
Dans le monde ultra-compétitif du saut à ski, une rumeur explosive agite les coulisses à l’approche des JO de Milan-Cortina 2026 : certains athlètes gonfleraient-ils leur entrejambe pour « voler » plus loin ? Entre aérodynamique, tricherie et enjeux financiers colossaux, cette affaire « Penis-Gate » pose de sérieuses questions éthiques et business pour un sport où chaque centimètre compte – littéralement.
Les combinaisons de saut à ski sont taillées sur mesure via un scan 3D du corps de l’athlète, pieds écartés de 30 cm, en sous-vêtements moulants. La hauteur d’entrejambe détermine la taille autorisée de la combinaison : tolérance minimale de +2 cm et maximale de +4 cm sur le corps, jusqu’à +6 cm au torse pour les hommes, pour maximiser la portance sans excès. Un entrejambe plus généreux permet une surface de tissu accrue, offrant un avantage de vol estimé à plusieurs mètres – crucial quand les records flirtent avec les 250 m.
La rumeur qui fait mouche (et gonfle)
Selon le tabloïd allemand Bild, des sauteurs injecteraient de l’acide hyaluronique ou du kérosène pour élargir temporairement leur pénis avant mesure, simulant un avantage anatomique. Autrefois, des préservatifs siliconés servaient de subterfuge manuel ; aujourd’hui, le scanner 3D complique les fraudes, mais la FIS admet explorer des mesures basées sur les os pour contrer les tissus mous manipulables. Eurosport qualifie cela de « fake news », mais les exclusions récentes pour combinaisons truquées – comme chez les Norvégiens en 2025 – montrent que la tentation persiste.
Enjeux business ?
Une victoire en Coupe du Monde rapporte 13 000 CHF (environ 13 500 €) au vainqueur masculin, une prime appelée à croître de 10 à 20% dès la saison 2025/2026 selon la FIS, et souvent doublée par les dotations des organisateurs locaux. Les stars comme le skieur alpin Marco Odermatt empochent déjà 3 MCHF annuels en sponsoring – équipementiers, marques et fédérations telles que Swiss-Ski versant six chiffres par podium –, un modèle que les sauteurs à ski pourraient envier.
Un géant comme Red Bull parierait-il sur un sauteur « volumineux », flirtant avec le scandale pour capter l’attention ? Les JO 2026 pourraient drainer 70 à 80 M€ de sponsoring global, un scandale « Penis-Gate » dopant l’audience virale tout en menaçant de pulvériser les réputations des athlètes et partenaires.
Risques santé et éthiques
Ces injections, sans indication médicale, risquent infections, nécroses ou complications vasculaires, alerte un urologue cité par Watson. La FIS impose contrôles médicaux stricts et marque les combinaisons de puces NFC (7 pour hommes), avec DQ immédiate pour manipulation. Se pose dès lors une question business : jusqu’où les équipementiers et les sponsors toléreront-ils ces dérives, alors que cinq Norvégiens ont été suspendus en 2025 pour coutures truquées ?
À l’approche des JO 2026 qui débutent le 6 février à Milan-Cortina, la FIS affine ses protocoles de contrôle pour s’appuyer sur les structures osseuses des athlètes, rendant caduques les injections temporaires d’acide hyaluronique ou autres subterfuges. Pour les marques partenaires, cette affaire « Penis-Gate » représente un cas d’école stratégique : miser sur un sponsoring vertueux et technologique, ou risquer un backlash viral amplifié par les réseaux sociaux, potentiellement coûteux en millions d’euros de réputation ?
« La taille ne fait pas tout »
Dans un sport où l’équipement influence 20 à 30% de la performance globale – via la perméabilité à l’air des combinaisons et leur ajustement précis –, l’innovation légale autour de tissus optimisés et matériaux high-tech pourrait bien supplanter les astuces borderline, boostant à la fois les distances de vol et les revenus sponsoring. Les sauteurs, eux, affichent un humour teinté de jaune avec des formules comme « la taille ne fait pas tout », mais en affaires, elle fait indéniablement vendre : audience gonflée, buzz gratuit et contrats juteux pour les équipementiers audacieux.
Alain Jouve






