
C’est au sein de son local de campagne, avenue Jean-Jaurès, que le candidat Tout Nîmes a présenté un nouveau colistier : Jean-Olivier Arnaud. Ancien directeur de l’hôpital de Nîmes (2007-2014), ce Gardois n’est encarté dans aucun parti : « L’engagement auprès de Franck Proust, qui bénéficie de l’appui du maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, va dans le prolongement de mon parcours. » Et d’ajouter : « La santé est une tâche urgente et nécessaire. » Franck Proust rebondit, citant les chiffres « de l’ARS (Agence régionale de santé qui font froid dans le dos » : « 14 000 Nîmois n’ont pas de médecin traitant. Parmi eux, 1 500 ont plus de 70 ans avec des pathologies chroniques. » Mais aussi : « À l’horizon 2030, 55 % des médecins généralistes partiront à la retraite. »
Permanence de médecins volontaires
Toutefois, que peut faire la mairie ? Si la santé est une préoccupation réelle des administrés, elle ne relève pas des compétences de cette collectivité. « Il faut avoir le courage de changer de méthode », affiche Franck Proust, qui annonce, en cas de réélection, « l’organisation, en septembre, au Palais des congrès, d’une vaste réunion du monde de la santé afin de refonder le contrat local de santé ». Au-delà de cette grand-messe sanitaire, l’équipe de Tout Nîmes propose la création d’une permanence de médecins volontaires, 24/24 heures, pour désengorger les urgences. En 2025, les urgences de l’hôpital ont accueilli 110 000 patients, soit une hausse de 2,5 %.
Où serait ce centre ? Quels médecins y seraient accueillis ? La proposition de la droite fait écho à celle du candidat de la gauche unie (hors LFI), Vincent Bouget, qui a proposé également la création d’un centre de santé avec des médecins salariés. « On n’est pas contre l’embauche de médecins », fait savoir Jean-Olivier Arnaud. Franck Proust poursuit : « Nous allons faire un état des lieux… La ville doit absolument aider à l’installation des médecins. Dans certains quartiers, comme Courbessac, il n’y a plus aucun praticien. » Et de disgrésser sur le projet de maison de santé de Gambetta, notamment portée par le médecin David Costa : « dans les prochaines semaines, on aurait avoir une bonne nouvelle avec l’intervention de la Société publique locale Agate. »
Toujours sur la santé, Franck Proust souhaite la mise en place d’une option dans les lycées. Une compétence qui, toutefois, relève de la région : « Je ne vois pas pourquoi le conseil régional ne le ferait pas… Il le fait déjà en zone rurale. » Une mesure de la présidente PS Carole Delga pour sensibiliser les jeunes ruraux aux métiers de la santé et, in fine, leur permettre de s’installer dans leurs territoires d’origine, particulièrement désertés par les praticiens. À noter également que la droite annonce un contrôle obligatoire des carnets de santé à l’école : « Normalement, ça devrait être fait. Force est de constater que ce n’est pas le cas. »
Cuisine centrale
Enfin, Franck Proust a fait un lien entre santé et ’environnement, en rappelant sa volonté de verdir la ville : plantation d’arbres, liaison entre le parc Jacques Chirac et le bois des Noyers par un tunnel, préemption végétale, voiles d’ombrage… Le candidat propose la création d’une cuisine centrale portée par Nîmes Métropole. Une proposition inscrite, il y a deux ans, dans le projet de territoire de l’Agglo nîmoise à l’horizon 2028. À l’époque, la candidate Renaissance Valérie Rouverand – aujourd’hui ralliée au candidat Julien Plantier – avait déploré une « création tardive ». Reste à préciser que cette compétence « alimentation scolaire » devra se faire avec l’aval des maires, Nîmes Métropole étant composée au total de 39 communes.








