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Angers, Bayeux, Bordeaux, Brest, Bussy-Saint-Georges, Caen, Carnac, Le Bourget, Le Havre, Lille, Lyon, Massy, Nancy, Nantes, Paris, Poissy, Reims, Saint Cloud, Strasbourg, Tautavel, Vienne … des lieux artistiques et culturels français sont en cours de construction, réaménagement ou rénovation. Ce dossier du CLIC propose un panorama non exhaustif des ouvertures ou réouvertures de musées et lieux culturels en France, entre 2025 et 2030.

Photo carrousel: extérieur de la nouvelle Cité des Imaginaires de Nantes. © Neutelings Riedijk Architects

NOUVEAU: musée de la Fondation Gandur pour l’Art à Nantes (2030); nouvelle Cité des Imaginaires – Musée Jules Verne de Nantes (2028); rénovation des Catacombes de Paris (2026); rénovation du Musée Pasteur de Paris (2028); nouveau musée du jeu vidéo de Bussy-Saint-Georges (ouverture en 2026); redéploiement du musée de la Tapisserie de Bayeux (ouverture en 2027); extension d’Océanopolis Brest (ouverture en juin 2025); musée des Sacres de Reims (ouverture en 2025); musée d’histoire de Vienne (ouverture en 2027).

DOSSIER / Tour de France: les ouvertures, réouvertures ou extensions de musées et lieux de patrimoine en 2023

  • 2025

. Extension du Musée de l’Espace (Le Bourget 93) (2025 et 2027)

. Réouverture du Museum du Havre (Début 2025)

. Extension d’Océanopolis Brest (ouverture en juin 2025)

. Ouverture du musée des Sacres à Reims – Palais du Tau (CMN) (Automne 2025)

. Rénovation du Musée des Beaux-arts de Reims (ouverture avant la fin 2025)

. Rénovation du Musée Zoologique de la ville de Strasbourg (ouverture en 2025)

. Rénovation du Musée d’Histoire naturelle de Lille (ouverture fin 2025)

. Extension du Château de Fontainebleau, les écuries du Roi reconverties en campus international des arts (2025)

. Ouverture du Musée des Collectionneurs, Angers (en 2022, reportée en 2023 puis en 2025)

  • 2026 – 2030

. Réouverture du Musée des Tissus de Lyon (2026)  

. Ouverture du Centre Pompidou Francilien – Fabrique de l’Art / Musée national Picasso Paris à Massy (2026)

. Nouveau musée école Giacometti aux Invalides (2026)

. Musée du jeu vidéo de Bussy-Saint-Georges (Seine et Marne) (2026)

. Nouveau musée du Grand Siècle au Parc de Saint Cloud – Département des Hauts de Seine (fin 2026)

. Redéploiement du musée de la Tapisserie de Bayeux (2027)

. Nouvelle Cité de la Gastronomie Paris-Rungis (2027)

. Nouveau musée de Préhistoire de Carnac (2027)

. Réouverture du Musée lorrain, Nancy (2027)

. Ouverture du Musée Le Corbusier, à Poissy (2027)

. Ouverture du musée d’histoire de Vienne, à Vienne (2027)

. Ouverture du Musée-mémorial du terrorisme dans le Grand Paris (2027)

. Rénovation du Musée Pasteur de Paris (2028)

. Rénovation totale du Muséum de la Métropole de Nantes (2028)

. Ouverture de la Cité des Imaginaires – Musée Jules Verne de Nantes (2028)

. Rénovation totale du Musée de Préhistoire de Tautavel (2029)

. Ouverture du musée de la Fondation Gandur pour l’Art à Nantes (2030)

. Ouverture du Musée des Canaris – FC Nantes (2022, reportée à une date non précisée)

ANNEE 2025

  • Extension du Musée de l’Air et de l’Espace (Le Bourget 93) (2025 et 2027)

Le Musée de l’Air et de l’Espace va s’agrandir avec l’arrivée du Grand Paris Express sur son territoire, au Bourget, Seine Saint Denis.

Avec l’arrivée du Grand Paris Express, et notamment de la station “Aéroport du Bourget” sur la future ligne 17, le lieu culturel pourrait augmenter largement son visitorat, de 350.000 à 500.000.

Pour l’accueillir, un nouveau bâtiment de 4 000 m2 s’apprête à être construit, en annexe des espaces historiques. Il sera consacré à l’histoire de l’aviation civile après guerre, et présentera notamment l’ULM de Patrice Franceschi, premier homme à avoir accompli un tour du monde dans ce véhicule ou encore la Caravelle de Gaulle, premier avion présidentiel de l’histoire de France.

Les travaux seront finalisés dans leur intégralité, au cours de l’année 2027. Mais une première extension sera accessible au public dès 2025. Une nouvelle galerie consacrée au contrôle aérien et à la circulation des aéronefs sera installée dans la tour de contrôle de l’ancien aéroport du Bourget.

Le projet d’extension, évalué à 22 millions d’euros, sera financé en majeure partie par le ministère des Armées, sa tutelle.

Accolé depuis 1975 à l’aéroport du Bourget, en Seine-Saint-Denis, le Musée de l’Air et de l’Espace est le plus ancien et l’un des plus grands musées aéronautiques du monde. Sa collection, créée en 1919, comprend 400 avions grandeur nature, remontant pour certains aux débuts de l’aviation et s’étalant jusqu’aux appareils modernes; 19 595 objets relatifs à la conquête de l’air et de l’espace; 40 000 plans et plus de 500 000 photographies.

En 2023, le musée de l’Air et de l’Espace a accueilli 348 313 visiteurs. 

(Sources: musée de l’air et de l’espace du Bourget, presse)

  • Rénovation totale du Muséum d’histoire naturelle du Havre (réouverture au début 2025)

Cure de jouvence

Le Muséum est entré dans une phase majeure de chantier au terme des deux expositions en cours jusqu’au 2 octobre et d’une fête de fermeture le samedi 29 octobre 2022.

Après les travaux de performance énergétique réalisés en 2017, une période de fermeture d’environ deux ans doit cette fois permettre d’inscrire le vénérable bâtiment, rescapé partiel des bombardements, dans le XXIe siècle : mise en accessibilité avec réalisation d’un ascenseur pour le public, restauration de la façade, réfection intégrale de la toiture, installation d’un système de traitement de l’air pour le confort des visiteurs comme pour la stabilité des collections exposées, réinvention des espaces d’accueil, boutique, vestiaire et sanitaire.

Un nouveau parcours permanent

La livraison du « nouveau » Muséum permettra la mise en valeur d’une collection permanente représentative de la diversité des richesses du patrimoine conservé, dans les domaines des sciences de la vie, de la terre et humaines.

Un parcours de visite entièrement repensé rendra la redécouverte encore plus attractive. Axé autour de la notion de biodiversité et des arts graphiques, le propos sera porté par une médiation à destination de tous les publics, des tout-petits jusqu’aux amateurs éclairés.

La place du Vieux Marché accueillera des prolongements de ce parcours, principalement à travers la présence du vivant (plantes, arbres, insectes).

Des modules ludiques et des bornes multimédias s’adressant à tout type de visiteur jalonneront tout le parcours, de même que des cocons de connaissance (diffusion de films, ouvrages) qui permettront de pousser plus loin le questionnement et la curiosité du visiteur. Celui-ci pourra par ailleurs consulter le fonds bibliothèque du Muséum sur la Mezzanine de lecture.

Réhabilitation du Muséum d’Histoire Naturelle – Le Havre. © GFTK Architectes – Image : Carlo Donvito.

La fin du chantier, au début 2025, coïncidera avec l’achèvement des travaux de réhabilitation de la place du Vieux-Marché et de ses abords, plus verts et propices à l’incursion des expositions vers l’extérieur.

https://www.museum-lehavre.fr/

(Source: Le Havre. Photo: GFTK)

  • Le centre Océanopolis de Brest va se transformer (ouverture en juin 2025)
En octobre 2023, l’aquarium Océanopolis de Brest a annoncé un vaste projet de rénovation et d’extension, visant notamment la construction d’un bâtiment d’accueil, et la rénovation de deux « pavillons ».

L’objectif de ce vaste projet : stabiliser la fréquentation autour de 450 000 visiteurs par an. Budget estimé à 35 millions d’euros.

Créé en 1990, cet aquarium est aujourd’hui devenu le premier équipement touristique payant de Bretagne. En 2023, l’établissement a accueilli 448 903 visiteurs.

Le centre Océanopolis de Brest va entamer sa mue jusqu’en 2025.

L’objectif de ce projet, c’est de faire venir et revenir et de stabiliser notre fréquentation à un niveau de 450 000 visiteurs par an” explique Nathalie Péron-Lecorps, sa directrice.

Construction d’un bâtiment d’accueil et rénovation de pavillons existants

Le projet prévoit la construction d’un bâtiment d’accueil avec boutique en ossature bois, toiture végétalisée, avec des panneaux photovoltaïques et la récupération des eaux de pluie pour les toilettes.

Un nouvel espace dédié aux enfants sera également créé pour proposer 15 dispositifs de médiation ludiques et pédagogiques autour de cinq thématiques.

Parmi les autres nouveautés: un parcours plus immersif, et une scénographie recomposée. Le pavillon « polaire » deviendra le pavillon « austral » avec des bassins transformés. Le pavillon « tropical » sera également rénové, avec une mise à jour de son contenu scientifique, notamment autour des requins, et l’arrivée de coraux mésophotiques, qui peuvent vivre entre 30 et 200 mètres de profondeur.

Le coût de ces travaux est estimé à près de 34 millions d’euros, financés à 46 % par la métropole de Brest, 21 % par la région Bretagne, et 10 % par l’État.

Le centre restera ouvert pendant toute la durée des travaux, avec un parcours de visite adapté.

www.20minutes.fr/planete/4055855-20231003-brest-gros-chantier-34-millions-euros-renover-oceanopolis (03/10/2023)

(Source: Oceanopolis, presse)

  • Une nouvelle expérience immersive au futur musée des Sacres à Reims – Palais du Tau (CMN) (ouverture prévue à l’automne 2025)

Le Palais du Tau, adossé à la cathédrale de Reims, va se transformer en musée des Sacres. Son ouverture est prévue à l’automne 2025. Grâce à une muséographie immersive, ce nouveau lieu culturel du réseau CMN permettra aux visiteurs de revivre les étapes du cérémonial du Sacre.

Depuis mars 2022, le Palais du Tau fait l’objet de travaux de restauration d’ampleur. Cette résidence historique et lieu de séjour des rois à l’occasion de leur sacre à Reims est en pleine mutation. Les façades extérieures sont en cours d’achèvement et l’intérieur des salles va maintenant faire l’objet d’une rénovation majeure pour  transformer le lieu en musée des Sacres des Rois de France.

Le 30 novembre 2023, la Présidente du Centre des monuments nationaux, Marie Lavandier, a présenté à Reims l’ambitieux projet de restauration du palais du Tau et la création du Musée des Sacres.

“Ce sera un lieu complètement nouveau et inspiré qui permettra aux visiteurs de revivre le cérémonial extraordinaire qu’étaient les Sacres des Rois de France à Reims. Toute la muséographie est déroulée dans des tons bleu et or, vous évoluerez au milieu des statues gigantesques de Rois de France et petit à petit, on progressera de salle en salle à la découverte de la cérémonie des Sacres” annonce Marie Lavandier, présidente du Centre des Monuments Nationaux.

Musée des Sacres de Reims – Salle du cortège (c) Casson Mann / CMN

Une expérience immersive autour de vitraux monumentaux

Une expérience immersive autour des vitraux sera proposée dans le futur musée des Sacres qui s’installera au cœur du Palais du Tau.

Conçu par le studio Casson Mann, le nouveau parcours sera ponctué de différentes œuvres issues de commandes particulières à des artistes.

Parmi elles, une vitrine sculpture de l’artiste Hubert le Gall qui deviendra l’écrin du Reliquaire de la Sainte Ampoule mais aussi les vitraux d’Anne et Patrick Poirier ornant la chapelle palatine et ses 13 vitraux monumentaux, mesurant chacun 8 x 2 mètres, et proposant chacun une couleur monochrome.

Pour rendre la visite encore plus “immersive”, il y aura une projection, réalisée par Thomas Jolly, metteur en scène “qui signe la cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024”, annonce Marie Lavandier.

De nouveaux services

Doté d’un budget de 36 millions d’euros, cette restauration est le projet phare du CMN, un appel au Mécénat est d’ailleurs lancé pour la revalorisation de ce patrimoine historique. La Présidente du CMN a annoncé la création du Cercle des mécènes du Musée des Sacres afin de réunir les entreprises et particuliers qui souhaitent s’engager dans la revalorisation du patrimoine historique rémois et français et contribuer à la restauration du somptueux manteau de sacre de Charles X.

La réouverture de ce haut lieu de l’Histoire de France est prévue à l’automne 2025, date du bicentenaire du sacre de Charles X.

Près de 160 000 visiteurs sont attendus dans cette nouvelle configuration du Musée des Sacres de Rois de France, soit environ le double de sa fréquentation en 2022 (81 663 visiteurs).

www.palais-du-tau.fr/

www.palais-du-tau.fr/presentation-du-futur-musee-des-sacres-au-palais-du-tau

www.francebleu.fr/infos/societe/a-quoi-va-ressembler-le-futur-musee-des-sacres-le-nouveau-palais-du-tau-a-reims-1261473 (03/12/2023)

(Sources: CMN, presse)
  • Musée des Beaux-arts de Reims (réouverture avant la fin 2025)

Les travaux de rénovation et d’extension du musée des Beaux-arts de Reims, fermé au public depuis 2019, vont enfin pouvoir commencer. La première pierre de ce chantier colossal à 65 millions d’euros a été posée. L’ouverture du nouveau lieu culturel est espérée avant fin 2025.

