
Bonjour Charles. Votre approche est intéressante. Dans le passé récent, on va dire les années 1960 à 1990, prendre une photo c’était utiliser un appareil mythique tel qu’un Instamatic, un Foca Sport, un Canon Ftb ou un Leica MIII pour les plus riches, ces appareils fournissait des images parfois ratées mais surtout non trichées qui ont rempli des albums et vont perdurer surtout pour le noir et blanc. Ces albums permettent de raconter l’histoire d’une famille et c’est une vraie richesse pour les générations qui suivent. La production d’une image à notre époque ne peut que flatter son propre narcissique, je veux dire la satisfaction de s’admirer dans un miroir déformé par la grâce de Photoshop. C’est ainsi et cela semble convenir à beaucoup de gens. Le problème c’est lorsque la fiction, le mensonge et à mon sens l’ignominie se faufilent dans ce narcissique, il convient de déterminer en psychiatrie justement une nouvelle maladie que j’appellerais volontiers le syndrome wokiste. Imaginons par exemple qu’en 2080, une vraie petite fille, pour ainsi dire une rescapée regarde une photo de mariage, quels peuvent être alors les commentaires du parent numéro un ou deux ou … qui lui explique la photo, comment justifier alors qu’il y’a grand-père 1, grand-père 2, grand-père 3, grand-père 4 et pas de grand-mère, comment expliquer que les prothèses mammaires de la tante numéro 5 nommée Brigitte sont tellement grosses qu’elles repoussent le voisin Ahmed lui même gêné par ses lèvres tellement grosses qu’elles lui obstruent les narines…. Scène évidemment burlesque digne de Félini, mais dont je suis sûr qu’en 2080 personne ne sera offusqué car le cerveau vide de tous ces zombies-consommateurs vivant du revenu universel sera certaiment l’équipement intellectuel du genre humain 2.0, alors vous pensez bien que ce jour là, le soucis de l’image truquée ne sera alors qu’un détail de l’histoire.
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