qu’il y ait un assouplissement des règles sur cette question. Néanmoins, même au seins du pays cette question fait débat étant donné que les Vert allemands était pour l'objectif 2035.</p> <p class="whitespace-break-spaces" dir="auto">Étonnamment, <strong>la France, par l’intermédiaire de l’Élysée, a salué <em>"l’équilibre"</em> de ce plan de Bruxelles.</strong> Il faut dire que la France et l’Allemagne s’affrontaient depuis des mois sur cette question de l’interdiction des ventes de voitures thermiques au-delà de 2035. En effet, la France, à la différence de l’Allemagne, souhaitait que l’UE garde son cap sur cette échéance. Mais alors, pourquoi ce revirement de situation <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/six-pays-de-lue-demandent-labandon-de-linterdiction-des-moteurs-thermiques-prevue-pour-2035-1412901.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">de la part de la France</a> ? Tout simplement parce que, dans ce paquet automobile, le pays a également imposé ses contreparties. La France a demandé que ce plan prenne en compte "<em>la préférence européenne et la production en Europe</em>". <strong>C’est pour cela que l’Élysée parle aujourd’hui d’équilibre dans les décisions prises par l’Europe.</strong></p> <p class="whitespace-break-spaces" dir="auto">L’Italie, quant à elle, avait plaidé également pour l’abandon de la date butoir de 2035. Ce positionnement a reçu le soutien de plusieurs États membres, dont la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie.</p> <h2 class="whitespace-break-spaces" dir="auto"><strong>Un recul pour d’autres…</strong></h2> <p class="whitespace-break-spaces" dir="auto">Nous l’évoquions en introduction : <strong>cet assouplissement des règles du tout électrique à l’horizon 2035 est perçu comme un recul</strong>, notamment sur le plan écologique, pour certains. Pour François Kalfon, député européen au sein du groupe Socialistes &amp; Démocrates, « <em>La décision de la Commission est une brèche ouverte vers l’abandon pur et simple de l’électrification, et donc de la décarbonation, de l’automobile</em>". Pour ce dernier, ce choix de la part de l’UE est clair : "<em>on préfère sacrifier l’urgence climatique plutôt que de froisser les intérêts à court terme d’une poignée de constructeurs</em>".</p> <p class="whitespace-break-spaces" dir="auto">Avant la déclaration de l'Elysée, Dominique Barbut, ministre de la Transition écologique,  s'est exprimé sur cette décision de revenir sur l’échéance de 2035. À l’AFP, la ministre déclare "<em>regretter la flexibilité ouverte aux véhicules thermiques</em>". Elle précise : "<em>On fera tout pour faire en sorte que cette flexibilité tombe</em>". Car, en effet, ce <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/fin-du-thermique-super-credits-evolution-des-normes-ce-que-leurope-a-decide-pour-lautomobile-1414294.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">paquet automobile</a> <strong>doit encore être négocié entre l’ensemble des pays membres</strong>. Rien n’est encore figé à ce stade, et certaines mesures de ce plan pourraient être amenées à évoluer dans les prochains mois.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/assouplissement-interdiction-ventes-vehicules-thermiques-2035-fractures-politiques-europe-1414470.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/actualite/assouplissement-interdiction-ventes-vehicules-thermiques-2035-fractures-politiques-europe-1414470.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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