“C’est un moment charnière pour notre ville, car il marque le début d’une nouvelle ère pour ce site à la riche et longue histoire” avec ces mots, le maire de Reims, Arnaud Robinet (Horizons), a salué la pose de la première pierre de la restauration du musée des Beaux-arts.

La fin du chantier est attendue avec impatience car la douzième ville de France est privée, depuis septembre 2019, de son musée des beaux arts, installé dans l’abbaye Saint-Denis et riche d’une collection de 20 000 œuvres.

“C’est un projet exceptionnel qui vient reconstituer le plan historique de l’abbaye et renouer avec la ville. Nous allons redessiner les anciens cloîtres de l’abbaye dans un geste unique et clairement contemporain, mais les différents corps de bâtiments seront conservés dans leur quasi-totalité”, comme le résume son architecte, le portugais Francisco Aires Mateus.

Une surface d’exposition multipliée par trois

Afin de multiplier par trois la surface d’exposition du musée, le chantier prévoit une fouille archéologique, le démontage de la toiture pour créer de nouveaux espaces sous les combles, l’aménagement en sous-sol de 1 000 m² pour y créer un auditorium, une salle d’exposition temporaire et une salle de documentation, l’installation d’un escalier recouverts de feuilles d’or dans la cour d’honneur, ainsi que construction d’une boutique et d’un café côté jardin.

Vue sur la Cathédrale depuis la cour d’honneur du Musée

Un budget de 65 millions d’euros

D’ici la fin 2025, les visiteurs devraient pouvoir à nouveau visiter le musée des beaux arts et ainsi admirer les peintures du Grand Siècle, le fonds Art déco et la salle dédiée à la collection Leonard Foujita.

Chiffres clés:

. 54 M€ HT de travaux pour agrandir et métamorphoser avec élégance un site historique

. 3 financeurs (ville de Reims, Région Grand Est (11, 25 M€), Etat (6,2 M€ via deux fonds distincts, le Fonds national d’aménagement et de développement du territoire et la DRAC Grand Est)) et un appel au mécénat

. Une surface d’exposition multipliée par trois dans le futur musée, portée à 3 800 m2

. Une salle d’exposition temporaire de 500 m2

. Une offre de services démultipliée ou améliorée – documentation, restauration, auditorium, …

. 29 mois de travaux à partir de juillet 2023. La préparation de ce chantier complexe avec les entreprises est en cours. Les séquences de fouilles archéologiques se précisent également.

www.reims.fr/la-ville-de-reims/grands-projets/le-nouveau-musee-des-beaux-arts

(Sources: Ville de Reims, Presse)

  • Rénovation du Musée Zoologique de la ville de Strasbourg (ouverture en 2025)

Le Musée Zoologique de la ville de Strasbourg présente des collections de zoologie appartenant à la Ville de Strasbourg. Longtemps géré par du personnel universitaire, il fait aujourd’hui partie intégrante du réseau des musées de la Ville de Strasbourg. Le musée zoologique est situé boulevard de la Victoire à proximité du campus historique de l’université de Strasbourg.

Le musée a fermé au public le 22 septembre 2019 à l’issue des Journées Européennes du Patrimoine. Trois années de travaux étaient initialement prévues pour rénover l’établissement, mais la réouverture est désormais annoncée pour 2025. Le montant des travaux s’élève à 13 millions d’euros. L’opération de rénovation est confiée au groupement constitué de Freaks architecture (Paris) (à qui l’on doit notamment la MÉCA à Bordeaux et les nouvelles réserves du FRAC Île-de-France à Romainville) et de dUCKS scéno à Villeurbanne (Rhône).

La rénovation, portée par l’Université en collaboration avec la Ville de Strasbourg, s’inscrit dans le cadre du Plan Campus. Elle prévoit la mise aux normes de sécurité et d’accessibilité du bâtiment, mais également une nouvelle scénographie. Le projet insiste sur la mise en valeur de l’esprit du lieu, et la lisibilité des espaces intérieurs.

Le nouveau musée comprendra 2 000 mètres carrés de surface d’exposition, auquel s’ajouteront 800 mètres carrés consacrés à l’accueil des publics. Le parcours se déclinera sur trois niveaux, et comprendra des expositions permanentes, semi-permanentes et temporaires.

Les collections du musée comptent aujourd’hui plus de 1 200 000 spécimens : 900 000 insectes; 200 000 mollusques; 18 000 oiseaux; 10 000 mammifères et 5 000 reptiles et amphibiens.

Depuis octobre 2020, les collections du musée sont conservées au Pole d’étude et de conservation des musées de la Ville de Strasbourg. Elles seront réinstallées dans le musée à l’issue des travaux de rénovation du bâtiment.

(Source: Musée Zoologique de la ville de Strasbourg, presse, wikipedia)

  • Musée d’Histoire naturelle de Lille (réouverture à la fin 2025)

Le Musée d’histoire naturelle de Lille existe depuis quasiment 200 ans, il a ouvert ses portes le 26 aout 1822. Installé au début du XX° siècle au 23 rue Gosselet, quartier historique des facultés, il est aujourd’hui le seul grand Musée de son type dans la région Hauts-de-France. Présentation insolite et histoire des collections atypique, ce lieu rassemble pas moins de 450 000 objets répartis dans 4 collections remarquables : la géologie, la zoologie, les sciences et techniques et l’ethnographie. Le Musée d’histoire naturelle est né du regroupement de plusieurs musées lillois d’où ses collections variées.

Sa fréquentation a explosé ses derniers mois: 143 000 visiteurs entre mai 2021 et mai 2022, soit 17% de plus par rapport à 2019 !

Un musée qui s’agrandit

Nouvelle entrée ! Nouvelle adresse ! Entre novembre 2020 et février 2021, un premier chantier de rénovation s’est tenu au sein du Musée d’histoire naturelle de Lille. Cette première phase de transformation a permis l’amélioration de l’accueil du public et du confort de visite. Elle comprend la création d’une nouvelle entrée rue Gosselet, davantage tournée vers la ville et plus visible, d’un accueil avec billetterie, vestiaires et espace pour les groupes, d’une boutique, d’un café et de salles pour les conférences. L’accès aux expositions temporaires est également repensé. À l’issue de cette première étape, ce sont 400 m² supplémentaires qui sont dédiés au public.

La 2ème phase prévoit une rénovation en profondeur du bâtiment, permettant l’aménagement du nouveau musée d’ici 2024-2025.

Celui-ci offrira un parcours de visite totalement repensé autour de collections présentées de manière transversale selon de grandes thématiques sociétales. La scénographie proposera une expérience de visite immersive et interactive.

Elle intègrera des espaces modulables, notamment pour les plus jeunes (0-6 ans). À terme, les espaces ouverts au public seront augmentés de plus de 70 %.

L’agence d’architecture norvégienne Snøhetta a été choisie pour porter le projet. Elle a conçue le mémorial du World Trade Center à New-York, le siège du Monde à Paris ou encore de l’Opera d’Oslo, pour ne citer que quelques exemples.

“On veut garder l’essence du lieu mais en le faisant évoluer vers quelque chose de plus contemporain et ça commence par revenir à la forme d’origine du bâtiment en E, en détruisant les extensions qui sont arrivées plus tard” explique Marie-Pierre Bresson, adjointe au maire déléguée à la Culture.

Pour relier les trois corps de bâtiment, un grand couloir vitré va être construit comme une colonne vertébrale. Des jardins vont également être créés, visibles depuis l’extérieur.

D’autres nouveaux espaces verront le jour, comme celui dédié aux expos temporaires et certains services seront relocalisés, comme le café et la boutique. Tous les étages vont être à nouveau accessibles. Le public pourra s’y promener et avoir une vue plongeante directe sur les réserves du musée ainsi partiellement ouvertes au public. Le MHN ne pouvait jusqu’à présent exposer que 5% de ses collections, le nouvel aménagement lui permettra de présenter au public beaucoup plus d’objets.

Le coût total de la rénovation du musée est budgété à hauteur de 19,1 millions d’euros.

Le chantier du Musée d’histoire naturelle de Lille va débuter à l’automne 2023, pour une durée de deux ans, durant lesquels le musée fermera ses portes. La réouverture du Musée rénové est prévue à la fin 2025 sous la nouvelle appellation “Museum de Lille”.

Instagram Facebook Twitter mhn.lille.fr/

(Source: Musée d’histoire naturelle de Lille / Ville de Lille)

  • Château de Fontainebleau, les écuries du Roi reconverties en campus international des arts (en 2025)

“Le groupement International Arts Campus a été désigné comme lauréat de l’appel à projets pour « la réhabilitation du quartier des Héronnières », où se situent notamment les anciennes écuries de Louis XV du château de Fontainebleau (Seine-et-Marne) inoccupées depuis 2001”, a annoncé le ministère de la Culture le 09/11/2020.

“Novateur, respectueux du patrimoine et de son environnement, et économiquement viable, le projet porté par ce groupement consiste à faire des Héronnières le cœur d’un campus international d’excellence dédié aux arts, au design et au management culturel”, précise le ministère de la Culture. “Interdisciplinaire et interculturel, le campus constituera un pôle d’enseignement et d’apprentissage, de co-création et d’innovation unique en son genre. Il accueillera chaque année quelque 10 000 étudiants sur des cycles différenciés, provenant d’universités étrangères installées sur tous les continents, dont 3 000 simultanément. Il proposera également des académies d’excellence et hébergera une résidence d’artistes et de start-ups culturelles”.

L’Établissement public du château de Fontainebleau, propriétaire des lieux, doit maintenant  “entrer en négociation exclusive avec International Arts Campus avec pour objectif de mettre au point avant la fin du premier semestre 2021 la convention lui confiant le soin de gérer les Héronnières pendant 70 ans”. L’ouverture du site est prévue en 2025, « si le calendrier des travaux le permet ».

(Source: MCC)

. Musée des Collectionneurs, Angers (ouverture prévue en 2022, reportée à 2023 puis à 2025)

À Angers, un nouveau quartier sur les rives de la Maine, juste en face du château devrait accueillir accueillir en 2023 un complexe immobilier comprenant un hôtel, des logements, des espaces de coworking et surtout un étonnant « Musée des collectionneurs ».

(Lire article du CLIC France: La Ville d’Angers ambitionne de créer le premier « musée des collectionneurs » dans le monde)

Ce centre d’art, à l’architecture futuriste, sera dévolu aux expositions de collections privées. Un concept unique dans le monde.

Présentation vidéo du musée des collectionneurs:

Présentation du projet par l’architecte:

Ce projet associant développement urbain et art est estimé à 88 millions d’euros.

Une première mondiale, destinée à être dupliquée

Conçu par l’architecte de renommée internationale Steven Holl, ce musée unique au monde sera dédié aux collectionneurs qui pourront exposer au grand public leurs œuvres inestimables accumulées pendant leur vie.

Vue intérieure du Musée des collectionneurs, à Angers.

Ce concept a été inventé par la Compagnie de Phalsbourg et pourrait se déployer à l’international dans le cadre d’un futur réseau mondial de musées des Collectionneurs.

Le quartier du musée des Collectionneurs est l’un des six lauréats du concours « Imagine Angers », dévoilésle 14 mars 2018 par la ville d’Angers. Ces six projets privés devraient permettre de « moderniser la ville sur autant de sites différents ».

Photos: © Steven Holl / Franklin Azzi Architecture – Paul Arene / XO3D pour la Compagnie de Phalsbourg

Ouverture prévue en 2022, reportée à 2025 voire 2026.

Budget prévisionnel: 88 millions d’euros pour l’ensemble du projet

Porteur: Compagnie de Phalsbourg

Site web du projet

https://www.compagniedephalsbourg.com/portfolio_page/le-musee-des-collectionneurs/

https://www.angers.villactu.fr/la-tour-tip-premiere-realisation-dimagine-angers-a-voir-le-jour/ (09/10/2020)

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/angers-le-musee-des-collectionneurs-vise-2026 (25/05/2021)

(SOURCE: La Compagnie de Phalsbourg, Imagine Angers)

ANNE 2026

  • Les Catacombes de Paris entament une rénovation historique (fin du chantier en 2026)

Pour assurer la pérennité de ce site historique multicentenaire, il était temps de lancer un vaste programme de rénovation. Celle-ci s’achèvera en 2026. Les Catacombes restent ouvertes tout au long des travaux.

Catacombes de Paris (c) Clément Dorval / Ville de Paris

11 000 mètres carrés d’espace souterrain, des ossuaires dans un décor solennel et poétique, un témoignage des pratiques funéraires… Les Catacombes de Paris sont ouvertes aux visiteurs depuis 1809. Ce site exceptionnel constitue le plus vaste ossuaire souterrain du monde. Depuis la fin du XVIIIe siècle, il abrite, à 20 mètres sous terre, les restes de plusieurs millions de femmes, d’hommes et d’enfants, morts à Paris entre les Xe et XVIIIe siècles.

Près de 600 000 visiteurs descendent chaque année dans ce site historique. Dans un objectif de transmission de ce patrimoine, la Ville de Paris s’engage aujourd’hui dans une vaste opération de conservation et de protection de ce lieu d’une extrême fragilité archéologique et géologique.

