L’équipe-type de la CAN 2025 d’Afrik-Foot

La CAN 2025 s’est achevée dimanche soir par le sacre du Sénégal à Rabat face au Maroc (1-0, a.p.) L’heure du bilan a donc sonné et Afrik-Foot vous propose son équipe-type de la CAN 2025. Les quatre sélections arrivées en demi-finales sont représentées, mais c’est logiquement le champion sénégalais qui se taille la part du lion avec 4 joueurs retenus dans ce meilleur onze.

Yassine Bounou (Maroc)

Yassine Bounou a globalement été peu sollicité durant cette CAN, mais, lorsqu’il a eu à intervenir, il a rempli son rôle à merveille. On se souvient du face-à-face remporté par le gardien du Maroc lors du match d’ouverture, mais surtout de ses deux tirs au but arrêtés en demi-finales contre le Nigeria. En finale, ses trois arrêts décisifs ont maintenu le Maroc à flot, même s’il a fini par s’incliner pour la deuxième fois seulement du tournoi.

Noussair Mazraoui (Maroc)

En l’absence d’Achraf Hakimi, Noussair Mazraoui a débuté cette CAN comme latéral droit du Maroc et c’est dans cette position que nous le retenons dans l’équipe-type, bien qu’il ait ensuite disputé la majeure partie du tournoi à gauche. Offensivement, son apport aura peut-être été moins impressionnant que ce que certains attendaient (une passe décisive, de nombreux centres à chaque match), mais il a affiché un gros volume de jeu et fait preuve de sérieux défensivement.

Yasser Ibrahim (Egypte)

Comme à son habitude, l’Egypte a misé avant tout sur son bloc défensif pour se hisser jusque dans le dernier carré de la CAN. Le défenseur central d’Al Ahly aura incarné cette solidité. Buteur décisif conte le Bénin en 8es (3-1 a.p.) et omniprésent en demi-finales contre le Sénégal, Yasser Ibrahim termine cette CAN avec 26 tacles réalisés, soit un total parmi les plus élevés du tournoi.

Calvin Bassey (Nigeria)

Doté d’un gabarit impressionnant, le défenseur central du Nigeria a crevé l’écran durant cette CAN, en particulier à l’occasion de la demi-finale contre le Maroc, lorsque le roc de Fulham a littéralement mangé Ayoub El Kaabi, à qui il n’a laissé que les miettes. Une muraille infranchissable.

El Hadji Malick Diouf (Sénégal)

Même s’il a débuté cette CAN sur le banc, El Hadji Malick Diouf a très rapidement pris l’ascendant dans son duel avec Ismaïl Jakobs. Avec ses grandes enjambées et sa qualité de centre, le latéral gauche de West Ham aura fait lever les supporters sénégalais à de nombreuses reprises. Là où il a surpris en revanche, c’est surtout défensivement, à l’image de sa demi-finale contre Mohamed Salah, parfaitement contenu, même si sa finale aurait ensuite pu être gâchée par une perte de balle et son penalty provoqué.

Equipe type CAN 2025

Alex Iwobi (Nigeria)

Evoluant désormais dans une zone plus réculée, Alex Iwobi aura été rayonnant durant cette CAN. En plus de son impact défensif insoupçonné, le milieu de Fulham a joué juste et a enfilé le costume de maître à jouer d’un des Nigeria les plus séduisants dans le jeu de ces dernières années. Il a délivré 2 passes décisives. Nous le préférons dans ce onze d’une courte tête au Marocain Neil El Aynaoui.

Gana Gueye (Sénégal)

A 36 ans, Gana Gueye a affiché un niveau monstrueux sur cette CAN ! Véritable pile électrique dans l’entrejeu du Sénégal, le milieu de terrain d’Everton n’a eu de cesse de colmater les brèches et de presser les adversaires. Son apport offensif aura également été précieux avec de nombreuses passes qui ont permis de briser les lignes adverses. C’est lui qui lance son homonyme Pape Gueye sur le but du sacre.

Pape Gueye (Sénégal)

L’histoire retiendra que c’est Pape Gueye qui a offert au Sénégal sa deuxième étoile d’un missile sous la barre de Yassine Bounou. Avant de jouer les héros en finale, le milieu de terrain de Villarreal avait déjà sorti son pays d’un mauvais pas en inscrivant un doublé face au Soudan en 8es de finale (3-1). Au-delà de ses buts, son influence sur le jeu aura été considérable puisqu’il a occupé le rôle de playmaker des champions d’Afrique.

Brahim Diaz (Maroc)

Buteur lors des cinq premiers matchs et meilleur buteur de cette CAN, Brahim Diaz a véritablement porté le Maroc durant le tournoi et joué le rôle de facteur X, qui a permis à son équipe de prendre les devants quand elle doutait, notamment face à la Tanzanie en 8es de finale (1-0). Longtemps favori pour le titre de MVP, l’ailier du Real Madrid a été moins en vue lors des deux derniers matchs, ratant même le penalty qui aurait pu offrir le sacre à son pays après 50 ans d’abstinence.

Victor Osimhen (Nigeria)

Avec 4 buts au compteur, Victor Osimhen aura été l’avant-centre le plus prolifique de cette CAN. Si ses coups de gueule contre ses coéquipiers ont marqué les esprits, l’attaquant du Nigeria ne saurait être réduit à cette caricature. Il a brillé dans les matchs importants et fait preuve d’altruisme : un but et une passe décisive contre la Tunisie (3-2), même tarif contre l’Algérie (2-0) et un doublé face au Mozambique (4-0). Il a en revanche raté sa demi-finale face au Maroc.

Sadio Mané (Sénégal)

Pour sa dernière CAN, Sadio Mané ne pouvait pas rêver mieux que cette fin en apothéose avec une deuxième étoile et un titre de MVP. Les fans sénégalais retiendront autant son sang-froid qui a permis à la finale d’aller à son terme que son but décisif face à l’Egypte en demi-finales. Avec 2 buts et 3 passes décisives et des dribbles toujours dévastateurs malgré ses 33 ans, il aura confirmé qu’il reste un immense champion.

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