Pourquoi près d’une adolescente sur deux abandonne le sport ?
Pourquoi près d’une adolescente sur deux abandonne le sport ?

L’accès au sport n’est pas du tout égalitaire. Entre les filles et les garçons, les données ne sont pas les mêmes. Près d’une adolescente sur deux abandonne le sport. Mais pour quelles raisons ?

Une adolescente sur deux abandonne le sport

D’après une récente étude de la MGEN, près d’une adolescente sur deux abandonne le sport. 45,2% exactement. Le sport reste donc un domaine où on voit les différences entre hommes et femmes.

Cette étude a été menée auprès de 500 jeunes filles âgées entre 13 et 20 ans. Au début de l’adolescence et jusqu’à la fin en somme. Et le décrochage arrive avec la puberté.

Pour 63% de ces adolescentes, les « changements physiques » liés à la puberté rendent alors la pratique d’un sport bien moins agréable. Et plus encore, pour une jeune fille sur deux, ce sont les règles qui « constituent un frein ». 

Le problème qui ressort alors dans le sport c’est le manque de considération concernant ces problèmes. Pour 53%, leurs encadrants sportifs n’essaient pas de faire attention à leurs besoins spécifiques.

Pour beaucoup d’adolescentes, le milieu de sport de correspond pas et n’est pas adapté aux réalités de leurs corps qui changent à cause du changement hormonal à ce moment là.

Un milieu pas adapté ?

D’après certains commentaires, le milieu du sport ne comprend pas forcément ces changements. « Les coachs ne comprennent pas que ton corps change, que t’as des jours avec et des jours sans. » confie une adolescente interrogée dans l’étude.

Mais en plus de ces changements, cela peut être dur mentalement. Car la puberté peut susciter beaucoup de moqueries et même mener à du harcèlement.

42% des jeunes filles interrogées affirment avoir déjà été confrontées à des moqueries, du sexisme ou du harcèlement dans le milieu du sport. Mais ce qui est inquiétant, ce sont les chiffres sur la sécurité.

55% « ne se sentent pas toujours en sécurité », et 49% se disent « mal à l’aise dans certaines tenues imposées, jugées inconfortables ou trop sexualisées ». 

Comme toujours, les adolescentes comparent leur corps à ce que l’on peut voir sur les réseaux sociaux. Et parfois, elles ne se trouvent pas à la hauteur. Ce qui n’est pas encourageant et devient un moment anxiogène.

Pour couronner le tout, la pratique sportive en groupes de filles n’est pas forcément simple. Les clubs sont parfois très loin du lieu d’habitation. 

Et si les adolescentes ont envie de faire du sport, beaucoup n’ont pas envie de faire de la compétition. Et l’organisation assez stricte des clubs les effraie.

« Dès qu’on s’inscrit, on te parle de matchs, de championnats. Moi, je veux juste jouer« , explique une adolescente durant l’étude. Cette culture de la performance en décourage donc beaucoup.

Il faudrait donc une pratique sportive plus inclusive et qui s’adapte aux filles et à leurs besoins. Car faire du sport est très important pour la santé. Que l’on soit une fille ou un garçon.

Le décrochage des adolescentes n’est donc pas une bonne nouvelle pour la santé publique. Il faut au contraire encourager les pratiques sportives et donner confiance aux jeunes filles qui veulent se lancer.

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