Ces travaux seront réalisés avec un double objectif : assurer une meilleure conservation des vestiges d’une part et améliorer le confort de visite d’autre part grâce à une scénographie entièrement renouvelée, articulée autour d’un nouveau projet de narration mettant en exergue toute l’histoire du site.

Catacombes de Paris (c) Emilie Chaix / Ville de Paris

Ce programme de rénovation, qui durera jusqu’en 2026, a démarré durant l’automne 2023 par la restauration d’une hague (mur d’ossements constituant le décor de l’ossuaire) dite « Hague des Martyrs de septembre ». Réalisé sous les yeux des visiteurs, le réassemblage de ce « puzzle » d’ossements est l’occasion de rappeler au public la grande vulnérabilité de la matière osseuse. Ce programme se poursuivra par la restauration de deux autres hagues (en 2024 puis en 2025) avant d’importants travaux de modernisation des installations techniques.

Une médiation repensée

Les Catacombes de Paris proposent un voyage inédit dans les mondes souterrains avec un parcours géologique, archéologique et historique. Depuis le 26 septembre 2023, une nouvelle médiation est proposée. Repensée tout au long du parcours, elle permet d’améliorer la compréhension du site, dans les carrières tout d’abord, puis dans l’ossuaire.

Axé sur l’histoire du site et la construction singulière de l’ossuaire, le dispositif de médiation a été conçu dans une perspective plus dynamique. De nouveaux panneaux éclairés et richement illustrés ponctuent le parcours, une signalétique retravaillée aide à mieux s’orienter et des dispositifs numériques permettent une découverte plus ludique des carrières.

En complément des informations écrites, un nouveau contenu d’audioguide multilingue accompagne le visiteur à chaque étape-clé de ce voyage de 1,5 kilomètre, qui dure environ une heure.

(Sources: Ville de Paris, Paris Musées)

  • Un grand musée – école consacré à l’artiste Alberto Giacometti aux Invalides (2026)

Installé dans un hôtel particulier Art Déco (en l’occurrence, l’ancien atelier de l’artiste-décorateur Paul Follet), l’espace de l’Institut comprend la reconstitution de l’atelier où le sculpteur Alberto Giacometti a vécu et travaillé toute sa carrière, des salles dédiées aux expositions temporaires, une bibliothèque, et un fonds d’œuvres graphiques. Mais la Fondation Giacometti est à l’étroit dans ses 350 m2.

Après une tentative ratée d’investir un espace en voie de réhabilitation dans Paris, la Fondation a réussi a mettre la main sur le bâtiment historique de l’ancienne gare des Invalides et les sous-sols de l’esplanade, afin d’y implanter un nouvel espace : le Musée et Ecole Giacometti qui devrait ouvrir ses portes en 2026.

Futur Musée et Ecole, Fondation Giacometti, Paris © Luc Castel

Exposer une collection patrimoniale exceptionnelle

L’objectif de ce nouvel espace est d’exposer la collection de la Fondation Alberto et Annette Giacometti, constitue de près de 10 000 œuvres dont la plupart ne sont pas accessibles au public, de proposer des espaces d’expositions pluridisciplinaires et une école de création non professionnalisante et s’adressant à tous.

D’autres créateurs modernes et contemporains seront accueillis dans des salles d’expositions dédiées.

Ce nouveau musée présentera “en permanence et par roulement une grande partie des quelque 10 000 œuvres de Giacometti rassemblées par la fondation (sculptures en plâtre et en bronze, peintures, dessins, objets d’art décoratif) dont la plupart ne sont actuellement pas accessibles au public”, précise Catherine Grenier, directrice de la Fondation.

La superficie de ce vaste espace de 6 000 m2 permettra également d’offrir aux visiteurs un café, un restaurant, une librairie, ainsi qu’une cour végétalisée.

Une des salles d’exposition de l’Institut Giacometti © Fondation Giacometti

Réinventer Paris et l’esplanade des Invalides

C’est dans le cadre du programme « Réinventer Paris 2 : Esplanade des Invalides » que ce projet a pu voir le jour. Ce concours portant sur les espaces souterrains de Paris incitait les participants à proposer un projet urbain attractif en réponse aux enjeux de la capitale.

“L’extension de cette fondation dédiée à l’œuvre d’un artiste majeur et l’ouverture d’une école confirment le dynamisme artistique de Paris. Cela viendra aussi renforcer son rayonnement à l’international, nous nous en réjouissons” indique Carine Rolland, adjointe à la Maire de Paris chargée de la culture. “Nous sommes ravis d’entamer la mise en œuvre de ce projet d’envergure qui permettra de partager avec le plus grand nombre, l’exceptionnelle collection d’œuvres de la Fondation Giacometti” explique Emmanuel Grégoire, Premier adjoint à la Maire de Paris chargé de l’urbanisme. 

Les sociétés lauréates, Emerige et Nexity, vont mettre en place une rénovation complète du bâtiment et de ses annexes souterraines en faisant appel à l’architecte de renommée internationale Dominique Perrault, l’architecte du patrimoine Pierre-Antoine Gatier, et les paysagiste Louis Benech.

Le projet bénéficie du mécénat de Xavier Niel, fondateur de Free qui lui apporte 10 millions d’euros.

(SOURCES: Fondation Giacometti, presse)

  • Musée du jeu vidéo de Bussy-Saint-Georges (Seine et Marne) (ouverture en 2026)

La ville de Bussy-Saint-Georges (Seine et Marne) devrait accueillir en 2026 le plus grand musée du jeu vidéo du monde au sein d’un nouveau Pôle ludique situé à l’entrée de ville, en bordure de l’A4.

Ce projet, dénommé Odyssée, est porté par Ici Japon, société fondée en 2010 par Benoît Theveny, alias Tev, créateur de contenu aux 1 million d’abonnés sur YouTube. L’entreprise basée à Tokyo et Paris, est spécialisée dans le e-commerce, le tourisme et la communication digitale. Le nom « Odysée » fait référence à la première console de salon née en 1972.

“L’univers du jeu vidéo est incroyablement vaste, il n’y a jamais trop de place” estime Tev. “Ça permet de prouver que le jeu vidéo ne parle pas qu’à une communauté. C’est une vraie culture au même titre que le cinéma ou la musique”.

Retracer l’histoire du jeu vidéo

Le projet Odyssée sera le premier musée du jeu vidéo en France. Il retracera l’histoire du jeu vidéo grâce à une collection unique au monde de plus de 2200 consoles rassemblées par le collectionneur Ludovic Charles. Sur une surface de 3 500 m² à 7 000m² (en fonction des financements obtenus), le musée sera inclus dans un univers japonais composé de plusieurs activités centrées autour de la culture japonaise. Il sera conçu pour offrir une expérience immersive unique, avec des décors high-tech et traditionnels qui plongeront les visiteurs dans l’univers du jeu vidéo et de la culture japonaise.

L’objectif est de créer un musée interactif qui soit non seulement divertissant, mais aussi éducatif, au travers d’expositions retraçant l’histoire des jeux vidéo et permettant de comprendre comment ils ont évolué et comment ils ont influencé notre culture.

Plus qu’un simple musée, l’Odyssée regroupera de nombreux espaces qui permettront aux visiteurs de passer plusieurs heures dans le complexe. A mi-chemin entre le musée et le parc d’intérieur, il mettra l’accent sur l’expérience ludique du visiteur. Pour exposer les 2 200 pièces de collection, des atmosphères et univers de différentes époques seront reproduits, reprenant les codes et références des jeux les plus connus.

L’Odyssée proposera ainsi un vrai lieu de rencontres interactif et ludique, où les visiteurs disposeront également d’un restaurant, d’une salle d’arcade, de boutiques, d’une salle modulable pouvant accueillir des séminaires ou les conférences de nombreux créateurs de contenu, et d’un espace de réparation et de customisation de consoles unique en France.

Campagne de crowdfunding lancée en septembre 2023

Initiée fin septembre 2023 sur la plateforme kisskissbankbank, la Campagne de crowdfunding en faveur du projet Odyssée a récolté 2 216 055 euros, apportés par 31.267 contributeurs.

C’est le record français en termes de fonds levés pour un financement participatif.

Les dons se sont accélérés à l’occasion d’un stream sur Twitch.

“Si on atteint le palier de 2 millions d’euros, le projet pourrait devenir le plus grand musée du jeu vidéo du monde” expliquait le 19 octobre 2023 le Youtubeur. “Cela permettrait de doubler la surface du projet, de passer de 3500 m2 à 7 000 m2,peut-être même plus”, précise Fabien Goupilleau, 36 ans, conseiller municipal à Bussy-Saint-Georges, en charge de la communication digitale, qui chapeaute le projet.

Parrainage présidentiel 

Le président français Emmanuel Macron a salué le projet en lui accordant son “haut patronage”.

Le projet de musée s’intègre dans la stratégie de la ville de Bussy-Saint-Georges visant à devenir une référence dans le milieu de l’esport et des jeux vidéo, avec un élu délégué aux jeux vidéo, un agent municipal chargé de mission esport, un tournoi esport « Bussy Esport Masters », des animations esport tout au long de l’année et une gaming house occupée par une équipe professionnelle dans l’éco-quartier du Sycomore dès la fin d’année 2024.

www.bussysaintgeorges.fr/actualite/le-plus-grand-musee-du-jeu-video-du-monde-a-bussy/

www.enlargeyourparis.fr/culture/bientot-un-musee-du-jeu-video-dans-le-grand-paris-a-bussy (13/11/2023)  actu.fr/ile-de-france/bussy-saint-georges_77058/le-plus-grand-musee-du-jeu-video-de-france-ouvrira-en-seine-et-marne_60226340.html (19/10/2023) france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/seine-et-marne/le-plus-grand-musee-du-jeu-video-au-monde-prevu-pour-2026-en-seine-et-marne-2867741.html (05/11/2023) www.lemonde.fr/pixels/article/2023/11/05/emmanuel-macron-apporte-son-soutien-a-un-projet-de-musee-du-jeu-video-lance-par-un-youtubeur_6198341_4408996.html (05/11/2023)

(Sources: ville de Bussy-Saint-Georges, kisskissbankbank, presse)

  • Musée des Tissus de Lyon (réouverture au début de 2021, repoussée à 2026)

Après plusieurs mois de péripéties, en janvier 2019, la Région Auvergne-Rhône Alpes est devenue propriétaire du musée des tissus de Lyon.

Les travaux de rénovation du musée devaient débuter début 2020, pour une ouverture partielle dans les premiers mois de 2021. Une date de réouverture repoussée à au moins 2022, voire 2023, en raison de la pandémie.

Proche de la disparition il y a quelques mois, le Musée des Tissus, dans le 2e arrondissement, se verra totalement rénové et modernisé sous la direction de la région.

Vue intérieure actuelle du musée des tissus de Lyon (c) MTMAD_-Pierre Verrier

50 millions d’euros seront investis notamment pour rafraichir les lieux, constitués de deux hôtels particuliers. Un investissement important, compensé par un prix d’achat très faible. La CCI a cédé les lieux pour un euro symbolique.

Aujourd’hui, le musée des Tissus possède l’une des plus riches collections textiles du monde, retraçant quelque 4 000 ans d’histoire de l’étoffe et de la soierie. Il rassemble plus de 2,5 millions de textiles allant du xxve siècle av. J.-C. jusqu’à 2006, de l’Égypte pharaonique à nos jours. Les collections du musée, qui se sont considérablement enrichies par donations, legs et acquisitions, se divisent en deux pôles principaux : l’Orient et l’Occident.

En 2017, le musée a accueilli près de 53 000 visiteurs gratuits et payants.

Le plan de la Région pour le Musée des Tissus de Lyon |

Une situation délicate

Depuis au moins 2014, confrontés à des difficultés budgétaires, le musée des Tissus et le musée des Arts décoratifs ont cherché les ressources nécessaires au maintien de leur fonctionnement. Au printemps 2016, la CCI de Lyon, propriétaire des lieux occupés par le musée a demandé des aides financières aux institutions publiques. En , le ministère de la Culture a proposé de confier la gestion du musée à une association à partir du . Le mardi , Laurent Wauquiez a annoncé que la région était prête à apporter la moitié du budget d’investissement, soit 10 millions d’euros, puis un million par an pour le fonctionnement. Le sauvetage du musée est annoncé en , avec la cession des deux hôtels particuliers à la région pour un euro symbolique. Les 30 millions d’euros nécessaires à la modernisation du musée sont complétés par l’État (5 millions) et l’Union inter-entreprises textile Lyon et région (1 million). La région espère trouver le reste auprès de fonds privés et grâce au financement participatif. En 2018, une campagne de financement participatif a été lancée par le Musée des Tissus et le Musée des Arts Décoratifs (MTMAD) sur la plateforme Dartagnans. 165 184€ ont été collectés, soit plus de 3 fois l’objectif initial de 50 000€. La campagne a été souscrite par 1 544 contributeurs originaires de 24 pays.

Un comité de soutien au projet accueille notamment les personnalités d’origine Lyonnaise Stéphane Bern et Bernard Pivot.

4 projets retenus 

En janvier 2020, la Région a retenu quatre groupements d’architecture pour rénover le Musée des Tissus de Lyon. Le lauréat devrait finalement être choisi par le jury en juillet 2020.

Pas moins de 103 candidats ont répondu au concours d’architecture lancé par la Région pour la rénovation et l’agrandissement des deux hôtels particuliers de la rue de la Charité, au centre de Lyon, qui abritent les collections du Musée des Tissus acquis en octobre 2018 auprès de la CCI de Lyon Métropole-Roanne-Saint Etienne.

