Nedim Remili, les dessous de la blessure

L’équipe de France va devoir faire sans Nedim Remili pour la rencontre de ce jeudi contre la République Tchèque dans le cadre du tour préliminaire de l’Euro 2026. Et d’une manière générale, les Bleus de Guillaume Gille ne pourront pas du tout compter sur la présence du demi-centre qui n’est déjà plus avec le groupe en Scandinavie. Mardi, le staff de la sélection tricolore a officialisé le forfait du joueur de Veszprem en raison d’une blessure à la cuisse.

Ce mercredi, à l’aube du premier match de la France donc, Nedim Remili a accordé un entretien à L’Équipe pour évoquer cette mauvaise nouvelle. « C’est une blessure qui ne me handicape pas dans la vie de tous les jours, donc c’est un peu spécial, mais je me sens bien, a expliqué le joueur de 30 ans. Ce n’est jamais facile de quitter le groupe, surtout de cette manière. C’était un peu brut. On ne s’y attendait vraiment pas. On était tous vraiment très optimistes quant à mon retour. Mais c’est comme ça. Comme l’a dit Gino (Guillaume Gille, le sélectionneur), c’est arrivé très souvent dans l’histoire de l’équipe de France, ce genre de péripéties. Aujourd’hui, c’est mon tour. »

Une décision collégiale

Lundi lors de la rééducation, le mollet de Nedim Remili a « lâché » de son propre aveu et d’une manière « assez soudaine ». Pourtant, l’international français est blessé à la cuisse gauche. « C’est du même côté mais ce n’est pas la même blessure, rectifie l’ancien joueur du PSG. Sur le moment, c’est dur pour moi de jauger exactement ce que j’ai car je ne saute pas à la douleur. Je l’ai vu après mon examen. J’étais avec le médecin de l’équipe de France et le radiologue est venu me chercher dans la salle. Il a montré les images au doc et ils se sont compris par quelques hochements de tête. Moi, je sais que même avec une petite déchirure, on est capable de jouer au handball. »

Finalement, le staff médical a opté pour la prudence et a statué sur le forfait de Remili. « Ça s’est décidé assez tardivement dans la journée. J’avais toujours cet espoir d’aller à l’Euro et de rejouer un peu plus tard. Maintenant, après la discussion avec les médecins, on a vu que ce serait très compliqué d’aller en compétition et qu’il fallait passer son tour pour cette fois. Mais je ne suis pas triste ou en colère. J’ai beaucoup d’optimisme quant à un retour rapide et en bon état. » Le Français, qui a eu l’accord de son club pour effectuer la première partie de sa rééducation à Paris, préfère retenir qu’il a « la chance d’être bien accompagné, (d’être) rentré en famille à Paris, avec (son) fils, (sa) compagne, (ses) parents qui sont autour. »

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