
En séjour Erasmus à Palerme, des lycéens porto-vecchiais en cursus bilingue français-corse ont découvert comment la société sicilienne lutte contre le crime organisé. Lundi, au lycée Jean-Paul-de-Rocca-Serra, ils ont présenté leurs découvertes sous forme d’une exposition, à l’occasion des Erasmus Days, aux côtés d’autres jeunes revenus de séjours linguistiques en Europe.
Evidemment, en Sicile, point question de pratiquer le corse pour ces lycéens qui suivent un cursus bilingue. Erasmus ou pas : « L’aspect linguistique, ce n’était pas le but de l’échange », confirme Anthony Albertini, leur professeur d’histoire-géo, qui était plus intéressé par la manière dont la société sicilienne s’est mobilisée, au fil des décennies, contre l’emprise mafieuse. Pour le professeur, le sujet fait écho à des réalités plus proches. Auprès de ses élèves, il lui a semblé important de pointer « qu’une société en Méditerranée s’est mobilisée contre ce cancer, ce qui montre bien qu’il n’y a pas de finalité à une emprise mafieuse sur une société. »
A Palerme, les lycéens de seconde ont visité le musée Falcone Borsellino, dédié à la mémoire de la lutte contre la mafia. Et aperçu, sur les murs, l’ampleur de la contestation anti mafia se manifester par le biais du street art. « J’ai compris que la mafia, ce ne sont pas des hommes d’honneur », tranche Eva, 16 ans. « Là-bas, ils en parlent beaucoup. Alors qu’ici, on n’en parle pas », fait remarquer Ambre. De retour à Porto-Vecchio, les deux adolescentes ont présenté ce lundi devant d’autres élèves les dix panneaux d’une exposition consacrée à la lutte contre la mafia sicilienne. L’un des panneaux évoque les victimes collatérales de la mafia et Anthony Albertini ne cache pas que tout au long de ce travail, beaucoup de pensées sont allées vers Chloé Aldovrandi. Pour le moment, leur exposition reste cantonnée aux lieux scolaires, mais la volonté existe de l’installe...
A Palerme, les lycéens de seconde ont visité le musée Falcone Borsellino, dédié à la mémoire de la lutte contre la mafia. Et aperçu, sur les murs, l’ampleur de la contestation anti mafia se manifester par le biais du street art. « J’ai compris que la mafia, ce ne sont pas des hommes d’honneur », tranche Eva, 16 ans. « Là-bas, ils en parlent beaucoup. Alors qu’ici, on n’en parle pas », fait remarquer Ambre. De retour à Porto-Vecchio, les deux adolescentes ont présenté ce lundi devant d’autres élèves les dix panneaux d’une exposition consacrée à la lutte contre la mafia sicilienne. L’un des panneaux évoque les victimes collatérales de la mafia et Anthony Albertini ne cache pas que tout au long de ce travail, beaucoup de pensées sont allées vers Chloé Aldovrandi. Pour le moment, leur exposition reste cantonnée aux lieux scolaires, mais la volonté existe de l’installe...
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