
Après les récentes inondations dans le Fium'Orbu, le Dr André Rocchi, maire de Prunelli di Fium'Orbu, monte au créneau pour proposer des solutions afin de pallier la crue des fleuves, mais aussi l’érosion littorale. Refusant de se résigner et d’effectuer des replis stratégiques, il veut faire de ce territoire de Plaine Orientale un laboratoire d’action et d’expérimentation collective au service d’une politique du vivant. Il demande à l’Etat, en vertu de l’article 72 de la Constitution, la possibilité de déroger aux normes nationales pour expérimenter des solutions nouvelles. Interview.
- Pourquoi estimez-vous nécessaire de « reprendre la main sur nos fleuves du Fium'Orbu » ?
- Tout d’abord, nous sommes dans une situation de grande transition climatique qui a mis en place des bouleversements extrêmement importants au niveau du réseau hydraulique. Face à ces bouleversements, si l’homme veut rester en harmonie, et sauver ce qui peut être sauvé, il faut qu’il devienne actif.
- Est-ce le dernier épisode pluvieux qui vous fait monter au créneau ?
- Nous avons été très touchés, mais ce n’est pas la première fois. Maintenant, cela nous arrive au minimum cinq à six fois par an. C’est à peu près la même fréquence que les canicules, que nous avions avant tous les trois ans, et qui surviennent maintenant trois ou quatre fois chaque été. Il faut que la région prenne les choses en main. Nous ne pouvons pas toujours subir. Nous devons nous mettre à la hauteur des évènements qui arrivent, c’est-à-dire avoir une capacité d’adaptation, donc des techniques d’adaptation, et de la créativité.
- Vous refusez la logique de retrait stratégique que l’État veut appliquer dans ces zones inondables. Pourquoi ?
- Je tourne le dos à la directive, à l’impératif de l’État qui est de dire : nous imposons le repl...
- Tout d’abord, nous sommes dans une situation de grande transition climatique qui a mis en place des bouleversements extrêmement importants au niveau du réseau hydraulique. Face à ces bouleversements, si l’homme veut rester en harmonie, et sauver ce qui peut être sauvé, il faut qu’il devienne actif.
- Est-ce le dernier épisode pluvieux qui vous fait monter au créneau ?
- Nous avons été très touchés, mais ce n’est pas la première fois. Maintenant, cela nous arrive au minimum cinq à six fois par an. C’est à peu près la même fréquence que les canicules, que nous avions avant tous les trois ans, et qui surviennent maintenant trois ou quatre fois chaque été. Il faut que la région prenne les choses en main. Nous ne pouvons pas toujours subir. Nous devons nous mettre à la hauteur des évènements qui arrivent, c’est-à-dire avoir une capacité d’adaptation, donc des techniques d’adaptation, et de la créativité.
- Vous refusez la logique de retrait stratégique que l’État veut appliquer dans ces zones inondables. Pourquoi ?
- Je tourne le dos à la directive, à l’impératif de l’État qui est de dire : nous imposons le repl...
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