“Des grands noms d’Europe, d’Amérique du Sud, des Etats-Unis et d’Asie se sont intéressés à ce projet de renaissance d’un établissement symbolique de l’histoire lyonnaise du textile et de son lien particulier avec les anciennes Routes de la Soie” s’est félicitée la région.

Les quatre groupements retenus sont les suivants :

. Rudy Ricciotti (Bandol) avec Nathalie d’Artigues Architecture (Nîmes), Tazasproject (artiste ; Toulouse) et dUCKS scéno (scénographe et muséographe ; Villeurbanne).

. Snohetta (agence américano-norvégienne, un bureau à Paris) avec Z Architecte (Lyon), Arnou Architectes (Paris et Lyon), Stéphanie Butier (artiste), Studio Adeline Rispal (Paris ; scénographie) et Stéphanie Likes (Montigny-le-Bretonneux ; muséographe).

. Winghard Arkitekkontor AB (Suède) avec AIA Architectes (Lyon), RL Associés (Lyon ; architecte du patrimoine), Franck Chalendard (artiste), Agence Klapisch Claisse (Paris ; scénographie) et Le Troisième Pôle (Paris ; muséographie).

. Christ and Gantenbein (Suisse) avec Eric Lapierre Expérience (Paris), Pierre-Yves Caillaut ACMH (Paris ; architecte du patrimoine), Christophe Hefti (artiste) et Juri Steiner & Partenaire (Suisse).

Les études et travaux pourraient être lancés début 2021. L’investissement global prévu par la Région s’élève à 50 millions d’euros, hors chantiers des collections.

Une exposition populaire

L’exposition Yves Saint Laurent, ouverte en novembre 2019 et prolongée jusqu’en mars 2020, a obtenu un grand succès populaire avec plus de 50.0000 visiteurs.

“L’exposition exceptionnelle Saint Laurent permet au musée de dire au revoir à ses visiteurs” annonce le président de la Région. “C’est un projet collectif, je dirais même un projet d’intérêt général. Ce musée va devenir un véritable lieu pédagogique pour les nouvelles générations”. 

Dans ce contexte, Laurent Wauquiez, le président de la Région Auvergne Rhône-Alpes, prévoyait un doublement du nombre de visiteurs en 2020, à près de 80.000 personnes pour le Musée désormais propriété régionale. Un objectif rendu difficile à atteindre par la crise du covid-19.

Pourpoint © © Lyon, musée des Tissus – Sylvain Pretto / Collection Lee Price

En août 2020, la région a annoncé que le musée des Tissus à Lyon allait organiser une exposition retraçant l’œuvre de la créatrice britannique Vivienne Westwood. L’exposition s’appuie sur la collection de Lee Price, ex-collaborateur de la créatrice et plongera le spectateur dans l’immense créativité de la styliste, qui s’est imposée comme une icône de la mode depuis près de cinquante ans. Vivienne Westwood- Art, mode et subversion. La collection de Lee Price du 10 septembre 2020 jusqu’au 17 janvier 2021

Site web du musée

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_des_Tissus

https://maze.fr/2020/08/loeuvre-de-vivienne-westwood-mise-en-lumiere-par-le-musee-des-tissus-a-lyon/ (16/08/2020)

http://www.lyonpoleimmo.com/2020/01/30/58073/musee-des-tissus-4-cabinets-darchitecture-selectionnes-pour-la-renovation/  (30/01/2020)

https://www.pressnut.com/2019/11/22/le-musee-des-tissus-a-lyon-accueille-une-exposition-yves-saint-laurent/ (22/11/2019)

https://www.le-tout-lyon.fr/yves-saint-laurent-pour-la-grande-reouverture-du-musee-des-tissus-de-lyon-11705.html  (18/11/2019)

https://www.leprogres.fr/rhone-69-edition-lyon-metropole/2019/01/14/musee-des-tissus-la-region-devient-officiellement-proprietaire (14/01/2019)

(Sources: Région Auvergne-Rhône Alpes, www.lyonmag.com/)

  • Centre Pompidou Francilien – Fabrique de l’Art / Musée national Picasso Paris à Massy (ouverture en 2026)

En 2026, la ville de Massy accueillera le nouveau Centre Pompidou Francilien – Fabrique de l’Art / Musée national Picasso Paris. Dan ce nouveau bâtiment conçu par le studio PCA-Stream, le Musée national Picasso-Paris partagera ses réserves avec celles du Centre Pompidou. Le projet de Centre Pompidou Francilien – Fabrique de l’art (qui doit encore trouver son vrai nom) a été engagé en 2018. Il répond à la volonté commune des deux établissements de concevoir et gérer de façon pérenne leurs réserves et leurs activités de conservation, mais également d’ouvrir ces collections à de nouveaux publics.

D’une superficie de 30 000 mètres carrés, le Centre Pompidou Francilien n’est pas seulement un espace de réserves. Il a été pensé comme une “fabrique de l’art”, à la fois un pôle d’excellence pour la conservation et la restauration des œuvres des collections du Musée national d’art moderne et du Musée national Picasso-Paris, mais aussi un nouveau lieu de diffusion culturelle et de création profondément ancré dans son territoire. (ARTICLE CLIC: Le Centre Pompidou Francilien – Fabrique de l’Art / Musée national Picasso Paris ouvrira à Massy en 2026)

(Source: Centre Pompidou)

  • Le musée du Grand Siècle au Parc de Saint Cloud – Département des Hauts de Seine (ouverture fin 2026)

L’idée de créer un musée dédié au Grand Siècle est née de la rencontre entre Patrick Devedjian (1944-2020), alors président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, et de Pierre Rosenberg, membre de l’Académie française, ancien Président-directeur du musée du Louvre.

Une donation signée en 2020

Pierre Rosenberg souhaitait faire don de toute sa collection d’œuvres d’art pour qu’elle soit visible par le public. La donation au département des Hauts de Seine a été signée le 25 septembre 2020.

Elle se compose de 3 502 dessins allant du XVIe au XXe siècles ; de 673 tableaux d’artistes du XVe à la première moitié du XXe siècle; de 805 animaux de verre de Murano du XXe siècle; et d’une bibliothèque d’histoire de l’art de 50 000 ouvrages et d’une riche documentation de recherches.
Cœur du futur musée,

Cette donation sera mise en valeur au sein de l’ancienne caserne Sully, implantée dans le bas du parc de Saint-Cloud et qui fait l’objet d’un projet de réhabilitation complet.

En juillet 2022, le Département des Hauts-de-Seine a confié au groupement conduit par FAYAT Bâtiment et à l’architecte Rudy Rucciotti, dans le cadre d’un Marché Public Global de Performance de 103,9 millions d’euros HT, la réhabilitation et l’aménagement du site de la Caserne Sully à Saint-Cloud (92) en vue de la création du musée du Grand Siècle.

Vue aérienne de la caserne Sully à Saint-Cloud. Photo: Olivier Ravoir – Département des Hauts-de-Seine

L’histoire et l’art du XVIIe siècle français

Destiné à prendre place à partir de 2025 dans l’ancienne caserne royale de Saint-Cloud, ce nouveau musée départemental se composera de trois entités étroitement liées.

. Le musée

Le public y découvrira un panorama complet de la civilisation française du XVIIe siècle, entendu comme une période longue, allant d’Henri IV à la Régence (1590-1725). Le musée du Grand Siècle prendra ainsi la suite logique du musée du Moyen-Age (musée de Cluny à Paris) et du musée de la Renaissance à Écouen dans le Val d’Oise.

Les collections de ce nouveau musée se composeront d’une partie de la donation Rosenberg, dont le cœur est l’art du XVIIe siècle, d’importants dépôts des musées nationaux ou locaux et d’œuvres acquises par le département des Hauts-de-Seine.

Peintures, sculptures, mobiliers, gravures, médailles ou encore objets d’art y seront présentés ensemble, “mettant en valeur une civilisation et un esprit, tout en créant des liens fructueux entre les objets”. Ce musée présentera ainsi de manière thématique et pédagogique l’histoire et l’art du XVIIe siècle français, époque majeure de l’art français.

. Le cabinet des collectionneurs

Cet espace muséal exposera l’essentiel de la collection de Pierre Rosenberg dans son ensemble et sa diversité (peintures, dessins par roulement et collection de verres vénitiens).

Cet espace sera conçu pour recevoir, à terme, d’autres donations. Ce cabinet offrira une grande liberté dans la présentation et l’accrochage des œuvres, dans des espaces plus intimes, permettant au public de ressentir l’esprit du collectionneur.

. Le centre de recherche Nicolas Poussin

Installé dans le pavillon des Officiers, ce centre comprendra un cabinet de dessins et la riche bibliothèque du donateur (50 000 ouvrages), ainsi que sa documentation qui sera numérisée. Le centre offrira des espaces de travail. Il sera dédié à l’étude du Grand Siècle.

Le calendrier du projet

Annonce de la création du musée: juin 2019

Création de la Mission de préfiguration: septembre 2019

Lancement de l’appel à candidatures pour la réhabilitation du site : novembre 2019

Sélection de trois équipes d’architectes et début du dialogue compétitif : mars 2020

Donation Pierre Rosenberg : septembre 2020

Ouverture du pavillon de préfiguration, installé au Petit château du Domaine départemental de Sceaux : 10 septembre 2021

Désignation de l’équipe lauréate: juillet 2022

Chantier : 2023-2025

Ouverture du musée au public : fin 2026.

L’ancienne caserne Sully à Saint-Cloud

L’ancienne caserne Sully, implantée dans le bas du parc de Saint-Cloud, est composée de deux bâtiments principaux : un édifice du règne de Charles X (1825-1828), ancien hôtel des gardes du corps du Roi, dont les lignes pures et le dessin géométrique sont en accord avec le Grand Siècle ; et le pavillon des Officiers, plus tardif (Second Empire), mais dessiné dans le même style.

Carte postale de la Caserne Sully – DR

Ces deux bâtiments, actuellement non protégés, seront conservés avec soin et bénéficieront d’une restauration menée par le département des Hauts-de-Seine, en adéquation avec les exigences des Monuments historiques. Les bâtiments annexes, récemment construits par l’armée et sans valeur patrimoniale, seront démolis. Les espaces extérieurs seront réhabilités avec la réalisation d’un jardin contemporain.

Des acquisitions

En complément de la richesse de la donation de Pierre Rosenberg, le département des Hauts-de-Seine a souhaité porter une politique d’enrichissement des collections selon 3 axes :

. les acquisitions d’œuvres d’art absentes de la donation Pierre Rosenberg

. les dépôts d’œuvres provenant de collections publiques et privées,

. et les dons de collectionneurs privés qui ont souhaité donner des œuvres au futur musée.

L’ensemble de ces acquisitions est soumis à l’approbation d’un comité d’acquisition dédié, chargé d’en assurer l’adéquation avec le projet scientifique et culturel du musée du Grand Siècle.

Dévoilement d’un tableau de l’atelier de Pierre Mignard:

Quelques acquisitions réalisées

Le pavillon de préfiguration

Implanté au Petit château de Sceaux depuis septembre 2021, le pavillon de préfiguration du musée du Grand Siècle présente le projet architectural et muséal mais également des œuvres de la donation de Pierre Rosenberg et des acquisitions du musée du Grand Siècle.

Pour incarner le projet de création du musée du Grand Siècle durant les quatre ans à venir, cet espace  permet de découvrir un aperçu significatif de la beauté des collections (peintures, sculptures, dessins, mobilier, etc.), ainsi que la maquette du projet architectural lauréat en 2022.

Le Petit chateau du Domaine Départemental de Sceaux. – Willy Labre – Département des Hauts-de-Seine
Le Petit château du Domaine départemental de Sceaux a rouvert ses portes le 2 décembre 2022. Le public a pu découvrir le nouveau parcours permanent, qui offre une approche thématisée du Grand Siècle, ainsi qu’une exposition temporaire « La Curiosité à l’œuvre. Dessins de la donation Pierre Rosenberg ». Un grand week-end d’animations gratuites a été proposé du 2 au 4 décembre 2022.

Le parcours permanent

Agrandi de deux nouvelles salles et doté d’un espace d’exposition temporaire, le Petit château rouvre ses portes avec un parcours amplifié. Après une salle introductive présentant le projet architectural du musée à Saint-Cloud, les acquisitions faites pour celui-ci, auxquelles ont été ajoutées durant la fermeture des œuvres importantes, se déploient désormais dans quatre salles thématiques. Le pouvoir est illustré par des portraits du roi et de la famille royale, mais aussi par ceux de grands militaires et de parlementaires. Tableaux d’autel et de dévotion privée permettent ensuite d’aborder la question de la foi. L’art de vivre est évoqué par des éléments de grand décor ainsi que des objets d’art et mobiliers. La société, enfin, est donnée à voir par des représentations de la vie quotidienne, mais aussi par des objets liés aux lettres et aux sciences. De 13h à 17h. Tarif : 4 € – Tarif réduit : 3 €.

L’exposition temporaire

Invité d’honneur du Salon du Dessin qui s’est tenu au Palais de la Bourse en mai 2022 à Paris, le musée du Grand Siècle prolonge en décembre 2022 sa saison graphique au Petit Château de Sceaux à travers l’exposition “La Curiosité à l’œuvredessins de la donation Pierre Rosenberg”.

Fruit de soixante ans d’acquisitions par l’un des meilleurs spécialistes de l’art, cette collection éclectique allant du XVIe au XXe siècle et qui constituera le noyau du futur musée du Grand Siècle, comporte aussi bien des feuilles importantes de grands maîtres (Baroche, Guerchin, Claude Lorrain, Nicolas Poussin, Fragonard) que quelques surprises (redécouvertes d’artistes méconnus, caricatures…). Du 2 décembre 2022 au 5 mars 2023. Tarif : 4 € – Tarif réduit : 3 €/.

