Chenilles processionnaires sur vos pins : ce geste en janvier peut vous éviter un printemps cauchemardesque
<p>En plein hiver, le jardin semble endormi, les soirées se raccourcissent et l’on oublie un peu les parasites. Sur les résineux pourtant, une activité discrète bat déjà son plein : les <strong>chenilles processionnaires du pin</strong> profitent du froid pour se regrouper bien au chaud dans leurs nids soyeux. Tant que tout reste perché dans les branches, on croit être tranquille.</p> <p>En janvier, ces larves hivernales tissent de gros cocons blancs ou gris aux extrémités des branches, souvent tout en haut des arbres. Ce stade passe facilement inaperçu alors qu’il décide de ce qui se passera sur votre terrasse au printemps, lorsque les files indiennes descendront au sol pour s’enterrer et libérer leurs <strong>poils urticants</strong>.</p> <h2>En janvier, vos pins abritent déjà les nids de processionnaires</h2> <p>La menace de début d’année ne vise pas vos chênes ni les autres feuillus. Elle concerne surtout les <strong>pins</strong> de votre jardin - pin noir, pin sylvestre, pin d’Alep, pin parasol - et parfois les cèdres. Les nids se remarquent en bout de branche, formant des boules soyeuses bien visibles lorsque le feuillage est peu dense.</p> <p>En janvier, toute la colonie se rassemble dans ces refuges hivernaux, installés plein sud ou sud-ouest pour profiter du moindre rayon de soleil. Leur aspect étonne souvent : de grosses masses blanches qui évoquent de la soie ou des "barbes à papa", explique Aujardin.info. Si ces paquets pendent sur vos résineux, les chenilles sont bien en vie et se préparent à la descente.</p> <h2>Pourquoi attendre le printemps laisse les processions envahir le sol</h2> <p>Quand les températures remontent, entre février et avril selon les régions, les chenilles quittent le nid en file indienne. Au sol, leurs poils se dispersent dans l’herbe et les allées ; l’Office national des forêts rappelle qu’ils peuvent être dangereux pour les promeneurs et les chiens au printemps. Un nid tombé reste irritant pendant des mois, voire des années : on évite absolument de laisser un chien renifler une "boule de poils" au sol.</p> <h2>Comment intervenir dès janvier : échenillage, écopièges et alliés naturels</h2> <p>La période où les chenilles restent regroupées dans le nid rend la lutte mécanique efficace sur les arbres accessibles. Avec un échenilloir, on coupe la branche qui porte le cocon, par temps froid et sans vent, bien protégé. Ensuite, le nid ne va ni au compost ni à la poubelle : on le fait brûler dans un brûleur fermé ou on le glisse en double sac étanche pour la déchetterie, et les insecticides chimiques restent inutiles derrière l’épaisse soie.</p> <p>Pour les pins trop hauts - ceux où les nids se trouvent à 10 mètres de haut - on oublie l’échelle et l’on mise sur les <strong>écopièges</strong> qui encerclent le tronc. Installés ou vérifiés dès janvier, ces colliers guident les processions vers un sac rempli de terre, où les chenilles restent piégées lors de leur descente entre février et avril. En complément, un nichoir pour mésange charbonnière près des pins encourage ce prédateur à s’installer au bon moment.</p> <meta name="original-source" content="https://www.mariefrance.fr/jardinage/chenilles-processionnaires-sur-vos-pins-ce-geste-en-janvier-peut-vous-eviter-un-printemps-cauchemardesque-1237644.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.mariefrance.fr/jardinage/chenilles-processionnaires-sur-vos-pins-ce-geste-en-janvier-peut-vous-eviter-un-printemps-cauchemardesque-1237644.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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