Le Journal

Ekitike et l’OM, c’est officiel
Mercredi soir, l’Olympique de Marseille va tenter de réaliser un petit exploit en Ligue des champions lors de la réception de Liverpool à l’Orange Vélodrome. Face aux Reds, les Marseillais croiseront notamment la route de deux internationaux français, Ibrahima Konaté et Hugo Ekitike. Arrivé sur les bords de la Mersey l’été dernier, l’attaquant de 23 ans réalise une première saison convaincante sous ses nouvelles couleurs, avec déjà 10 buts toutes compétitions confondues et des prestations de plus en plus abouties. Longtemps en quête de régularité après son passage contrasté au Paris Saint-Germain, Ekitike semble avoir retrouvé de la liberté et de la confiance sous les ordres d’Arne Slot. Mobile, capable d’attaquer la profondeur comme de participer au jeu, l’ancien Rémois s’est progressivement imposé comme une option crédible dans la rotation offensive de Liverpool. S’il est titularisé face à l’OM, il représentera un danger permanent pour la défense marseillaise, encore en quête de certitudes sur la scène européenne. Il adore le Vélodrome La pelouse de l’Orange Vélodrome, Hugo Ekitike la connaît bien. Il l’a déjà foulée à plusieurs reprises sous les couleurs du Stade de Reims puis du PSG, avant de tenter une relance de carrière en Allemagne, à Francfort, puis de s’offrir un nouveau défi en Premier League. Un stade mythique, à l’atmosphère unique, qui ne laisse jamais indifférent les joueurs adverses. Contrairement à ce que son passé parisien pourrait laisser penser, Ekitike n’entretient aucune animosité envers Marseille. Bien au contraire. « L’OM ? Je suis excité de jouer ce match. Marseille, c’est un club que je regarde depuis petit… avec Paris. J’adore le Vélodrome. C’est un magnifique stade avec des supporters de fou. Je suis juste excité de jouer ce match », a-t-il confié sur Canal Plus. Un discours respectueux, à l’image d’un joueur désormais plus mûr, qui s’apprête à vivre une nouvelle soirée européenne sous haute intensité. Et à coup sûr, l’OM devra se méfier.

Le salaire indécent de Gianni Infantino
Dans un récent entretien accordé au Guardian, Michel Platini a annoncé la couleur, dressant le portrait d’un Gianni Infantino – l’homme qui lui a savonné la planche alors qu’il régnait sur l’UEFA et briguait la présidence de la FIFA – avide de pouvoir et d’argent. Le pouvoir, patron du football mondial l’a pris en effet, et l’intéressé n’a eu de cesse de renflouer ses propres caisses depuis son arrivée au sommet en 2016. Selon les chiffres des déclarations fiscales déposées par la FIFA auprès de l’agence fédérale Internal Revenue Service (IRS), le dirigeant italo-suisse aurait plus que quadruplé ses émoluments en l’espace de huit ans. Un salaire doublé en 2023 Sur l’année 2024, ainsi, Gianni Infantino a déclaré 6,10 millions de dollars (environ 5,26 millions d’euros). A savoir, selon Le Monde, 2,90 millions de dollars de salaire, 1,80 million de bonus et 1,10 million de « rémunérations autres à déclarer ». Sans compter 155 000 euros de « retraite et autres rémunérations différées ». En 2016, l’intéressé s’était contenté de 1,28 million d’euros de revenus déclarés à l’administration fiscale. C’est en 2023, à son élection pour un second mandat, que Gianni Infantino aurait doublé son salaire. Un an après avoir touché un juteux bonus de 1,77 million d’euros au sortir du Mondial 2022.