Une série podcast

En novembre 2022, le Département des Hauts de Seine et la Mission de préfiguration du musée ont lancé une série podcast “Une œuvre, un podcast” produite par le studio Unendliche. (Ecriture : Marina Bellefaye, Création et réalisation sonores : Eddie Ladoire)

“Ouvrez grand les oreilles, fermez les yeux ! Découvrez les podcasts du musée du Grand Siècle. Entrez dans les tableaux et suivez les personnages, plongez dans les secrets de leurs histoires”.

museedugrandsiecle.hauts-de-seine.fr/le-musee-du-grand-siecle

museedugrandsiecle.hauts-de-seine.fr/la-prefiguration-du-futur-musee

www.hauts-de-seine.fr/toutes-les-actualites/detail/un-nouveau-parcours-permanent-pour-au-petit-chateau-du-domaine-departemental-de-sceaux (28/11/2022)

actu.fr/ile-de-france/saint-cloud_92064/en-images-a-quoi-va-ressembler-le-futur-musee-du-grand-siecle-dans-les-hauts-de-seine_52717324.html (27/07/2022)

(Source: Département des Haust de Seine, presse)

ANNEE 2027

  • Rédéploiement du musée de la Tapisserie de Bayeux (ouverture en 2027)

Le 5 février 2024, le projet de redéploiement du musée de la Tapisserie de Bayeux, installé dans le Grand séminaire depuis quarante ans, a franchi une nouvelle étape avec la présentation au public des esquisses du futur établissement. Sous la maîtrise d’ouvrage de la Ville de Bayeux, en étroite collaboration avec l’État, la Région Normandie et le Département du Calvados, le nouvel écrin devrait ouvrir ses portes en 2027.

Le projet de réaménagement du musée qui accueille 400 000 visiteurs annuels, bénéficie d’une enveloppe de 38 millions d’euros (dont plus de 6 millions financés par la Ville).

Depuis plusieurs mois, l’agence d’architecture britannique, RSHP, lauréate du concours de maîtrise d’œuvre avec son équipe internationale et pluridisciplinaire, a travaillé sans relâche en collaboration avec les porteurs du projet pour proposer une réponse de qualité aux différents enjeux de conservation préventive et mise en valeur de l’œuvre, d’impact urbain et de calendrier.

Les grandes étapes du calendrier à retenir

L’objectif est de mener le projet pour une ouverture du nouveau musée de la Tapisserie de Bayeux en 2027, à l’occasion de la célébration du millénaire de la naissance de Guillaume le Conquérant.

Pour tenir ce délai, cela implique de fermer au public le musée actuel, après la saison estivale 2025. Pour les professionnels du tourisme et les acteurs économiques, cela signifie que seule l’année 2026 sera entièrement impactée par l’absence de la Tapisserie de Bayeux.

En amont de la fermeture au public, des fouilles archéologiques seront programmées sur tout le périmètre concerné par le projet.

Durant la période des travaux du musée, la Tapisserie de Bayeux sera mise à l’abri dans une réserve spécifiquement aménagée pour sa parfaite conservation. L’extraction de sa vitrine actuelle et son conditionnement seront naturellement menés en étroite collaboration avec les services de l’État, propriétaire de l’œuvre, afin d’assurer la préservation de l’un des plus précieux objet patrimonial du XIème siècle, classé Monument Historique et inscrit au registre Mémoire du Monde de l’UNESCO.

A quoi ressemblera le nouveau musée de la Tapisserie de Bayeux ?

L’idée que le parcours et l’expérience du visiteur doivent s’articuler autour d’un seul objet est l’une des caractéristiques essentielles du concept architectural et scénographique proposé.

Le futur musée de la Tapisserie de Bayeux restera au cœur de la cité et fera s’articuler l’ancien et le contemporain avec deux vastes ensembles architecturaux. Dans ce périmètre urbain de 11 000 m2, une extension neuve sera adossée à l’actuel Grand séminaire (XVIIème siècle) qui sera entièrement rénové.

“Ce poumon culturel et historique se devait de rester non loin de la Cathédrale, pour continuer de dérouler le fil de son histoire et de répondre aux enjeux de nos stratégies touristiques” explique Loïc Jamin, élu en charge des musées, du tourisme, de l’attractivité et de la valorisation du patrimoine à Bayeux.

Le nouveau bâtiment accueillera la Tapisserie désormais présentée sur un support incliné d’une longueur de plus de 70 mètres, afin de répondre aux prescriptions de conservation, issues des diagnostics sur l’état matériel de ce textile extrêmement fragile de près de 1000 ans.

Comme elle l’est depuis 1983, la Tapisserie de Bayeux sera conservée au sein d’un local hermétique qui la protègera des variations de lumière, de climat et de la pollution atmosphérique.

Tout le long de cet espace de conservation contrôlé, une fenêtre constituera également la vitrine d’exploration pour le public. Le support de présentation de l’œuvre sera incliné face à cette ouverture permettant aux visiteurs d’apprécier la monumentalité de cette narration imagée, d’une longueur équivalente à la distance séparant les piliers de la Tour Eiffel !

La Tapisserie de Bayeux, à laquelle le musée est entièrement dédié, sera placée au cœur du parcours de visite, qui verra sa surface doublée dans ce nouvel établissement.

Par une construction ingénieuse des espaces sur deux niveaux, le public découvrira la broderie sous différents angles et reculs, associés à un discours adapté.

Le premier regard se veut être un choc visuel pour le visiteur qui découvrira progressivement l’œuvre en surplomb de la galerie d’exposition avec une vue à 180°. En progressant vers le début de la narration, muni de son audioguide, le visiteur bénéficiera ensuite d’un rapport privilégié avec la toile brodée qui déroule l’histoire de la conquête de l’Angleterre au XIème siècle par Guillaume, duc de Normandie.

En accédant au deuxième niveau vers les espaces d’interprétation, le visiteur poursuivra son exploration tout en restant en contact visuel avec l’œuvre originale située en contrebas.

Ce nouveau parcours permettra au public d’approfondir son expérience, en immersion dans le monde médiéval, et ses connaissances, à l’appui des résultats des récentes recherches scientifiques.

Les esquisses du futur écrin de la Tapisserie de Bayeux sont visibles au sein de la chapelle, située dans la cour d’Honneur du musée actuel.  Cet espace d’information dédié au projet est en libre accès aux horaires d’ouverture au public.

“Dans le projet proposé par RSHP, nous avons immédiatement apprécié l’intelligence du dialogue entre les volumes de l’ancien séminaire du XVIIe siècle et l’écrin contemporain entièrement dédié au déploiement de l’œuvre, caractérisé par un geste architectural aux lignes épurées, débouche sur la création d’un parcours des publics totalement renouvelé qui s’attache à parfaire les conditions d’accueil au sein d’un musée de renommée internationale” explique Antoine Verney, Conservateur en Chef des Musées de Bayeux.

www.tendanceouest.com/actualite-416316-travaux-le-musee-de-la-tapisserie-de-bayeux-se-refait-une-beaute-en-2027 (12/02/2024); www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/en-images-decouvrez-les-premieres-esquisses-du-futur-musee-de-la-tapisserie-de-bayeux-2345068 (03/02/2024); www.ouest-france.fr/normandie/bayeux-14400/futur-musee-de-la-tapisserie-de-bayeux-le-projet-a-38-millions-deuros-presente-au-public-vendredi-4be4ed00-bd02-11ee-96ed-15a2bf803bd0 (27/01/2024)

www.bayeuxmuseum.com/actus/tapisserie-de-bayeux-vers-un-nouveau-musee/

(Source: Musée de Bayeux. Crédits Images @RSHP)

  • Cité de la Gastronomie Paris-Rungis (ouverture prévue en 2027)

La Cité de la gastronomie Paris-Rungis est attendue dans le Val-de-Marne en 2027. Imaginé comme un ensemble culturel, ce nouveau lieu se donne pour mission de valoriser une alimentation durable et une gastronomie responsable autour de plusieurs espaces à la fois créatifs et conviviaux.

La Cité de la gastronomie Paris-Rungis est un nouveau lieu culturelcréatif et convivial qui devrait ouvrir ses portes à proximité du Marché international (MIN) de Rungis.

D’après les premières infos dévoilées sur le site Internet dédié, la Cité de la gastronomie Paris-Rungis proposera plusieurs expériences : sensorielles, pédagogiques ou encore artistiques. Le lieu se composera de nombreux espaces :
. un centre d’interprétation et d’expérimentation autour des expositions temporaires ;

. un Fab Lab gastronomique pour favoriser la créativité et la participation des publics ;

. un auditorium équipé ;

. un plateau modulable pour des formations spécifiques aux thématiques de la Cité ;

. des concept stores et des commerces ;

. des restaurants pour découvrir toutes les facettes de la gastronomie (y compris des restaurants d’application) ;

. une rue couverte pour les grands banquets et les spectacles vivants et gastronomiques ;

. et des jardins pédagogiques en lien étroit avec les fermes urbaines à proximité.

Grâce au prolongement de la ligne 14, l’accès à la Cité de la gastronomie sera facilité. Il faudra ainsi compter 20 minutes depuis la Gare de Lyon à Paris.

citegastronomie-parisrungis.com

(Sources: Cité de la gastronomie, presse)

. Déménagement du musée de Préhistoire de Carnac (Morbihan) dans un nouveau bâtiment en 2027

Le musée de Préhistoire de Carnac (Morbihan) déménagera dans un nouveau bâtiment qui ouvrira au premier semestre 2027, dans le cadre d’une vaste rénovation extension, dont le budget s’élève à 20 M€ TTC.

Le projet de construction du nouveau bâtiment, voté lors du Conseil municipal du 28 juillet 2023, prendra place sur l’emplacement de l’ancienne cantine municipale de Carnac. Le cabinet d’architectes Projectiles et Pollen Paysages ont été désigné le 16 juin 2023 pour concevoir le projet.

Une des salles du futur musée (c) Projectiles

Le futur espace d’exposition permanente se déploiera sur 2 500 m², sur trois niveaux, et sera « traversé par le fac-similé de la grande stèle gravée de Locmariaquer ». La scénographie sera “volontairement immersive”.

“La démolition de l’actuel bâtiment devrait intervenir en septembre ou en octobre 2024. La construction démarrera début 2026”, a indiqué Jean-Luc Servais, conseiller municipal délégué aux grands projets de la Ville de Carnac, à Ouest France le 31/08/2023. La nouvelle organisation permettra “d’exposer un peu plus [d’objets parmi les 300 000 composant la collection] et, surtout, d’avoir un flux de circulation étudié. Les nouvelles collections qui nous sont confiées pourront également être présentées. Le sous-sol du bâtiment permettra une meilleure conservation des réserves. Grâce à ses collections, le musée qui sera construit permettra d’accéder à un paysage mégalithique exceptionnel à l’échelle internationale. Il continuera d’accueillir tous les publics, avec un niveau de prestation supérieur (accessibilité PMR, multimédia, café du musée…). Au-delà de la construction d’un bâtiment, c’est un projet culturel ambitieux, soucieux de répondre aux attentes de tous ses usagers, carnacois comme touristes proches et internationaux” précise l’élu.

(c) Pollen Paysages

Le nouveau musée comprendra deux salles qui permettront d’augmenter les offres d’animations du musée. Un jardin pédagogique sera également créé en extérieur. Et le musée bénéficiera d’une nouvelle boutique située à la fin du parcours.

L’effectif du musée s’étoffera, passant de dix à 15 personnes.

L’investissement de 20 millions d’euros (16 millions hors taxes), est porté par la commune avec un fort appui de l’État et des collectivités. Carnac est un des trois grands projets de musées retenus par le contrat de plan État-Région Bretagne.

Les quatre maquettes sélectionnées pour la phase finale du projet sont présentées au musée, au sein de l’exposition “Sorti(s) de terre. 140 après… vers un nouveau musée”, visible jusqu’au 05/05/2024.

Le musée de Préhistoire de Carnac a ouvert ses portes en 1882, afin de conserver sur place “de nombreux objets découverts lors des fouilles menées sur les monuments mégalithiques de la région”. Depuis 1984, il occupe l’ancien presbytère de la ville, construit à la fin du XIXe siècle. Le musée comprend “une des plus riches collections préhistoriques d’Europe” et du “premier musée au monde sur le mégalithisme”. Il bénéficie de l’appellation « Musée de France » et ses collections sont classées au titre des Monuments historiques depuis 1928.

www.museedecarnac.com/

www.ouest-france.fr/bretagne/morbihan/le-nouveau-musee-de-prehistoire-a-carnac-attendu-en-2027-coutera-20-millions-deuros-dc0a1894-482f-11ee-9b02-871302dcc973 (01/09/2023); www.ouest-france.fr/bretagne/carnac-56340/carnac-louverture-du-nouveau-musee-est-prevue-au-premier-semestre-2027-c40a6b9e-4812-11ee-8a67-1cf645ac5ae4 (31/08/2023); www.letelegramme.fr/morbihan/auray-56400/le-projet-de-nouveau-musee-de-la-prehistoire-devoile-a-carnac-6418959.php (31/08/2023); www.ouest-france.fr/bretagne/carnac-56340/a-carnac-le-conseil-valide-le-projet-du-futur-musee-de-prehistoire-3f790f4e-2e58-11ee-aa7a-ea6d185f86ac (30/07/2023)

(Source: Musée de Préhistoire de Carnac, presse)

. Musée lorrain, Nancy (réouverture prévue en 2023, décalée à 2027)

Le 2 avril 2018, à l’issue d’un “Dernier week-end avant travaux !” qui a attiré plus de 15 000 visiteurs, le palais des ducs de Lorraine – Musée lorrain a fermé ses portes au public pour entamer sa grande métamorphose.

