Le Journal

Jim Jarmusch : « J’ai deux amours, New York et Paris »
On a rendez-vous avec lui dans un palace parisien début décembre et, avant d’entamer l’entretien, on lui montre un selfie que nous avions fait ensemble au Festival de Cannes en 1999 — c’est lui qui avait alors tenu l’appareil photo. « Incroyable ! On était jeunes, s’exclame-t-il. Il faut qu’on la refasse après l’interview. » Promesse qu’il tiendra. Tel est Jim Jarmusch, le plus culte et le plus cool des cinéastes américains, qui nous a, par le passé, régalés avec ses pépites telles que « Stranger Than Paradise », « Ghost Dog » ou « Only Lovers Left Alive ».Il est de retour au sommet avec une merveille, « Father Mother Sister Brother », qui a décroché la récompense suprême en septembre à la Mostra de Venise, le Lion d’Or. Un triptyque mettant d’abord en scène deux cruelles histoires d’enfants qui rendent visite à leurs parents. Le troisième segment, plus tendre, vient les contrebalancer avec le récit de jumeaux dont les parents viennent de décéder à Paris. On rit souvent, on s’émeut parfois, on se régale de l’interprétation de Tom Waits, Adam Driver, Charlotte Rampling, Cate Blanchett ou Vicky Krieps. Et de la maestria de Jarmusch.

Rai, une légende tiraillée avant le derby PSG-Paris FC : « Je ne sais pas ce que je vais ressentir pendant le match »
En vrai Parisien, Rai est arrivé ce matin de fin décembre en Vélib’ pour notre rendez-vous dans un café proche du Marais où il vit. Après avoir passé les fêtes au Brésil, il est rentré ce samedi pour le derby qui s’annonce très particulier pour lui. Élu légende du PSG, il est ambassadeur du Paris FC depuis 2022, et au moins jusqu’en 2028. Le Brésilien vient de sortir sa biographie « Les buts de ma vie » (Éditions Faces cachées, Préface de Michel Denisot, 19 euros) et s’est longuement confié autour d’un crème et d’un jus d’orange.

« Il est parti faire la fête au paradis » : la mère d’Arthur, 16 ans, annonce la mort de son fils dans l’incendie à Crans-Montana
Elle était devenue le visage des proches des victimes disparues de l’incendie dans un bar de Crans-Montana (Suisse), survenu dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, et de leur terrible attente. Mais à mesure que l’identification des victimes progresse, Laetitia Brodard-Sitre, une Suissesse vivant près de Lausanne (ouest), a confirmé ce samedi soir sur son compte Facebook le décès de son fils Arthur, 16 ans. « Notre Arthur est parti faire la fête au paradis. Maintenant, nous pouvons commencer notre deuil en sachant qu’il est en paix dans la lumière », a-t-elle écrit. Dans une vidéo publiée en « story », les larmes aux yeux, elle a tenu à « remercier du fond du cœur » celles et ceux qui lui ont « témoigné [leur] compassion », avant de reprendre les mots écrits sur son compte.« Maman, bonne année, je t’aime »Auprès de l’AFP, Laetitia avait rapporté avoir reçu un dernier message de son fils à 00h03 le 1er janvier disant « Maman, bonne année, je t’aime ». À 00h06, « je lui ai répondu : je t’aime mon grand ». « À 01h28 du matin, j’ai trouvé une vidéo éphémère qu’il a envoyée à ses copains, où ils avaient toute la tablée ensemble à faire la fête. »À 01h30 la police a reçu le premier appel téléphonique signalant un feu. « Donc est-ce que c’est la tablée de mon fils qui a brûlé ? Je ne sais pas. (…) Ça fait 40 heures. 40 heures que nos enfants sont disparus. Donc maintenant, nous devons savoir », avait martelé ce vendredi cette mère face à des journalistes devant le mémorial improvisé à quelques mètres du bar Le Constellation qui a brûlé dans la nuit de la Saint-Sylvestre.Elle a diffusé largement le portrait de son garçon né en février 2009, visage juvénile et mèche brune sur le front. Un des amis de son fils attablé avec lui a réussi à sortir du Constellation. « Il est brûlé à 45 % de son corps, il est en soins intensifs à Zurich », dit-elle, et dans l’incapacité pour l’heure de raconter ce qui s’est passé. Les autorités helvétiques répètent que le travail d’identification sera long.Les gérants accusés d’« homicide par négligence »« On a donné l’ADN. (…) On nous a demandé de donner (la description) des habits, mais comme on a pu voir dans les dernières vidéos, il n’y a pas d’habits (sur les corps brûlés). Donc il n’y a que l’ADN, et on sait que l’ADN prend du temps, ça c’est OK aussi. Mais il y a d’autres moyens : une photo d’un orteil, on recenserait les photos des membres des vivants, on pourrait savoir lequel c’est », avait imploré Laetitia Brodard-Sitre.Les autorités suisses ont annoncé ce samedi l’ouverture d’une enquête pénale contre les deux gérants français du bar Le Constellation. Les deux gérants sont accusés d’« homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence ». Le dernier bilan des autorités fait état de 40 morts et 119 blessés.

