Après la liquidation judicaire de Wasquehal Football, un nouveau club est né : l’US Wasquehal. On fait le point avec son président Messah Belkacem.

Le 5 juin dernier, le tribunal de Lille plaçait le Wasquehal Football Club, 101 ans d’histoire, en liquidation judiciaire, plombé par une dette de plusieurs centaines de milliers d’euros. Un nouveau projet a déjà émergé pour prendre la relève : l’Union Sportive de Wasquehal (USW), dont Messah Belkacem est aujourd’hui président. Le nom du nouveau club n’a pas été choisi au hasard car c’était le nom du premier club de football créé dans la commune du Nord en 1924.

« L’US Wasquehal est un club qui est arrivé début juin suite à la liquidation du premier », explique d’emblée le président. L’objectif est clair : « permettre aux jeunes de pouvoir jouer au football en allant des classes baby jusqu’au U13 ». Un projet qui « a un peu évolué avec la création d’une section U15 ».

« Un projet long terme en avançant avec nos catégories ! »

Pour Messah Belkacem, l’accessibilité est au cœur du projet. « Le but est vraiment que ce beau sport qu’est le football soit accessible à tous ces jeunes, peu importe le niveau, sans qu’il y ait besoin de faire de détection ou de stage qui pourrait mettre sur le carreau certains jeunes. »

Contrairement à cette gestion à court terme, la nouvelle direction mise sur la patience. « Ici on vise un projet long terme en avançant avec nos catégories, c’est-à-dire que les U15 de cette année deviendront les U16 de l’année d’après », avec, à terme, l’ambition de « créer un projet senior ».

« Construire quelque chose de sain ! »

Le club a déjà obtenu un premier soutien concret. « On a eu un soutien de la mairie sur un point de vue financier, sur une refonte à neuf du complexe sportif, avec la construction d’un nouveau terrain nouvelle génération. » Un appui bienvenu de la municipalité, dont la maire Stéphanie Ducret avait pourtant refusé d’avancer une subvention de 35 000 euros dans le plan de sauvegarde de l’ancien club.

Enfin, le président insiste sur un fonctionnement collectif et sans enjeux financiers personnels. « On a la chance d’avoir exclusivement des bénévoles dans ce club, ce qui permet de prendre des décisions autour de discussions ensemble et communes, pour construire quelque chose de sain. »

Une vision qu’il résume par une image. Pour lui, être président, « c’est juste une étiquette ». A l’image d’« un chef d’orchestre sans musiciens qui n’est rien sans le collectif qui l’entoure ». Une chose est sûre, à la rentrée de septembre, ce sont eux, les enfants, qui décideront si la partition est la bonne.

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