Ligue des champions: Brest grille un joker
Deux de chute pour Brest en Ligue des Champions. Trois jours après avoir mis fin à la série de succès de Metz en Ligue Butagaz Energie, les joueuses de Raphaëlle Tervel ont commis un faux-pas sur la scène européenne lors de la réception d’Ikast. Emmenée par Stine Ruscetta Skogrand (10 buts sur 13 tirs), les Danoises ont pris d’entrée les commandes au tableau d’affichage. Pendant les dix premières minutes, le BBH n’a pu que revenir à hauteur notamment grâce à Méline Nocandy (6 buts sur 6 tirs). Mais, sous l’impulsion de Juliette Faure (5 buts sur 7 tirs), les Bretonnes ont signé un 3-0 leur permettant de passer devant au score pour la première fois. Les deux équipes manquant alors de réussite face au but, cet avantage a tenu trois minutes durant lesquelles le score n’a pas bougé. Si Ikast a alors pu reprendre la main, Brest a pu compter sur Anna Vyakhireva (9 buts sur 13 tirs) pour aborder la fin de première période devant au tableau d’affichage. Toutefois, un 3-1 conclu par Jamina Roberts (4 buts sur 7 tirs) a permis aux Danoises d’atteindre la pause sur un score de parité. L’entame de la deuxième période a vu les deux équipes se rendre coup pour coup avec l’écart qui n’a pas dépassé une longueur pendant un peu plus de cinq minutes. Pauletta Foppa (6 buts sur 6 tirs) et Pauline Coatanea (2 buts sur 6 tirs) ont alors profité des maladresses danoises pour signer un 3-0 et remettre le BBH devant au score. Un avantage un temps maintenu mais qui est parti en fumée à l’entame du dernier quart d’heure. Ikast a fini en trombe En l’espace de six minutes, Ikast a infligé un 4-0 aux Brestoises avec Julie Mathiesen Scaglione (7 buts sur 9 tirs) pour emmener l’offensive danoise. Le chassé-croisé entre les deux formations a alors repris de plus belle dans ce « money time » pendant lequel la moindre erreur pouvait coûter cher. Un tir manqué d’Oriane Ondono (2 buts sur 5 tirs) et une perte de balle d’Anna Vyakhireva ont scellé le sort de la rencontre. Lærke Nolsøe Pedersen (4 buts sur 8 tirs) puis Stine Ruscetta Skogrand ont offert une victoire de deux longueurs à Ikast en terre bretonne (35-37). Si Brest se maintient en tête du groupe B, il voit Odense revenir à un point après son succès à Sola (25-40) et n’a plus le droit à l’erreur lors des quatre dernières journées pour assurer son billet direct pour les quarts de finale.

Euro: Fabregas a rué dans les brancards
Les Bleus ont poursuivi leur sans-faute dans l’Euro 2026. Après avoir bien entamé la compétition face à la République tchèque, les joueurs de Guillaume Gille ont enchaîné face à l’Ukraine avec une très large victoire. Mais ce que le sélectionneur des Bleus retient c’est d’avoir profité d’une « nouvelle possibilité de faire une grande revue d’effectif » tout en laissant un cadre comme Aymeric Minne au repos. « On en aura bien besoin pour les prochaines échéances », a confié Guillaume Gille dans un communiqué de la Fédération Française de handball. Avec ces deux victoires, les Bleus arrivent « dans de très bonnes conditions sur le premier virage de cet Euro, lundi contre la Norvège ». Quant à cette rencontre face à l’Ukraine, elle a été un terrain d’expérimentation grandeur nature « même si le premier quart d’heure n’est pas parfait ». « On a manqué d’engagement et d’efficacité au tir. Et comme, en plus l’Ukraine jouait bien, on s’est retrouvé derrière au score, a reconnu Guillaume Gille. Mais nos rotations et notre constance nous ont permis de prendre la tête. Les changements nous ont permis de retrouver de l’intensité des deux côtés du terrain. » Un scenario qui fait dire à l’entraîneur des Bleus que « ces matchs, même si on se prépare toujours à donner le maximum, ne sont pas les plus simples à aborder ». Ce qui s’est traduit par un temps-mort en première période qui « a permis de recadrer tout le monde ». Un moment pendant lequel Ludovic Fabregas n’a pas hésité à se faire entendre. Une prise de parole que le capitaine des Bleus justifie par la sensation que son équipe « n’était pas dedans ». Fabregas : « Il fallait que je parle et que je remue tout le monde » « C’est pas grave si on fait des erreurs, tout le monde en fait, mais j’ai senti qu’en tant que capitaine, il fallait que je parle et que je remue tout le monde, a ajouté le pivot tricolore. J’aurais préféré ne pas le faire, mais c’est comme ça. Ce que je retiens surtout, c’est qu’après, tout le monde a été très impliqué et qu’en deuxième période. » Ayant vu ses coéquipiers être « très sérieux » lors de ce match face à l’Ukraine, le Barcelonais est conscient que le plus dur reste à venir. « On est en forme, en confiance, mais désormais il y a une étape à passer face à la Norvège, a-t-il conclu. On va se tester face à une des meilleures équipes du concert international, mais si son reste fidèle à ce qu’on fait depuis quelques mois, j’ai bon espoir qu’on réalise un grand match. »

