
<p>Cela fait de nombreuses années que l’<strong>Europe</strong> fait la chasse aux émissions de CO2. Et pour cela, elle n’a cessé de serrer la vis sur les voitures thermiques, accusées de tous les maux. C’est ainsi qu’est née la <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/reglementation-cafe-la-france-demande-plus-dindulgence-a-leurope-1352364.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">réglementation CAFE</a>, qui sanctionne les constructeurs qui dépassent les seuils. Mais ce n’est pas tout. Car l’<strong>Union Européenne</strong> avait également décrété l’interdiction de la vente de voitures thermiques sur son territoire. Une mesure vivement contestée, qui devait initialement entrer en vigueur à partir de 2035. Mais face à la contestation des marques concernées et de certains pays, Bruxelles a finalement <a href="https://www.autoplus.fr/actualite/levee-de-linterdiction-du-thermique-apres-2035-ces-constructeurs-craignent-que-cela-coute-cher-face-a-la-chine-1413912.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">décidé de faire marche arrière</a>. Et cela ne fait pas que des heureux.</p> <h2>L’Europe change d’avis, et ça ne plaît pas</h2> <p>Certes, cette inflexion de l’Europe rassure certains constructeurs historiques encore très dépendants de l’essence et du <strong>diesel</strong>. Cependant, elle alarme profondément les acteurs engagés exclusivement dans l’électrique. Car derrière cette instabilité réglementaire se cachent des milliards d’euros d’investissements industriels aujourd’hui menacés. C’est ce que confirme Lawrence Hamilton, directeur de <strong>Lucid Motors Europe</strong>. Relayé par<a href="https://forococheselectricos.com/noticias/retroceso-europa-coches-electricos-amenaza-miles-de-millones-en-inversion-industrial-20251216-39272.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener"> Foro Coches Electricos</a>, il a détaillé les conséquences concrètes de ce changement de cap.</p> <p>Pour le constructeur américain, la stabilité des règles conditionne directement les décisions d’implantation, de production et de recrutement. Et ce alors que Lucid poursuit pourtant son développement sur le continent. Présente en Allemagne, aux Pays-Bas, en Suisse et en <a href="https://www.autoplus.fr/environnement/dans-ce-pays-100-des-voitures-neuves-vendues-en-novembre-etaient-electriques-1411982.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">Norvège</a>, la marque compte déjà huit villes européennes. Et elle vise désormais une vingtaine de sites l’an prochain. En Allemagne, quatre implantations existent et une quinzaine sont prévues d’ici fin 2026. L’Espagne figure sur la feuille de route, tout comme la <strong>Belgique</strong>, confirmée pour 2026, tandis que le Danemark reste à l’étude. Ce déploiement repose sur une sélection rigoureuse des marchés, privilégiant la demande réelle pour des véhicules électriques haut de gamme.</p> <h2>De réelles difficultés</h2> <p>Et pour Hamilton, le débat dépasse largement les intérêts d’une marque. Car selon lui, la<strong> voiture électrique</strong> représente la seule technologie cohérente, efficace et adaptable à grande échelle. Et ce afin de répondre aux objectifs européens en matière de climat, d’indépendance énergétique et de santé publique. Il estime ainsi que prolonger la vie des moteurs thermiques n’apporte qu’un répit illusoire. L’incertitude actuelle pénalise déjà les ventes et freine les <strong>décisions industrielle</strong>s, mais un revirement durable créerait un choc plus profond. Le dirigeant rappelle que la trajectoire de l’Europe vers 2035 structure les stratégies industrielles depuis des années.</p> <p>Constructeurs, équipementiers et énergéticiens ont engagé des investissements lourds en se basant sur ce calendrier. Revenir en arrière reviendrait à<strong> fragiliser des infrastructures</strong>, des chaînes d’approvisionnement et des emplois. Or, sans visibilité réglementaire, les investisseurs hésitent et les capitaux se déplacent vers des régions jugées plus prévisibles. Dans ce contexte, l’Europe risque de perdre du terrain face à la Chine, déjà très en avance sur l’électrique. Certains plaident aujourd’hui pour des exceptions, invoquant des ventes inférieures aux attentes. Mais Hamilton estime qu’une telle approche créerait<strong> des inefficacités majeures</strong>. Pour lui, maintenir deux technologies en parallèle obligerait l’industrie à disperser ses moyens et augmenterait les coûts.</p> <p>Sur le terrain, le principal frein reste l’adoption par les consommateurs, souvent désorientés par des <strong>messages politiques contradictoires</strong>. Or, le renouvellement d’un véhicule s’étale sur des années, et l’incertitude incite à attendre. Ce qui met les constructeurs en difficulté, de même que les clients.</p> <meta name="original-source" content="https://www.autoplus.fr/environnement/le-recul-de-leurope-dans-le-domaine-des-voitures-electriques-menace-des-milliards-dinvestissements-industriels-1414414.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.autoplus.fr/environnement/le-recul-de-leurope-dans-le-domaine-des-voitures-electriques-menace-des-milliards-dinvestissements-industriels-1414414.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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