
« On estime qu’il y a quelque chose de mieux à faire que d'envoyer le Kalliste à la casse », explique Jean-Mathieu Figarella, délégué syndical de la CGT des marins de Marseille au sein de La Méridionale. Il y a quelques jours, le syndicat a déposé un préavis de grève concernant l’équipage du navire, ouvrant la voie à un arrêt de travail à durée illimitée au port de Marseille. Une décision qui intervient alors que le syndicat conteste le projet de cession du navire pour démolition par la direction de La Méridionale.
Dans un courrier adressé au président de La Méridionale, le syndicat reproche à la direction d’avoir confirmé, après un comité social économique organisé le 12 janvier, son intention de se séparer du navire Kalliste pour démolition, malgré « la demande des élus de réaliser une expertise et d’obtenir nombre de documents indispensable à leur information ». Une décision prise, selon le syndicat, « au péril de nos emplois et de notre profession sous pavillon français premier registre ». « On conteste ce choix parce qu’on estime que des solutions peuvent être amenées sur la table. Aujourd'hui, je pense qu’on peut parler de centaines d'emplois qui sont menacés, parce qu’on n'a aucune garantie derrière. »
Le syndicat rappelle également que « le 2 décembre dernier, suite à nos préavis de grève, vous vous êtes engagé à étudier et bâtir un programme commun de flottes 2026, en synergie avec Corsica Linea sur les lignes à passagers entre la France et l’Algérie, afin de faire barrage à GNV au départ de Sète en totale infraction d’ailleurs ave...







