Piratage de la DGFiP : surtout, ne leur donnez pas plus d'argent
Depuis une semaine, on explique les fuites de données de l'État par l'austérité budgétaire. L'argument n'est pas absurde, il est simplement démenti par le calendrier : le contrôle qui aurait plafonné le vol de 678 000 dossiers fiscaux tournait déjà à la DGFiP depuis février, sur un seul fichier, et l'étendre ne nécessitait pas de rallonge budgétaire à neuf chiffres. Reste alors la question que personne ne pose : que vaut une exigence de sécurité que l'État impose à quinze mille organisations sans se l'appliquer à lui-même ?
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