© Agence Dubois & Associés (Ph. Ch. Dubois – F. Mazaud – E. Tardu Architectes Muséographes) / Olivier Defaye – Infographiste

Le projet de rénovation et d’extension du palais des ducs de Lorraine – Musée lorrain est conduit par la Ville de Nancy, en partenariat avec l’État, la Région Grand Est et le Conseil Départemental de Meurthe-et-Moselle, en concertation avec la Métropole du Grand Nancy, et en lien avec la Société d’Histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain.

Les grands axes du projet consistent à :

  • Valoriser l’exceptionnel ensemble patrimonial abritant le musée, dans une démarche respectueuse de l’environnement,
  • Poursuivre l’histoire architecturale du site en le dotant de nouveaux espaces de services, d’étude et de convivialité répondant aux besoins d’un grand musée du XXIe siècle,
  • Proposer cinq nouveaux parcours de visites simples, lisibles et interactifs,
  • Créer un espace muséal ouvert sur le quartier et la ville, accessible de tous côtés.

En 2013, le projet a donné lieu à un concours international d’architecture remporté par l’agence parisienne Dubois & Associés.

Après un premier avis favorable rendu par la Commission Nationale des Monuments Historiques, le 8 septembre 2014, le projet architectural a du faire l’objet d’adaptations visant à intégrer les demandes formulées par le Ministère de la Culture et de la Communication suite à des investigations complémentaires menées sur le mur de séparation du jardin du palais ducal et du jardin du palais du Gouvernement en 2015.

Le maître d’œuvre a ainsi proposé deux adaptations du projet initial, intégrant et valorisant le mur de séparation réalisé par l’ingénieur Balligand au milieu du XVIIIe siècle.

Entre juillet et septembre 2016, une consultation publique a été organisée par la Ville de Nancy, afin que chaque citoyen puisse donner son opinion sur ces deux propositions. C’est la variante A qui a recueilli le plus grand nombre d’avis favorables, valorisant le mur de séparation des deux jardins et conservant le bâtiment de l’ancienne écurie, également du XVIIIe siècle.

En octobre 2016, la Commission nationale des Monuments historiques a examiné la variante A du projet architectural de l’agence Dubois & Associés.

À hauteur de 43,6 millions d’euros, le projet de rénovation muséale, inscrit dans le contrat de plan État-région, est actuellement un des plus importants en province.

Réouverture prévue en 2027

Budget prévisionnel: 43.6 millions d’euros

Porteur: ville de Nancy

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/meurthe-et-moselle/nancy/nancy-la-nouvelle-version-de-la-renovation-du-musee-lorrain-a-ete-votee-ouverture-prevue-en-2027 (15/04/2021)

(SOURCE: musée Lorrain, La Croix)

  • Poissy : un musée Le Corbusier à l’horizon 2027

Alors que la Villa Savoye est classée au patrimoine mondial depuis 2016, un lieu consacré à son architecte est en cours de création.

 Un musée Le Corbusier va être construit à Poissy à proximité de la Villa Savoye, conçue par le célèbre architecte.

Ce musée Le Corbusier serait construit à Poissy, à proximité de la Villa Savoye, conçue par le célèbre architecte.

Le futur musée prendra place dans un bâtiment neuf, en face et à quelques pas de l’emblématique Villa Savoye de Le Corbusier à Poissy. Un concours international d’architecture permettra de sélectionner le maître d’oeuvre.

En décembre 2016, une convention a été créée pour la création du musée Le Corbusier entre Karl Olive, maire de Poissy, Antoine Picon, président de la fondation Le Corbusier, Philippe Bélaval, président du Centre des monuments nationaux, et Philippe Tautou, président de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise.

Un musée du 21e siècle

Le Corbusier aura son musée à Poissy en 2027 © CD78

Trois ans après la signature de la convention, le projet avance. À ce stade de la réflexion et sur une superficie d’environ 7 500m2, le musée devrait comprendre :

  • une exposition permanente,
  • des espaces de conservation, de médiation et d’expositions temporaires,
  • un auditorium,
  • la médiathèque du quartier Beauregard,
  • un centre de ressources spécialisé sur l’architecture pour les étudiants et les chercheurs,
  • “les petits architectes” : un espace-atelier d’éducation artistique d’initiation à l’architecture dédié aux enfants,
  • une cafétéria,
  • un restaurant haut de gamme,
  • une boutique et une librairie.

Une étude de programmation est prévue en 2020. Celle-ci sera suivie des acquisitions foncières nécessaires, de la création de l’entité juridique en charge de la maitrise d’ouvrage, d’un concours d’architecture international puis des études de conception (2021-2023).

Les travaux devraient se dérouler de 2024 jusqu’en 2027. L’ouverture du musée au public est prévue au début de l’année 2027.

Un équipement culturel “exemplaire”

Le futur musée devrait constituer un équipement culturel exemplaire dans sa démarche de conception et sa muséographie pour faire dialoguer l’œuvre de Le Corbusier, architecte, urbaniste, peintre, sculpteur, théoricien avec les évolutions actuelles de l’architecture et ses relations avec le design, l’art et la culture contemporaine.

Il embrassera tous les moyens de la médiation, de la recherche et de la création autour de l’œuvre de Le Corbusier pour en favoriser la connaissance, aider à sa compréhension, susciter les débats qu’elle induit et éclairer les projets qui s’en inspirent.

Le musée Le Corbusier constituera un vecteur d’éducation artistique et d’innovation tant pédagogique que technique, en faisant appel à des processus immersifs. Le public jeune sera particulièrement visé, dans un territoire dont la mixité sociale oblige plus qu’ailleurs, à faire que le principe de la culture pour tous devienne une réalité.

(Source: Le Parisien, lesechos.fr, www.yvelines-infos.fr/)

  • Musée d’histoire de Vienne (ouverture programmée en 2027)

Le 4 juillet 2023, le Président du Département de l’Isère, Jean-Pierre Barbier, et le Maire de Vienne, Thierry Kovacs, ont dévoilé le projet architectural qui a remporté le concours de création du futur Musée d’histoire de Vienne, 12ème musée du Département de l’Isère.

Un musée : unité et singularités

Le projet de douzième musée départemental a franchi une nouvelle étape, décisive, avec la présentation du projet retenu pour sa construction. Un projet qui sera mené par le cabinet d’architectes Atelier Novembre, qui a fait l’unanimité du jury du concours le 23 mai 2023, de par sa beauté et sa fonctionnalité. Le projet rassemble les 2 sites du musée, dans un parcours muséographique unitaire, tout en conservant leur singularité patrimoniale : l’abbaye Saint-Pierre et l’église SaintGeorges, situées en plein cœur du centre de Vienne.

Le projet de 3 500 m² au total présente le défi de faire évoluer l’ensemble du site en un musée moderne avec toutes les fonctions requises, tout en respectant le patrimoine exceptionnel du site. Il prendra toute sa place dans le quartier, grâce à une façade accueillante, intégrée et rythmée (entre les pleins et les vides) qui donnera à voir l’activité du musée. Il conservera des espaces de respiration, avec le jardin du chevet et la cour accessible au public, qui sera un bel écrin pour la programmation du musée.

L’histoire de Vienne

Il créera également, un parcours permanent à travers une boucle de plus de 1800 m², fluide et cohérent, présentant l’histoire de Vienne, ainsi qu’un espace d’exposition temporaire en deux parties, de plus de 400 m² au total. Le musée comprendra également un accueil, une salle de conférence, une boutique, un salon de thé et deux salles pédagogiques.

Un patrimoine d’exception

Fondée au Ve siècle, Saint-Pierre compte parmi les plus anciennes églises de France. C’est l’une des rares basiliques de l’Antiquité tardive aussi bien conservée. Devenue abbaye au VIe siècle, l’église est utilisée comme basilique funéraire jusqu’au XIIIe siècle. En 1809, elle devient le premier musée de Vienne, fondé par Pierre Schneyder. Une partie des collections lapidaires antiques et médiévales y sont conservées : sculptures, fragments d’architecture, inscriptions, mosaïques…

Ce lieu patrimonial d’exception a fini de séduire le Département qui fait le choix de construire ses musées dans des lieux patrimoniaux forts, comme le reflète son réseau actuel de 11 musées.

Modélisation de la place Saint PIerre pour le musée de Vienne. Département de l’Isère

En effet, le projet de créer un musée d’histoire au cœur du centre-ville était porté par la Ville de Vienne depuis plusieurs années. Convaincu de son intérêt, de son attrait, de l’importance de créer un musée de taille en nord Isère, étant donné que la plupart des musées départementaux se trouvent en sud Isère, le Département a proposé de reprendre ce projet, dans la droite ligne de sa politique culturelle.

12e musée départemental

Ce 12e musée départemental permettra à la fois de donner à voir l’importance de l’histoire de la Ville de Vienne et la richesse de son patrimoine, en réunissant dans un parcours sensible et cohérent les collections présentées actuellement dans le musée lapidaire, le musée des BeauxArts & d’archéologie et le cloître de Saint-André-le-Bas.

Il permettra de redonner toute son importance à l’ensemble patrimonial de premier plan que forment l’abbaye Saint-Pierre et l’église Saint-Georges en cœur de ville.

Une enveloppe de 32,5 M€ est prévue pour ce projet, dont 5M€ pour la Région et 4,9 M€ pour l’Etat dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région (CPER), hors crédits Monuments historiques.

La Ville de Vienne a cédé, pour la somme d’un euro symbolique, la propriété des biens fonciers où s’implantera le musée.

Le déménagement commence

Le transfert des collections du musée Saint-Pierre par la Ville de Vienne commence en juillet 2023 et se prolongera jusqu’en octobre 2023. Près de 1 000 objets sont en cours de nettoyage, descellements et conditionnement, par une équipe de 6 restaurateurs lapidaires et préventistes sous la responsabilité d’Emmanuel Desroches, conservateur-restaurateur indépendant, l’équipe de l’atelier de restauration des mosaïques du Département du Rhône et l’équipe de conservation des Musées municipaux. Ils vont être entreposés dans une réserve de la Ville de Vienne.

Les travaux de restauration débuteront en 2024, puis viendront les fouilles archéologiques. Commenceront ensuite les travaux de construction, en 2025, pour une ouverture prévue durant l’été 2027 !

“Je suis fier de pouvoir présenter un projet aussi abouti aux côtés du maire de Vienne, Thierry Kovacs, qui fait honneur à l’engagement fort du Département pour la culture et le patrimoine. Le projet a maintenant un visage ! Dans quelques années, les Viennois, les Isérois, et bien au-delà, pourront venir découvrir gratuitement ce douzième musée départemental, symbole de la volonté du Département de mettre la culture et l’art à la portée de tous”. Jean-Pierre Barbier, Président du Département.

www.francebleu.fr/infos/societe/en-images-decouvrez-le-futur-musee-d-histoire-de-vienne-3939382 (05/07/2023); www.isere.fr/actualites/musee-dhistoire-de-vienne-le-coup-denvoi-est-donne (04/2022)

(Source: Département de l’Isère, CP)

  • Un musée-mémorial du terrorisme dans le Grand Paris (ouverture en 2027)

Le musée-mémorial des sociétés face au terrorisme devrait ouvrir ses portes en 2027. Le site d’une surface d’environ 4 000 m² serait implanté dans Paris ou dans le Grand Paris.

. Un musée-mémorial sur les attaques terroristes depuis 1974

Contrairement aux musées-mémoriaux existant à l’étranger, le musée-mémorial du terrorisme  en gestation en France ne portera pas sur un seul attentat mais sur tous ceux commis depuis l’attaque du Drugstore Publicis en 1974.

Il y sera question d’attentats anarchistes, nationalistes, tiers-mondistes, et aussi jihadistes. L’historien Henry Rousso qui pilote le projet souhaite répondre à des questions telles que « Comment la société française et d’autres sociétés ont réagi, se sont transformées à cause du terrorisme ? Comment ont-elles fait face ? ». Henry Rousso souhaite que “ce lieu lié à la mort soit un lieu de vie”.

. Un lieu de mémoire

Une place importante sera accordée aux victimes. Leurs noms seront probablement inscrits. Les secouristes seront aussi mis en avant.

Le lieu compte également collecter des objets auprès des victimes et des témoins de ces sinistres événements, pour rendre le lieu “plus humain et incarné”.

L’idée : faire de ce musée à la fois un lieu de reconnaissance où l’on rend hommage et un lieu de connaissance avec le souci de la transmission notamment à destination des scolaires.

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/nous-voulons-en-faire-un-lieu-de-vie-le-musee-memorial-du-terrorisme-se-faconne_4328709.html

(Sources : presse)

2028

  • Rénovation du Musée Pasteur de Paris (réouverture prévue en 2027)

En 1936, l’appartement où Louis et Marie Pasteur ont résidé les dernières années de leur vie est devenu le musée Pasteur. L’Institut Pasteur a débuté en novembre 2022 des travaux de restauration et de réhabilitation de l’appartement et du bâtiment, classé monument historique.

Ces travaux sont l’occasion pour le musée de faire peau neuve et de proposer à sa réouverture, programmée en 2027, une nouvelle offre muséale.

