
<p>Sur le papier, ce n’était qu’un prototype de course de plus. En réalité, cette <strong>Ferrari 250 P de 1963</strong>, identifiée par son <strong>châssis 0810</strong>, a fait basculer Maranello dans une nouvelle ère en devenant la première Ferrari de compétition à moteur V12 en position centrale. Soixante-trois ans plus tard, cette pionnière s’apprête à passer sous le marteau à Monterey, pour une somme à huit chiffres.</p> <p>Née pour gagner des courses, elle est trimballée de Sebring au Mans puis sur les circuits américains. Elle a d'ailleurs longtemps été considérée comme une "simple" <strong>voiture d’occasion de compétition</strong>. Aujourd’hui, ce même châssis 0810 est vu comme un <strong>graal pour collectionneurs</strong>. Ce modèle rare pourrait atteindre les 20 millions de dollars aux enchères, soit près de <strong>18 millions d’euros</strong>.</p> <h2>Ferrari 250 P de 1963 : la première Ferrari de course à moteur central</h2> <p>Avant la 250 P, Enzo Ferrari jurait que la vraie voiture de course avait son moteur à l’avant. Les <a href="https://www.sportauto.fr/actu/insolites-actu/rachete-epave-formule-1-bouchee-pain-investit-200-000-euros-faire-rouler-456362.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">monoplaces de Formule 1</a> avaient bien adopté le moteur central, mais il refusait d’y passer pour ses sport-protos V12. L’ingénieur <strong>Mauro Forghieri</strong>, épaulé par le pilote <strong>John Surtees</strong>, finit pourtant par imposer une architecture inédite : un <strong>V12 3,0 litres</strong> type Testa Rossa, monté en position centrale arrière dans un châssis tubulaire léger.</p> <p>La carrosserie est dessinée par <strong>Pininfarina</strong> et façonnée en aluminium par la <strong>Carrozzeria Fantuzzi</strong>. Elle profite d’un passage en soufflerie à l’université de Stuttgart : pare-brise très bas, cockpit enveloppant, arceau profilé pour l’écoulement de l’air. Première de la lignée, la <strong>250 P châssis 0810</strong> est dévoilée à Monza le 4 mars 1963. L'auto est prête pour le championnat du monde d’endurance.</p> <h2>De Monza à Sebring : le palmarès et la vie américaine du châssis 0810</h2> <p>Dès sa première saison, la 0810 montre que la révolution technique est payante. Aux <strong>12 Heures de Sebring de 1963</strong>, confiée à <strong>Lorenzo Bandini</strong>, <strong>Nino Vaccarella</strong> et <strong>Willy Mairesse</strong>, elle termine deuxième derrière une autre 250 P, châssis 0812. Aux <a href="https://www.sportauto.fr/actu/sport-actu/wec/24-heures-mans-2026-wec-endurance-guide-pratique-programme-tv-courses-engages-live-resultats-457721.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">24 Heures du Mans</a> la même année, elle décroche la troisième place avec <strong>Mike Parkes</strong> et <strong>Umberto Maglioli</strong>. C'est ainsi qu'elle grave son numéro dans l’histoire de Ferrari.</p> <p>En 1964, la voiture part aux États-Unis rejoindre le <strong>North American Racing Team</strong> de <strong>Luigi Chinetti</strong>. <strong>Pedro Rodriguez</strong> la mène à la deuxième place du <strong>Bridgehampton Double 500</strong> avant de gagner le <strong>Grand Prix du Canada</strong> sur route. Le V12 passe à 3,3 puis 4,0 litres. Une fois la saison terminée, la 0810 file chez l’industriel <strong>William McKelvy</strong>. Son équipe <strong>Scuderia Bear</strong> l’engage sur les circuits américains, de Lime Rock à Sebring.</p> <h2>De 100 000 € à près de 18 millions : la folle envolée de cette Ferrari 250 P</h2> <p>En 1966, McKelvy accroche une <strong>pancarte "à vendre"</strong> sur la voiture : 12 000 dollars, environ <strong>100 000 euros actuels</strong>. "C’est un rappel intéressant d’une époque où les anciennes Ferrari d’usine n’étaient que de simples voitures de course d’occasion, et non les trésors historiques qu’elles sont aujourd’hui", souligne <strong>David Brynan</strong>, spécialiste chez <strong>Gooding Christie’s Pebble Beach Auctions</strong>. Suivent plusieurs collectionneurs américains avant une <strong>restauration complète à la fin des années 1980</strong>.</p> <p>En 1988, le marchand et pilote <strong>Harley Cluxton III</strong> cède la 0810 au collectionneur new-yorkais <strong>Anthony Wang</strong> pour environ 3 millions de dollars, soit près de <strong>2,6 millions d’euros</strong>. Wang la fait rouler en courses historiques, encore à Laguna Seca en 2024, avant de l’inscrire aux <a href="https://www.goodingco.com/lot/1963-ferrari-250-p?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="nofollow noopener">Pebble Beach Auctions</a> des 14 et 15 août 2026. "Cette 250 P compte parmi les <strong>Ferrari les plus importantes de tous les temps</strong>", assure David Brynan. Son estimation officielle, comprise <strong>entre 13 et 18 millions d’euros</strong>, la place au sommet du marché des <strong>Ferrari de compétition</strong>.</p> <meta name="original-source" content="https://www.sportauto.fr/actu/insolites-actu/100-000-18-millions-euros-incroyable-destin-ferrari-250-p-fait-changer-avis-enzo-ferrari-461786.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.sportauto.fr/actu/insolites-actu/100-000-18-millions-euros-incroyable-destin-ferrari-250-p-fait-changer-avis-enzo-ferrari-461786.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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