Gloucester-Toulon: 14-31

Nice creuse encore

Olise, c’est complètement fou !

Castres, quel exploit !

Ligue des champions: Metz se remet à l’endroit
Metz remet la machine en route. Après les défaites concédées par Györ en Ligue des Champions puis à Brest en Ligue Butagaz Energie, les Dragonnes se devaient de repartir de l’avant lors de la réception de Storhamar. Si cela n’a pas été chose aisée, les joueuses de Manu Mayonnade ont atteint leur objectif devant leur public des Arènes. Pourtant, ce sont bien les Norvégiennes qui ont fait la course en tête après l’ouverture du score signée Kjerstin Boge Solås (5 buts sur 10 tirs). Si les Messines ont tenu le rythme grâce notamment à Sarah Bouktit (10 buts sur 14 tirs), Storhamar a profité d’un moment de flottement chez ses adversaires pour s’envoler au tableau d’affichage. Un 3-0 emmené par Malin Larsen Aune (7 buts sur 7 tirs) a ainsi permis à la formation norvégienne de compter trois longueurs d’avance après un peu plus de dix minutes. Sans que Manu Mayonnade n’ait à intervenir, les Messines ont haussé le ton des deux côtés du terrain pour infliger un 5-1 dans la foulée et relancer le bras de fer au score. Si les Norvégiennes ont une nouvelle fois fait la course en tête, ce sont bien les joueuses de Metz qui ont atteint la pause devant au tableau d’affichage avec Léna Grandveau (3 buts sur 9 tirs) et Anna Albek (2 buts sur 4 tirs) à la manœuvre. Sanne Løkka Hagen (1 but sur 3 tirs) a alors ramené Storhamar à une longueur au moment de retrouver les vestiaires. Une tendance qui s’est confirmée à la reprise du jeu mais cela n’a pas duré très longtemps. Emmené par Lucie Granier (5 buts sur 8 tirs), Metz a signé un nouveau 5-1 pour se mettre à l’abri au score. Metz se rapproche de Györ Sauf que ce n’était pas suffisant face à une volontaire formation norvégienne. Profitant des erreurs adverses, Storhamar a marqué quatre buts consécutivement pour égaliser à un peu moins d’un quart d’heure de la fin de la rencontre. Dans une deuxième période dominée par les séries, c’est un 4-0 qui a permis à Metz de prendre un avantage définitif sous l’impulsion de Suzanne Wajoka (2 buts sur 5 tirs). Avec quatre longueurs d’avance et cinq minutes encore à jouer, les Dragonnes ont pu voir venir pour un succès de deux buts au final (29-27). Une huitième victoire en dix journées qui permet à Metz de revenir à deux points de Györ. En effet, les Hongroises ont concédé leur premier revers européen de la saison dans un derby face à Debrecen (30-31) et voient leur avance se réduire de moitié.

Euro: Les Bleus poussifs puis vainqueurs

Le Nigeria ne repart pas bredouille !