Musée Pasteur © Institut Pasteur/François Gardy

Avant d’entamer toute transformation, il était important de dresser un état des lieux le plus exhaustif possible des biens culturels conservés in situ. Entre novembre 2022 et mai 2023, un chantier des collections a été mis en place avec la société GRAHAL, spécialisée dans la gestion et la valorisation des projets patrimoniaux.

Un patrimoine choyé jusqu’à la réouverture du musée Pasteur en 2027

La première étape du projet de rénovation du musée s’est donc concrétisée par un important chantier des collections, qui s’est déroulé du 2 novembre 2022 au 31 mai 2023.

“Cette étape est essentielle pour la réussite d’un projet muséal qui va progresser jusqu’en 2027. L’Institut Pasteur conserve des collections exceptionnelles qui relatent à la fois l’œuvre scientifique de Louis Pasteur et l’histoire de son Institut, mais également différents jalons de l’histoire des sciences. Il est nécessaire de mener ce travail conséquent, pour assurer la bonne conservation de ce patrimoine et sa transmission aux générations futures” commente Laurence Isnard, conservatrice du patrimoine et nouvelle responsable du musée Pasteur.

Une étude rigoureuse de plus de 12 000 biens de la collection du musée

Le chantier des collections a consisté à inventorier, récoler, informatiser, photographier, dépoussiérer, et établir le diagnostic sanitaire de tous les objets de la collection du musée. Au début de l’opération, la collection était estimée à 9 000 objets, mais 12 406 objets auront été traités durant les sept mois de chantier.

Dépoussiérage du cadre du portrait “Pasteur dans son laboratoire” par Albert Edelfelt. © François Gardy/Institut Pasteur

Les collections du musée Pasteur étant extrêmement variées, des restaurateurs et restauratrices du patrimoine de spécialités tout aussi variées (sculpture, peinture, arts graphiques, photographie, cadres, verre et céramique, métal et textile) sont intervenus à différents moments du chantier. Ils ont dressé l’état sanitaire de chaque objet afin de déterminer si des interventions sont nécessaires pour les consolider.

A la mi-novembre 2023, les collections du musée ont rejoint un espace de stockage de la société CHENUE, prestataire retenu pour le déménagement des collections et leur anoxie. Situé dans le Nord de Paris, ces réserves externes permettent de “maintenir un accès aux collections afin de programmer les restaurations nécessaires et poursuivre les mouvements d’œuvres dans le cadre d’une politique de musée hors-les-murs qui participe au rayonnement du musée”.

Les collections présentées hors les murs pendant la fermeture du musée 

. Exposition “Des Vikings et des Normands” – Musée de Normandie à Caen (du 1er avril au 1er octobre 2023)
Prêt du coffret en vermeil et émaux cloisonnés réalisé en 1892 par David Andersen, sur lequel est inscrit « À Louis Pasteur ses admirateurs de Norvège 27 décembre 1892 ».

. Exposition “Une histoire d’amitié entre Louis Pasteur et Jean-Jacques Henner” (titre provisoire) – Musée national Jean-Jacques Henner à Paris (du 15 novembre au 3 mars 2024, puis accrochage au sein du parcours permanent)
Prêt pour une durée de quatre ans de trois portraits réalisés par cet artiste qui sont déposés à ce musée : Louis Pasteur, sa fille Marie-Louise Pasteur, et sa belle-fille Jeanne Boutroux.

. Exposition “Une histoire des épidémies” – Conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes (du 3 octobre 2023 au 4 juillet 2024)
Prêt de deux poupées en costume de médecin de la peste du 19e siècle, issues du musée Pasteur.

. Exposition “Aux temps du sida. Œuvres, récits et entrelacs” – Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg (du 6 octobre 2023 au 4 février 2024)
Prêt de trois céramiques réalisées en 2017 pour l’Institut Pasteur par Hervé di Rosa, dont une assiette à l’effigie de Françoise Barré-Sinoussi, une assiette “VIH et lymphocyte” et une urne “Virus et microbes”.

D’autres événements à suivre…

Le musée en version numérique

Pendant sa fermeture, le musée de l’Institut Pasteur reste disponible sur la plateforme Google Arts and Culture. le public peut explorer librement les différents étages du musée, les collections et découvrir les temps forts de l’œuvre scientifique de Louis Pasteur au travers de différentes histoires. Accéder à la visite virtuelle du Musée Pasteur

Le musée propose également une série de vidéos sur les coulisses du chantier de rénovation. Ces vidéos sont disponibles sur les pages Youtube et facebook de l’Institut.

www.culture.gouv.fr/regions/DRAC-Ile-de-France/Actualites/Actualite-a-la-une/Musee-de-l-Institut-Pasteur-projet-de-rehabilitation-et-de-restauration-d-un-site-d-exception

(Source: Institut Pasteur)

  • Nouvelle Cité des Imaginaires de Nantes – Musée Jules Verne (ouverture en 2028)

“Le projet de Cité des imaginaires s’inscrit dans les suites du Grand Débat sur la Loire, avec la valorisation du patrimoine de Loire” rappelle Fabrice Roussel, vice-président de Nantes Métropole en charge des grands équipements métropolitains.

Le bâtiment unique a été construit en 1895 selon le procédé « Hennebique » de béton armé pour abriter l’ancienne minoterie industrielle, devenue par la suite entrepôt puis immeuble de bureaux sous le nom Cap 44.

En 2018, à l’issue d’une concertation citoyenne, la maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole, Johanna Rolland, annonçait la conservation du Cap 44 et le lancement d’une réflexion pour un nouvel usage du bâtiment. Le dossier est ensuite passé par un comité scientifique. Suite à ses travaux, le conseil métropolitain du 30 juin 2022 donnait le top départ du projet de Cité des imaginaires.

Pour Aymeric Seassau, adjoint nantais à la culture, le projet de Cité des imaginaires constitue, “plus qu’une réhabilitation, une restitution. On restitue Jules Verne au monde depuis sa ville de naissance ; on restitue la vue qui lui a donné sa vocation, la vue de son inspiration ; on restitue au public nos précieuses collections : manuscrits, correspondance…”.

Les usages futurs de la Cité des imaginaires sont pour partie encore en réflexion. Mais l’horizon est déjà connu : lieu culturel et touristique « populaire, ouvert, vivant, expérientiel et sensible », la Cité des imaginaires s’attachera à faire (re)découvrir Jules Verne et son œuvre, et en explorera les résonances actuelles.

. Sélection de l’équipe de maîtrise d’œuvre

Après le lancement du projet en 2018, un dialogue compétitif de maîtrise d’œuvre s’est tenu entre trois équipes internationales et pluridisciplinaires – plus de 160 candidatures de tous pays avaient été reçues.

L’équipe finalement désignée a été dévoilée ce 16 mai 2024 : elle réunit Neutelings Riedijk Architects et l’agence nantaise ARS, porteurs d’un projet de « voyage des imaginaires » entre ciel et terre.

La Cité des imaginaires de Nantes a été pensée comme “un lieu de rencontre en réunissant la carrière et le fleuve, la ville et son patrimoine industriel”, explique Raphaël Saillard de l’agence ARS.

Basés à Rotterdam aux Pays-Bas, Neutelings Riedijk Architects ont porté de nombreux projets publics d’envergure, dont le musée et centre de biodiversité Naturalis de Leyde, la reconversion de la gare de Bruxelles et le centre culturel et d’exposition d’Amersfoort. Plus près de nous, l’agence ARS a notamment conduit la transformation en médiathèque d’une ancienne halle de l’usine Tréfimétaux à Couëron. Cinq autres agences spécialisées (l’Atelier Franck Boutté, Artelia, Acoustibel, Scenevolution, Mycelium Muséographie) seront aussi associées à la maîtrise d’ouvrage. “Elles représentent toutes les disciplines pour fournir les meilleures solutions, des expertises en matière de design, d’ingénierie, de patrimoine, de scénographie, de durabilité…”, précise Michiel Riedijk, associé de l’agence néerlandaise, qui entend “créer un bâtiment pour l’avenir, où l’ancien rencontre le nouveau”.

. Le projet retenu

“Les projets que nous avons reçus étaient de très grande qualité, mais s’il fallait retenir un élément qui a fait la différence, c’est la transparence. C’était la promesse initiale faite aux Nantaises et aux Nantais”, rappelle Johanna Rolland. Le bâtiment transformé jouera ainsi un rôle de “charnière, de conducteur entre le Jardin extraordinaire et la Loire, entre la ville et l’estuaire”, poursuit la maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole.

Le projet “voyage des imaginaires” porté par l’équipe lauréate a encore d’autres arguments : “Le soin particulier sur les enjeux écologiques”, “la façon dont le procédé Hennebique est révélé”

La Cité des Imaginaires abritera le grand musée Jules Verne dans le Cap 44 transformé, mais pas seulement dans les six niveaux du futur bâtiment.

Le projet de Cité des imaginaires s’articule autour de trois volumes : un jardin couvert révélant la structure Hennebique, au rez-de-chaussée ouest ; la « Terre », côté ville ; le « Ciel » abritant notamment le grand musée Jules Verne.

Les concepteurs de l’équipe chargée de la maîtrise d’œuvre, Neutelings Riedijk Architects et ARS Architectes, ont dénommé « la Terre » le volume aménagé dans la continuité du jardin couvert et tourné vers la ville. Il est dédié en partie à la logistique et l’administration, mais aussi à la création et à la diffusion.

Au premier étage sera aménagée une nouvelle médiathèque, offrant de belles vues sur le Jardin extraordinaire et sur la Loire. On pourra tout aussi bien y lire un roman de Jules Verne, jouer à des jeux de société ou encore participer à un atelier immersif en réalité augmentée. 

Les 4e et 5e niveaux accueilleront respectivement des laboratoires, où pourront être proposés des ateliers à destination du jeune public, et un espace de diffusion, petit amphithéâtre d’une centaine de places, pour la projection de films ou l’organisation de débats, tables-rondes, lectures ou performances.

. 4e et 5e niveaux : Jules Verne en son domaine

Bienvenue dans « le Ciel », comme l’ont appelé les architectes qui ont imaginé ce volume allongé en lieu et place des deux derniers niveaux du bâtiment Hennebique, qui seront déconstruits. “On a voulu ces espaces aussi flexibles et polyvalents que possible, pour accueillir toutes sortes de manifestations” souligne Raphaël Saillard. C’est au 4e niveau que se situeront les espaces d’exposition du grand musée Jules Verne. Celui-ci retracera la vie de l’écrivain né à Nantes, présentant son œuvre, ses influences ligériennes et ses Voyages extraordinaires. Les riches collections nantaises y trouveront un cadre enfin à leur mesure, le musée multipliant sa surface par 4 ! Au 5e niveau, l’espace d’exposition temporaire accueillera une “programmation pluridisciplinaire tournée vers les imaginaires au sens large”.

. 6e niveau : un toit-terrasse, nouvelle place publique

Dominant le Jardin extraordinaire, la terrasse de la Cité des imaginaires va offrir aux visiteurs des vues à 360° sur le fleuve, l’île de Nantes, Trentemoult, l’ancienne carrière Miséry. On y trouvera un “pavillon des étoiles”, “une réinterprétation du pavillon du bâtiment d’origine”, avec un café-snacking et une salle événementielle : “Des ateliers, animations ou encore des expositions pourront être proposées dans cet espace modulable et flexible”. La végétation sera aussi très présente sur le toit-terrasse.

. Ouverture en 2028

Sur le site du Cap 44, les travaux préalables de désamiantage et de curage intérieur ont commencé et se poursuivront jusqu’à l’automne 2024. À cette même période devrait être choisi le scénographe pour le grand musée Jules Verne. Après dépôt du permis de conduire en 2025, les travaux de transformation devraient démarrer au printemps 2026 pour s’achever à l’automne 2028.

L’ouverture au public est annoncée en 2028 : “Nous visons le bicentenaire de la naissance de Jules Verne !”, conclut Aymeric Seassau.

(Source: Ville de Nantes. Photos: © Neutelings Riedijk Architects)

  • Muséum de la métropole de Nantes : nouveau parcours et positionnement engagé à l’horizon 2028

Le Muséum d’histoire naturelle de la métropole est un lieu emblématique depuis le début du 19e siècle. Il fêtera ses 150 ans en 2025. C’est dans ce cadre que sera proposé au vote des élus lors du Conseil métropolitain du 23 juin 2023 un projet de restructuration et de rénovation de l’institution dont les espaces sont devenus trop petits pour accueillir le public.

Parcours repensé, numérique raisonné et positionnement engagé … les travaux devraient se dérouler de 2025 à 2028, pour un budget de plus de 45 millions d’euros. Objectif: devenir le deuxième muséum de France, avec une fréquentation doublée ! 

ARTICLE CLIC: Muséum de la métropole de Nantes : nouveau parcours et positionnement engagé à l’horizon 2028

(Source: Métropole de Nantes)

2029

  • Rénovation totale du Musée de Préhistoire de Tautavel (2029)

Souhaitant placer le musée de Préhistoire de Tautavel parmi les musées de référence en France et à l’international et faire rayonner l’attractivité du territoire, la Région Occitanie, les membres de l’établissement public de coopération culturelle CERP de Tautavel et le Département des Pyrénées-Orientales ont décidé d’entreprendre une rénovation totale du musée afin de mieux faire découvrir ses importantes collections et de moderniser les infrastructures. Une concertation citoyenne a été organisée de juillet à octobre 2022 pour collecter les avis et suggestions de la population.

