
A deux jours du match du troisième tour de coupe de France entre l’ES saintes (D2) et les Girondins de Bordeaux (R1), rien n’est encore fixé. Une situation lamentable.
« Nous nous faisons une joie de jouer contre les Girondins après le tirage au sort. Mais aujourd’hui, c’est devenu une galère. » Vice-président de l’ES Saintes, Johan Bernardin a posté une longue vidéo sur les réseaux sociaux ce jeudi. Le dirigeant du club de Charente Maritime est très inquiet sur la tenue du match du troisième tour de coupe de France face aux Girondins de Bordeaux. « Ça fait dix jours que je me bats avec les autorités publiques, la Ligue et un petit peu la FFF car ils nous abandonnent sur le sujet quand même, explique-t-il. Et aujourd’hui, j’ai le regret de prendre la décision que le match ne se jouera pas à Saintes ce week-end. Car j’ai une convention de la Préfecture qui me demande 39 700 euros de moyens de CRS pour assurer la sécurité. »
Initialement prévue le samedi 12 septembre, la rencontre avait été reportée au dimanche 20 septembre pour raisons de sécurité. « On veut nous imposer un huis clos, fustige Johan Bernardin. C’est une double sanction. J’ai donc prévenu la Ligue que nous ne pourrions pas accueillir le match. Le directeur des Girondins de Bordeaux a aussi envoyé un courrier à la Ligue en indiquant qu’il ne pouvait pas accueillir le match en Gironde. Le match pouvait être potentiellement délocaliser en Charente mais la Préfecture vient d’interdire le match sur son département. Nous sommes dans une impasse inédite. Comment va-t-on faire ? »
Les Girondins et la Ligue communiquent aussi
C’est encore toute la question à deux jours du match. Les Girondins ont publié un communiqué à ce sujet ce vendredi matin. « Depuis plusieurs jours, le FC Girondins de Bordeaux apporte tout son concours à la préparation et à l’encadrement du déplacement de ses supporters. Ses équipes ont l’habitude de travailler sur ces questions avec les clubs recevant, les collectivités, les préfectures et les services de l’État. Cette rencontre doit toutefois être préparée collectivement, en tenant compte des réalités et des moyens de l’ES Saintes. Le FC Girondins de Bordeaux appelle donc l’ensemble des acteurs concernés à poursuivre leurs échanges afin qu’une solution permette à ce match de se disputer dans des conditions garantissant la sécurité de tous. »
La Ligue de Nouvelle Aquitaine semble aussi bien dépourvue. La solution d’organiser le match au centre technique de Puymoyen a été recalée par la Préfecture de la Charente. « Que peut faire de plus une Ligue de football lorsque toutes les solutions sportives et matérielles qu’elle propose se heurtent successivement à une impossibilité administrative ou financière ? interroge l’instance régionale dans un communiqué. Les décisions des autorités publiques en matière d’ordre public et de sécurité s’imposent aux organisateurs des compétitions. La Ligue, dans l’exercice de la mission de service public qui lui est déléguée, ne dispose pas des pouvoirs de police relevant de l’État et des autorités locales et ne peut se substituer à leurs décisions. »
Un problème qui risque de se répéter en Régional 1 !
L’ES Saintes ne peut donc pas supporter les frais de sécurité. Les Girondins ne peuvent pas accueillir car le coût de l’ouverture du stade de l’Atlantique est trop important. « Derrière un dossier administratif, des dispositifs de sécurité et des questions financières, il y a deux équipes qui veulent jouer, des joueurs qui veulent entrer sur le terrain et des dirigeants et bénévoles qui consacrent leur temps et leur énergie à rendre ces rencontres possibles » rappelle la Ligue de Nouvelle Aquitaine. Comme nous l’avions déjà soulevé, ce problème avec les Girondins risque de se répéter toute la saison en Régional 1.
La journée va donc être décisive. Le match peut-il se jouer ? Dans quel stade ? Dans quelles conditions ? Les deux clubs sont complètement dans le flou.