« Notre bonheur passé condamne nos enfants » : Pierre Lemaitre clôt sa magistrale saga sur les Trente Glorieuses
Sa maison en pierres blanches près de Bordeaux (Gironde) est baignée de soleil en cette matinée de décembre. Lumineuse comme son propriétaire même si, devant notre photographe, Pierre Lemaitre aime afficher un air un tantinet bougon. À 74 ans, celui qui compte parmi les écrivains préférés des Français nous reçoit pour son dernier roman, « Les belles Promesses », en librairie mardi 6 janvier.Pierre Lemaitre nous accueille d’un grand sourire, passe au tutoiement très rapidement et nous installe dans un grand salon aux étagères pleines de livres. Mais pas de chat dans ses pattes. On espérait croiser Joseph, félin fil rouge de sa dernière saga. Si l’écrivain est un homme pressé qui, on le devine assez vite, n’aime pas perdre son temps, il sait être d’une grande générosité. Passionné et passionnant, il est intarissable pour nous raconter les clés de son projet littéraire ambitieux : feuilletonner le vingtième siècle.

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Ligue 1 : le boycott de Génésio, le tacle de Beye, les explications de Wattelier… L’arbitrage a fait dérailler Lille-Rennes
De retour de la trêve hivernale, la Ligue 1 renoue avec ses bonnes habitudes pour la première journée de l’année 2026 avec un week-end déjà jalonné de polémiques autour des décisions arbitrales. Ça avait commencé fort vendredi soir, avec Toulouse-Lens, ça a continué ce samedi, avec Lille-Rennes.Visiblement ulcéré par l’arbitrage, l’entraîneur de Lille Bruno Genesio ne s’est pas présenté en conférence de presse après la défaite du club nordiste à domicile face aux Bretons (0-2).L’attitude de Létang, « une habitude » souffle BeyeDans la foulée d’une rencontre électrique, qui a basculé lorsque l’arbitre Éric Wattellier a exclu Alexsandro (13e), le Losc a annoncé à l’ensemble des médias présents en zone mixte que Bruno Genesio ne viendrait pas lors de la traditionnelle prise de parole qui suit tous les matchs de championnat, invoquant les « raisons personnelles » de l’entraîneur.À la mi-temps, le Lyonnais avait dû être retenu par plusieurs joueurs alors qu’il s’avançait vers Éric Wattellier. Dans la foulée, le président du club Olivier Létang avait interpellé l’arbitre : « Vous savez ce que vous avez fait, c’est une honte, un scandale. »Habib Beye, l’entraîneur du Stade rennais, a regretté ce climat tendu instauré et taclé l’attitude du président Lillois. « Un peu à son habitude, le président (Olivier Létang, NDLR), a tenté de créer un contexte. Ça ne devrait plus jamais arriver aujourd’hui en football. (…) Il faut aider les acteurs du jeu, qu’ils soient footballeurs ou arbitres, et que ce type de pression qu’on peut avoir à la mi-temps déstabilise tout un contexte. »« Une décision incontournable » pour WattelierDe son côté, l’arbitre de la rencontre Éric Wattelier s’est expliqué de sa décision au micro de Ligue 1 + à la suite de la rencontre. Il a invoqué une « situation d’anéantissement d’une occasion de but manifeste », soit « lorsqu’un attaquant est en mesure de se créer une occasion nette de but ». « L’attaquant avait la maîtrise du ballon, il se dirigeait en direction du but, il y avait une proximité avec le but, donc tous les éléments étaient réunis. »🗣️ Les explications d'Eric Wattellier sur l'exclusion d'Alexsandro ! #LOSCSRFC pic.twitter.com/yScsBqZa32— L1+ (@ligue1plus) January 3, 2026Sur la question du timing (Alexsandro a été exclu en tout début de rencontre), il s’en justifie dans le même souffle : « C’est une décision incontournable et qui doit être prise, que ce soit à la 1re ou à la 90e d’une rencontre. Il n’y a pas de question de timing sur ce genre de situations. »« Je ne fais pas cas de ce qui se passe par le passé, a-t-il précisé au sujet de la colère lilloise. J’arbitre un match, je prends des décisions qui me semblent les plus justes. »

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