

Paris, Novembre 2025.
Il y a des saisons qui comptent, et des saisons qui marquent. Celle d’Achraf Hakimi en 2024-2025 appartient à la deuxième catégorie : un mélange de puissance, de maturité et de modernité, qui a porté le PSG jusqu’à sa première Ligue des champions.
À 27 ans, le Marocain a livré son œuvre la plus aboutie, la plus pleine, celle qui place définitivement son nom parmi les références absolues du football contemporain.
Le piston qui a redessiné une saison
Depuis août 2024, Hakimi avance comme s’il transportait toute l’équipe du PSG sur le dos.
Il a voulu frapper fort : il a frappé très, très fort.
13 buts, 17 passes décisives, 30 actions décisives.
Personne, dans les grands championnats, n’a autant pesé offensivement depuis un couloir.
Mais ce n’est que le début du tableau :
- 6 568 ballons touchés : le total le plus haut pour un défenseur en Europe.
- 4 540 passes réussies : juste derrière Van Dijk.
- 247 ballons touchés dans la surface adverse : un chiffre d’ailier.
- 108 tirs et 44 cadrés, comme un attaquant de soutien.
En 2024-2025, Hakimi n’a pas seulement été un piston.
Il a été un système, une idée, un plan de jeu.
Le PSG version 2024-2025 : une machine qui respire par la droite
Luis Enrique n’a jamais caché son intention : faire de son couloir droit un accélérateur permanent. Avec Ousmane Dembélé comme partenaire de crime, Hakimi a trouvé en 2024-2025 une liberté totale, presque insolente.
Quand Paris avait besoin de verticalité : Hakimi.
Quand Paris manquait de rythme : Hakimi.
Quand Paris cherchait un coup de folie : encore lui.
Sa saison a été ponctuée de matchs signature :
- le coup de canon contre Aston Villa en quart de finale,
quand, après une percée fulgurante plein axe, il surgit sur un ballon repoussé par Emiliano Martínez après le centre de Barcola. Sans hésitation, Hakimi vient placer une frappe à bout portant, droite, sèche, imparable, crucifiant le gardien argentin et faisant exploser le destin du PSG. - le but décisif en demi-finale contre Arsenal,
dans un match dur, épais, où chaque erreur pouvait coûter une saison. Sur une action initiée par Kvaratskhelia côté gauche, Hakimi, encore une fois parfaitement placé plein axe, suit l’action comme un prédateur. Sa déviation dans les pieds de Partey désorganise toute la défense et ouvre une brèche soudaine pour Dembélé, qui lui remet, le Marocain contrôle, ajuste et conclut. Une action de sang-froid, née de l’instinct d’Hakimi. - les chevauchées interminables qui ont rendu fous les Gunners,
ces accélérations qui ont renvoyé l’Arsenal d’Arteta plusieurs mètres en arrière à chaque prise de balle, des montées répétées, harcelantes, qui ont étouffé le couloir londonien et dicté le tempo de la demi-finale. - et cette sensation, permanente, qu’il allait se passer quelque chose à chaque fois qu’il touchait le ballon.
La finale contre l’Inter : l’accomplissement d’un cercle parfait
31 mai 2025, Munich.
Face à l’Inter Milan, son ancien club, Hakimi joue le match de sa vie.
Non pas dans la surbrillance, mais dans la maîtrise :
des courses justes, une présence constante, une défense impeccable, une menace permanente.
Dès la première période, Hakimi marque son empreinte. Sur un service parfait de Désiré Doué, glissé depuis le côté gauche de la surface, il jaillit encore une fois où personne ne l’attend, ouvre le pied au second poteau et place le ballon au fond avec une maîtrise glaciale. Le geste d’un joueur qui marque les finales, pas seulement les joue.
Le but qui ouvrira les portes du sacre (5-0).
Le PSG gagne enfin la Ligue des champions, et Hakimi devient l’un des symboles de cette épopée.
Sixième au Ballon d’Or : la récompense d’une saison totale
À l’automne 2025, Hakimi prend la 6e place du Ballon d’Or.
Le premier défenseur du classement.
Le premier piston depuis très longtemps à s’inscrire dans le top 10.
Dans ce football où les latéraux sont devenus des couteaux suisses, il demeure l’exemple parfait :
créatif, puissant, régulier, décisif.
L’homme qui a tout compris à son rôle
En 2024-2025, Hakimi a bouclé une saison qui dépasse les statistiques.
Il a gagné en patience, en précision, en lecture du jeu.
Il s’est même permis quelque chose de rare : dicter le tempo d’un match depuis un couloir.
Et quand on lui demande ce qui a changé, il répond simplement :
« J’ai beaucoup mûri ces deux dernières années et je veux continuer à progresser et à me développer en tant que joueur et, surtout, en tant que personne. Avoir gagné le trophée [en Champions league] la saison dernière a été un sentiment de libération. »
Une page se tourne, une autre s’ouvre
Le PSG version 2024-2025 a marqué l’histoire.
Dans ce chapitre, Hakimi a laissé bien plus qu’une signature :
il a inscrit son nom à côté de ceux qui redéfinissent un poste.
Il a montré qu’un piston pouvait être un leader, un créateur, un finisseur.
Il a prouvé qu’un latéral pouvait gagner une Ligue des champions.
Il a rappelé que les plus grandes saisons ne se jouent pas seulement au centre du terrain.
Certaines années changent une carrière.
Pour Achraf Hakimi, 2024-2025 sera celle-là.
Photo : PSG
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