Le musée de Préhistoire de Tautavel-Centre européen de recherches préhistoriques

Le Musée de la Préhistoire de Tautavel conserve principalement les éléments du Paléolithique ancien provenant de la Caune de l’Arago, site archéologique majeur situé à 3 km de Tautavel. Les fouilles scientifiques y ont commencé en 1964 et se poursuivent encore. Le musée présente notamment les 152 restes humains de « l’Homme de Tautavel », fossiles emblématiques de la Caune de l’Arago.

Les dates clés

1971: découverte de l’Homme de Tautavel (-450 000 ans) par les équipes du Professeur de Lumley

1978: création du premier musée

1992: agrandissement du musée ajout d’un espace de conservation et d’étude

2012: création d’un établissement public de coopération culturelle (EPCC).

L’établissement public de coopération culturelle (EPCC) de Tautavel

Le musée est porté par l’établissement public de coopération culturelle (EPCC) CERP de Tautavel qui associe la commune de Tautavel, la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole, l’Université Perpignan Via Domitia (UPVD), le Muséum national d’histoire naturelle, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, la Région Occitanie, l’État (Ministère de la Culture et Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) et prochainement le Département des Pyrénées Orientales

L’EPCC de Tautavel est non seulement un musée de premier plan, mais aussi : 

. un centre de recherche avec des chercheurs permanents pour lequel l’EPCC met à disposition des outils (plateaux techniques, laboratoires…) et qui contribue à l’identité du musée,

. en lien avec des chantiers de fouilles pour lequel l’EPCC apporte un support administratif,

. un atelier de moulages au savoir-faire reconnu et unique dans le moulage archéologique de qualité supérieure (objets et sols de fouilles) qui participe au rayonnement de l’EPCC à l’échelle internationale,

. et un chantier d’insertion aux résultats très positifs.

Le musée en chiffres

1 433 m² de parcours permanent sur 2 niveaux et 21 salles

2 000 objets présentés, plusieurs millions en réserve

31 651 visiteurs en 2021 (fermé de janvier à mai)

20 animations et évènements par an
1 exposition temporaire par an, ateliers quotidiens pendant les vacances scolaires
14 salariés, 5 saisonniers ou stagiaires, 20 personnels recherche (chercheurs, techniciens, doctorants), 20 étudiants en Master

12 personnes accueillies dans le cadre du chantier d’insertion.

Le projet de rénovation du musée de la Préhistoire

Le musée a acquis une notoriété considérable et une reconnaissance scientifique qui font de Tautavel un haut lieu de la Préhistoire. La Préhistoire est en outre une thématique grand public et familiale à même de toucher les résidents et les clientèles en séjour dans les Pyrénées Orientales et à proximité.

Mais le musée est un équipement vieillissant qui ne joue plus son rôle de « moteur » touristique sur le territoire et qui ne garantit plus les conditions d’exposition, de conservation et de recherche nécessaires au regard des normes actuelles.

La Région Occitanie, les membres de l’EPCC et le Département souhaitent donc une profonde rénovation du musée pour en faire un musée de référence en France et sur la scène internationale et renforcer l’attractivité du territoire. Ce nouveau projet doit permettre au musée rénové de relancer sa fréquentation et de faire rayonner ses importantes collections à l’échelle internationale – à l’instar du musée Narbo Via porté également par la Région Occitanie.

Lancement d’une étude de pré-programmation

Une étude de pré-programmation pour la rénovation du musée de Tautavel a été confiée au cabinet In Extenso.

Cette étude, en cours, est organisée en 4 phases :

. Une première phase (juillet 2020-février 2021) a permis d’établir un diagnostic et préciser les enjeux et le positionnement de projet

. Une deuxième phase (avril 2021-avril 2022) a permis de proposer des scénarios et une esquisse programmatique

. Une troisième phase (en cours, mai 2022-décembre 2022) vise à établir un pré-programme et étudier la faisabilité détaillée

. Une quatrième phase (premier trimestre 2023) permettra de rédiger le programme technique détaillé.

Les orientations scientifiques du futur musée

Plusieurs thématiques complémentaires seront développées dans le programme muséographique. Ces thématiques sont liées au site et aux collections de la Caune de l’Arago, référence pour le Paléolithique ancien et chantier archéologique hors normes, ainsi qu’à d’autres collections conservées à Tautavel.

Les principales thématiques qui seront abordées sont :

. les environnements et les relations humain-environnement (en présentant les cycles climatiques, les éléments constitutifs d’un écosystème, la biodiversité fossile, la place de l’humain au sein du vivant) ;

. les premiers peuplements de l’Europe (en évoquant l’origine des lignées humaines et la chronologie de leur diffusion) ;

. les cultures et modes de vie du Paléolithique (outillages et autres pratiques culturelles) ;

. les méthodes de la recherche en préhistoire (en présentant la diversité et la complémentarité des différentes méthodes mises en œuvre de la fouille au laboratoire) ;

. l’histoire de la préhistoire (en présentant plusieurs hauts-lieux d’Occitanie qui ont contribué à la reconnaissance de la Préhistoire et à l’avancée des recherches) ;

. le regard que nous portons sur les sociétés de la Préhistoire et son évolution au cours du temps.

Un rapprochement avec le château-musée de Bélesta

Le rapprochement entre le Musée de la Préhistoire de Tautavel – Centre européen de recherches préhistoriques et le château-musée de Bélesta en un établissement administratif unique permettra une meilleure valorisation de la Préhistoire sur le Département.

Vers un agrandissement du Musée de la Préhistoire de Tautavel

Le développement des services (visite, accueil et services aux visiteurs, conservation et recherche,…) conduisent à envisager un agrandissement du musée.

Plusieurs sites pourraient être retenus pour la rénovation du musée voire être combinés :

. une rénovation in situ avec refonte totale des locaux existants,

. une nouvelle construction sur le site dit « Las Planes » en entrée de bourg sur la route d’Estagel,

. ou la reprise des locaux de la cave coopérative au pied du musée actuel.

Une concertation populaire inédite

Pour bâtir ce grand projet, la Région et ses partenaires souhaitent recueillir les attentes, idées et propositions des habitants, des commerçants et de tous les citoyens qui le souhaitent.

Habitant ou commerçant de Tautavel, visiteur du musée et de sa région ont été invités à faire part de leurs attentes et idées. Consultation participative

La concertation citoyenne s’est déroulée du 21 juillet 2022 au 30 septembre. La collecte des attentes et idées s’est faite via un questionnaire en ligne (du 1er août au 30 septembre 2022), lors de 3 ateliers participatifs (6 et 7 septembre 2022), d’ateliers jeunesse (du 3 au 14 octobre 2022) et d’une assemblée citoyenne qui a eu lieu le 19 octobre 2022, au Palais des Congres de Tautavel.

Les décisions et retour vers les participants sont prévus au 1er trimestre 2023. Mais une synthèse des suggestions populaires est déjà proposée en ligne.

https://concertation-musee-tautavel.fr/informer/ 

450000ans.com/

450000ans.com/quel-projet-pour-le-musee-de-prehistoire-de-tautavel

(Sources: région occitanie, presse)

  • Ouverture du musée de la Fondation Gandur pour l’Art à Nantes (2030)

Le vendredi 24 mai 2024, Jean Claude Gandur, fondateur et président de la Fondation Gandur pour l’Art (FGA), a annoncé au maire de Caen, Joël Bruneau, son choix de bâtir le musée de la Fondation à Caen.

Le futur bâtiment, qui sera situé non loin du Mémorial de Caen présentera les œuvres et objets des collections abritées par la FGA depuis 2010 et développera un vaste programme de médiation et d’animation culturelles à destination notamment des jeunes de la ville et de la région.

Le futur musée devrait ouvrir en 2030, sur un terrain de 51 000 mètres carrés offert par la municipalité.

Jean-Claude Gandur, fondateur de la Fondation Gandur pour l’Art présente un objet de sa collection. Page facebook de la fondation.

Le futur musée offrira un lieu de vie intergénérationnel permettant à des publics diversifiés de se rencontrer, apprendre, et partager à travers les cinq grands domaines de la Fondation Gandur pour l’Art que sont l’archéologie du bassin méditerranéen, les beaux-arts d’après-guerre (école européenne), les arts décoratifs, l’ethnologie et l’art contemporain africain et de la diaspora.

(ARTICLE CLIC: La Fondation Gandur pour l’art a choisi Caen comme ville d’implantation de son musée)

(Source: Fondation Gandur pour l’Art FGA)

  • Ouverture du Musée des Canaris – FC Nantes (en 2022, reportée à une date non précisée)

Le Football Club de Nantes, né en 1943, souhaite aujourd’hui mettre en valeur son histoire au travers d’un musée qui devait être inauguré au sein du futur stade de La Beaujoire en 2022. Le covid a ralenti le projet qui n’a toujours pas confirmé son lieu d’implantation et ses financeurs

En parallèle à la création du musée des Canaris et de sa programmation, l’équipe met en place plusieurs actions afin de rendre accessible aux publics les collections du Club.

Dans la continuité de sa mise en ligne en juillet 2018 (www.fcnantes.com/musee/), le site internet du musée a rendu accessible le 23 octobre 2018 les trophées modélisés en 3D, afin que les internautes puissent « manipuler virtuellement » ces objets, témoins matériels du palmarès du Club.

Les trophées et cadeaux interclubs ont été modélisés par les entreprises Cent Millions de Pixels et par MG Design qui a travaillé à partir du logiciel Sketchfab.

Une Coupe de France, le maillot jaune des années 80 et d’autres trophées. Photo: FC Nantes / Arnaud Duret

Le 10 mai 2019, un article de 20 Minutes Nantes estimait que « malgré l’abandon du projet de stade, le projet musée n’est pas du tout remis en cause, selon Philippe Laurent, chef du projet ».

Un comité de pilotage (composé d’anciens journalistes, de membres des archives départementale ou municipale etc.) travaille depuis 2015 sur ce projet.

« On a rassemblé, stocké et inventorié les collections depuis un an et demi ou deux ans. Plus de 2.000 photos, 15.000 coupures de presse, 700 à 800 vidéos sont actuellement répertoriées » annonce Philippe Laurent, qui a visité les musées de nombreux clubs européens (Saint-Etienne, Lyon, Juventus, Milan, Barcelone etc). « Notre objectif est de créer un équipement culturel à part entière, rattaché au club et intégré dans son territoire avec un parcours permanent [scénographie alternant ambiance immersive, participative et spectaculaire]. Mais aussi relater le passé tout en s’inscrivant dans le contemporain [expos temporaires, programmation culturelle etc.]. On veut un musée innovant. On travaille sur un mixte entre Saint-Etienne, qui est un vieux musée, et Lyon, plus moderne. »

En 2020, Philippe Laurent avait estimé qu’en 2022 ou 2023 au plus tard, ce lieu pourrait ouvrir dans un endroit encore à déterminer.

Une ouverture incertaine

Ce ne sera pas le cas, du moins à cette échéance. Le covid a considérablement ralenti le projet, qui n’a -à ce jour- trouvé ni lieu ni financeurs majeurs.

En attendant, le FC Nantes présente une partie de sa collection dans une exposition qui pourrait devenir itinérante.

La première exposition a été proposée du 16 octobre 2020 au 2 avril 2021 dans les locaux du Crédit Mutuel. Baptisée “Tous Supporters”, l’exposition revient sur l’Histoire du FC Nantes, depuis sa création en 1943.

“On est en très fier, très heureux” estime un brin ému Philippe Laurent, chef du projet du musée, depuis septembre 2015. “Cette exposition, conçue à la base pour être itinérante, va nous permettre de valoriser une partie des objets que nous avons collectés depuis cinq ans”.

Et ils sont nombreux. Parfois insolites, souvent nostalgiques. La plupart, émanant de 343 donateurs, étant toujours gardés bien précieusement dans un lieu tenu secret.

L’exposition, intergénérationnelle, se veut également interactive, avec des témoignages de joueurs et de nombreux supporters. Témoignages associés à divers éléments (photos, vidéos, objets, dates clés…).

À quand un lieu permanent, estimé entre 1 300 et 2 000 m2, retraçant la riche histoire de l’octuple champion de France ?

“On espère que cette exposition sera un déclencheur pour avoir un futur lieu ou un futur financement pour pouvoir créer un lieu dédié au club. Pour l’heure, tout est prêt mais dans un tiroir… C’est un projet qui n’est pas enterré et verra le jour un jour, j’en suis certain. Le dossier est en suspens car les lieux ont changé à plusieurs reprises. La seule chose dont je suis certain, c’est qu’il faut faire un musée au sein du stade, là où s’écrit l’histoire du FCN actuellement” estime Philippe Laurent.

Mais l’enceinte des Canaris n’appartient pas au FCN qui renégocie actuellement sa convention d’exploitation de la Beaujoire (qui arrive à son terme en 2021) avec la Métropole de Nantes.

“Il faut laisser passer cette étape et, après, on verra comment on peut ressortir le projet du musée et sous quelle forme. Mais, en tout cas, il est prêt. Il faut juste trouver le lieu et être patient”.

www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/ces-collectionneurs-qui-font-vivre-la-memoire-du-fc-nantes (27/10/2022)

www.ouest-france.fr/sport/football/fc-nantes/fc-nantes-les-canaris-s-exposent-au-champ-de-mars-jusqu-au-2-avril (16/10/2020)

www.fcnantes.com/musee/

(Source: Football Club de Nantes, 20 minutes Nantes)

SOURCES: musées, presse

PHOTOS: musées, wikimedia commons

Date de première publication: 10/03/2018

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