
Depuis 2016, Qualitair Corse traque les résidus de pesticides présents dans l’atmosphère. En dix ans, 38 246 données ont été analysées. Parmi les enseignements : des résultats contrastés selon les substances et la persistance de produits pourtant interdits.
On les imagine dans les champs, sur les cultures ou dans les sols. Pourtant, les pesticides peuvent aussi se retrouver dans l’air. Depuis 2016, Qualitair Corse surveille leur présence dans l’atmosphère à travers des campagnes de mesure menées sur différents sites de l’île. Dix ans de suivi qui permettent aujourd’hui de dresser un état des lieux.
Dix sites ont ainsi été suivis et 151 substances recherchées au fil des campagnes, pour un total de 38 246 données analysées. « En 2025, la surveillance a porté sur 72 substances actives, sur trois sites : La Marana à Lucciana, Belgodère et Confina 2 à Ajaccio. Les prélèvements ont été répartis sur l’année, avec une fréquence renforcée du printemps à l’automne », explique l’association.
Car les pesticides ne restent pas nécessairement là où ils sont épandus : ils peuvent se disperser dans l’air pendant les traitements, mais aussi après, par volatilisation ou sous l’effet du vent qui remet en suspension des particules de sol.
Des différences avec les résultats nationaux
Premier chiffre à retenir : 5,5 % des résultats d’analyse réalisés en Corse révèlent la présence d’une substance, contre 9,5 % au niveau national. Cet écart ne signifie pas pour autant que l’air insulaire est globalement moins contaminé : les résultats varient selon les substances recherchées, les sites et les périodes de prélèvement. À titre d’exemple, les herbicides métolachlore-S et la pendiméthaline sont ainsi moins fréquemment détectés en Corse que dans les données nationales étudiées.
À l’inverse, deux insecticides interdits restent détectables dans l’air. L...
Dix sites ont ainsi été suivis et 151 substances recherchées au fil des campagnes, pour un total de 38 246 données analysées. « En 2025, la surveillance a porté sur 72 substances actives, sur trois sites : La Marana à Lucciana, Belgodère et Confina 2 à Ajaccio. Les prélèvements ont été répartis sur l’année, avec une fréquence renforcée du printemps à l’automne », explique l’association.
Car les pesticides ne restent pas nécessairement là où ils sont épandus : ils peuvent se disperser dans l’air pendant les traitements, mais aussi après, par volatilisation ou sous l’effet du vent qui remet en suspension des particules de sol.
Des différences avec les résultats nationaux
Premier chiffre à retenir : 5,5 % des résultats d’analyse réalisés en Corse révèlent la présence d’une substance, contre 9,5 % au niveau national. Cet écart ne signifie pas pour autant que l’air insulaire est globalement moins contaminé : les résultats varient selon les substances recherchées, les sites et les périodes de prélèvement. À titre d’exemple, les herbicides métolachlore-S et la pendiméthaline sont ainsi moins fréquemment détectés en Corse que dans les données nationales étudiées.
À l’inverse, deux insecticides interdits restent détectables dans l’air. L...
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